[Ce faisant, je reprends une réponse que j'ai publiée en ces lieux à l'adresse d'Une Âme.]
Mgr Zinelli, qui n'était pas un Père conciliaire parmi tant d'autres au Concile Vatican I, mais un représentant de la Députation de la Foi, c'est-à-dire de l'instance chargée de l'élaboration des constitutions est clair et net :
"L'accord des évêques dispersés a la même valeur que lorsqu'ils sont réunis : l'assistance a en effet été promise à l'union formelle des évêques et non pas seulement leur union matérielle"
Mais donnons la parole à l'Abbé Lucien, qui introduisent bien le sujet :
"Les paroles de Notre Seigneur affirment une assistance permanente ["Et moi je suis avec vous tous les jours" Mt. XXVIII, 20] et ne font aucune mention de l'état dispersé ou réuni : il serait contraire à cet enseignement révélé de prétendre que l'assistance de Notre Seigneur au Magistère cesserait à cause d'une circonstance dont sa promesse ne fait pas acception.
"C'est d'ailleurs également ce qu'affirme Salaverri, représentant typique de ceux qui identifient verbalement "magistère ordinaire et universel" et "magistère dispersé"."
Abbé Lucien, Les degrés d'autorité du Magistère, p. 175.
La parole est maintenant à Salaverri, représentant le plus exemplaire des théologiens qui identifient MOU et état de dispersion :
"Les modes d'exercer le Magistère oecuménique [c'est-à-dire, dans le langage de Salaverri, "universel"], ordinaire ou extra conciliaire, et extraordinaire ou en concile, concordent ESSENTIELLEMENT en ceci que chacun est un acte de toute l'Eglise enseignante sous le Pontife romain ; ils diffèrent ACCIDENTELLEMENT en ce que le mode extraordinaire comporte en outre l'union locale des évêques."
"En effet le Christ a attribué de façon permanente l'infaillibilité au Collège des Apôtres, SANS AUCUNE RESTRICTION LOCALE, et pour la direction ordinaire des fidèles. Or cela n'aurait pas lieu si le Collège des évêques était infaillible SEULEMENT dans le Concile oecuménique. Donc le Collège des évêques est AUSSI infaillible en dehors du concile, c'est-à-dire quand il exerce le MAGISTERE SUPRÊME SELON LE MODE ORDINAIRE."
Salaverri, s.j., "De Ecclesia Christi", in Sacrae Theologiae Summa, t. I.
Relativement à l'opinion représentée par Salaverri - identification exclusive entre "magistère ordinaire et universel" et "magistère dispersée" - j'avais signalé ceci : il va de soi que pour les auteurs qui voient dans le MOU un magistère nécessairement dispersé, les "affirmations centrales" des décrets conciliaires, dans la mesure où un lien avec la Révélation est signifié, sont comme "élevées" au rang de jugements solennels. Salaverri et alii n'envisagent pas un no man's land entre les jugements solennels et le magistère dispersé dans la proposition de l'objet de la foi...
"Il suffit de lire les écrits de ces auteurs pour comprendre que dans leur langage toute affirmation directe par le Concile oecuménique d'un point de doctrine présenté comme révélé (ou nécessairement lié, ou absolument obligatoire) est considéré comme définition, comme jugement solennel.
"[Note 79 :] Il suffit d'observer comment la note "de foi divine et catholique définie" est systématiquement attribuée, dans le manuel justement célèbre où écrit Salaverri (Sacra Theologiae Summa, B.A.C., 4 vol.), à toute doctrine ainsi présentée [fin de la note].
"Autrement dit, dans ce langage et de façon parfaitement cohérente, la "solennité" du jugement est constituée par le fait qu'il est énoncé par le Concile. Si l'on adapte ce langage - ce qui ne s'impose pas, loin de là - alors on ne devra pas demander de formulations particulières pourreconnaître des "jugements solennels" à Vatican II. Comme on le sait, ce n'est pas du tout cette façon de parler qui a été retenue officiellement lors de ce dernier concile et par la suite : la distinction ordinaire/extraordinaire est appliquée à la manière de s'exprimer et non à l'état dispersé ou réuni. Ce serait une aberration doctrinale de transférer automatiquement ce qui est dit par un auteur utilisant la première distinction aux éléments distingués selon la deuxième distinction. Et il suffit de lire les auteurs parlant comme Salaverri pour s'apercevoir que jamais aucun d'entre eux n'a même envisagé que la même proposition puisse être infaillible quand elle est proférée par le magistère dispersé et ne pas l'être si elle est proférée par le magistère réuni."
Abbé Lucien, Les degrés d'autorité du Magistère, pp. 173-174.
Autrement dit...
Relativement à la proposition de l'objet de la foi [cf. la Constitution
Dei Filius], c'est-à-dire relativement à l'attestation, par les évêques confirmés par le pape, qu'une proposition est fondée sur la Révélation, il y a :
- De telles attestations en concile ;
- De telles attestations rendues en état dispersé.
1) Selon l'opinion suivie par l'Abbé Lucien, il y a :
a) De telles attestations en concile :
- de forme solennelle = jugements solennels ;
- de forme non solennelle = proposition de l'objet de la foi au moyen du magistère ordinaire et universel ;
b) De telles attestations rendues en état dispersé = proposition de l'objet de la foi au moyen du magistère ordinaire et universel.
Compte tenu du caractère seulement accidentel et non pas essentiel de la distinction corps épiscopal (avec sa tête) dispersé / réuni, caractère expressément reconnu par Salaverri, c'est-à-dire par l'autre opinion en présence, il faut reconnaître que l'opinion suivie par l'Abbé Lucien est on ne peut plus légitime.
2) Selon l'opinion suivie par Salaverri, il y a :
a) De telles attestations en concile = jugements solennels...
... C'est-à-dire, ce sont toujours des jugements solennels, même si les éléments accidentels semblent apparemment faire défaut ;
b) De telles attestations rendues en état dispersé = proposition de la foi au moyen du magistère ordinaire et universel.
Salaverri n'envisage absolument pas qu'il puisse y avoir, EN CONCILE, des attestations selon lesquelles des propositions données seraient fondées sur la Révélation ne seraient pas des jugements solennels infaillibles.
Or telle est la thèse que défend notamment Avrillé et dont vous vous faites, Monsieur, le relai : thèse complètement inédite, se réclamant frauduleusement de l'opinion représentée par Salaverri, thèse absurde et contraire à la Parole de Dieu selon laquelle l'assistance divine promise au corps épiscopal avec sa tête (le pape) est une assistance permanente. Cette thèse du no man's land (relativement à l'assistance infaillible dans la proposition de l'objet de la foi) entre jugements solennels et magistère ordinaire et universel exercé de manière dispersée est profondément fausse et dangereuse.
Selon cette thèse absurde, le magistère dispersé peut "faire" ce que ne peut pas "faire" le magistère réuni :
qui peut le moins, peut le plus. Absurde !
Mais passons à un élément peut-être encore plus grave et dangereux de l'argumentaire que vous faites vôtre.
L'argument selon lequel dans le cas des conciles, les évêques ne pourraient pas exercer le MOU infaillible parce qu'ils viendraient à s'influencer mutuellement, alors que tel ne serait pas le cas des évêques dispersés, ce qui expliquerait qu'ils puissent exercer le MOU infaillible, est doublement faux.
- Premièrement, les évêques dispersés sont mêmement que les évêques réunis susceptibles de s'influencer mutuellement (regardez les évêques français relativement aux controverses gallicane et janséniste au XVII° siècle) et de surcroît susceptibles d'être l'objet de pressions de la part des princes ou groupes de pression divers (regardez par exemple la pression des gouvernements de Napoléon III sur l'épiscopat français dans les années 1860).
- Deuxièmement, et pour reprendre ce qui a déjà été dit, les pressions susceptibles de fausser le jugement d'une part notable des évêques ressortissent de la causalité humaine. Or cette causalité humaine ne peut pas faire qu'un concile oecuménique dûment promulgué par un vrai pape ne ressortisse pas de la causalité divine : à savoir l'assistance divine, et en l'espèce - proposition de l'objet de la foi - l'infaillibilité proprement dite.
"Si l'Abbé Calderon prétend que l'ensemble des évêques a erré à Vatican II parce que chacun s'est référé, pour former son jugement, à une mauvaise source (le peuple mal éclairé et mal guidé) : alors certes l'argument est nouveau [...] mais il est clairement contraire à la doctrine de l'Eglise sur l'infaillibilité. La doctrine de l'assistance divine enseigne en effet qu'il y a obligation morale grave pour les pasteurs de mettre en oeuvre les moyens corrects (selon les normes catholiques) pour former leur jugement. Mais cette même doctrine affirme que même si cette obligation n'est pas remplie, l'assistance divine infaillible s'exerce lorsque les conditions sont réunies, étant bien entendu que ces conditions n'incluent pas les obligations morales dont nous venons de parler.
"Ainsi, à partir du moment où l'ensemble des évêques avec le Pape affirme directement une doctrine comme révélée, ou liée nécessairement à la Révélation, ou absolument obligatoire pour tous, il n'y a pas à demander s'ils ont pris les bons moyens pour arriver à cet accord : le fait même d'un tel accord est sous l'assistance divine.
"La deuxième voie de l'Abbé Calderon, en ce qu'elle a de propre, est donc contraire à la doctrine de l'Eglise.
"[Note 66 :] Les opposants à l'infaillibilité pontificale, au Concile Vatican I, avait mis en oeuvre une argumentation de la même structure : voir leur réfutation par le rapporteur de la Députation de la foi dans Mansi, t. 52, col. 1214 C - 1215 [fin de la note]."
Abbé Lucien, Les degrés d'autorité du Magistère, pp. 168-169.
Je n'ai pas Mansi sous la main, mais néanmoins ces quelques références (instructives) :
Nous sommes le 18 juin 1870, à Rome, en plein Concile (Vatican I). L’objet des discussions (passionnées) est le chapitre IV de la Constitution
Pastor Æternus, chapitre relatif à l’infaillibilité du Souverain Pontife, dans son pouvoir de magistère.
Yves Chiron :
« Un des discours les plus remarqués fut celui du cardinal Filippo Guidi, archevêque de Bologne. Les membres de la minorité se réjouirent qu’un cardinal italien des plus illustres rallie leur opposition à la définition. En réalité, la position du cardinal Guidi n’était pas hostile à la définition de l’infaillibilité, elle tenait celle-ci pour certaine mais exprimait une opinion toute personnelle sur les conditions de son exercice.
« Guidi n’estimait pas, comme certains gallicans, que le pape doive obtenir l’assentiment des évêques avant de définir infailliblement, comme s’il partageait son infaillibilité avec eux. Mais, résume Granderath [Histoire du Concile du Vatican, Libr. Albert Dewit, Bruxelles, t. III, vol. 2, pp. 19-20], Guidi affirmait que « le pape doit demander aux évêques quelle est la pensée commune de l’Eglise et la tradition des Eglises particulières sur la vérité en question ; il doit s’informer si cette vérité a été crue partout et toujours, plus ou moins explicitement ou implicitement. En un mot, le pape, avant de porter son suprême et définitif jugement, doit écouter le jugement de l’Eglise, savoir quelle est la croyance des Eglises-filles, et si cette croyance est d’accord avec la Mère-Eglise, l’Eglise romaine » [Cité par Granderath]
[…]
« Certains auteurs prétendent que, suite à ce discours, le cardinal fut convoqué par Pie IX et réprimandé. Alors que Guidi évoquait la tradition pour défendre sa position, Pie IX l’aurait interrompu vivement en disant : « La tradition, c’est moi ! ». Si l’audience est bien attestée historiquement à cette date [ainsi que la réprimande : M. Chiron emploie à ce sujet non pas le conditionnel, mais l’indicatif : « fut convoqué par Pie IX et réprimandé »], la réplique de Pie IX est sujette à caution. »
Yves Chiron, Pie IX, pape moderne, Clovis, 1995, pp. 441-442.
Le Chanoine Aubert (très opposé à la majorité au Concile Vatican I)
« Guidi, théologien renommé de la majorité, soucieux d’apaiser les objections relatives à l’infaillibilité « personnelle » et « séparée », proposa d’une part de ne plus parler de « l’infaillibilité du pontife romain », mais plutôt de l’ « infaillibilité de ses décisions doctrinales », l’assistance divine n’affectant pas la personne du pape, mais seulement certains de ses actes ; et d’autre part, de bien expliquer que si le pape n’a pas besoin de l’approbation des évêques, il n’agit pas cependant indépendamment de l’épiscopat : en effet, le charisme de l’infaillibilité ne jouant que pour autant que le pape enseigne la doctrine traditionnelle de l’Eglise, un sérieux examen de la Tradition doit nécessairement précéder toute définition et le moyen le plus normal d’y procéder consiste à faire une enquête auprès des évêques, témoins naturels de la foi de leurs Eglises.
[ …]
« Ceci explique la réaction de certains évêques de la majorité, comme Mgr Jacobini qui déclara que « l’orateur mériterait d’être condamné à huit jours d’exercices spirituels » [procès verbal de la minorité française, séance du 18 juin], et surtout la « scène » bien connue que Pie IX, informé de façon tendancieuse [entendez : par la majorité…], fit le soir même au pauvre cardinal [!], scène doublement regrettable [!], parce que le pape donnait par là l’impression de vouloir faire pression sur les membres du concile et parce qu’il semble bien avoir prononcé, sous le coup de l’emportement, une phrase maladroite, colportée dès le lendemain sous une forme encore plus agressive : La Tradizione son’io ! La Tradition, c’est moi !
[Lettre de Mgr Foulon du 23 juin 1870, dans Les Lettres, juillet 1928, p. 322 ; dépêche de Banneville du 22 juin 1870, Archives du Ministère des Affaires Etrangères Paris, Rome, 1047, folios 59-61 ; Journal de Dupanloup, 18 et 19 juin 1870, dans F. MOURRET, Le Concile du Vatican, Bloud et Gay, 1919, p. 299, n°1 ; cf. J. FRIEDRICH, Gesch. des Vatik. Conc., t. III, 2, pp. 16-23 – Voir à ce sujet C. MIRBT, dans Historische Zeitschrift, t. CI, 1908, p. 552-553.] »
R. Aubert, Le Pontificat de Pie IX, in Histoire de l’Eglise depuis les origines jusqu’à nos jours (Fliche et Martin), t. 21, Bloud et Gay, Paris, 1963, pp. 353-354.
Le Père Congar :
« Il faut, disait-il [c’est-à-dire le Cardinal Guidi], éviter l’expression « infaillibilité du pape » : l’infaillibilité est n’attachée qu’à certains actes du pape. Puisque ces actes ou définitions ne sont infaillibles qu’en tant que le pape agit comme docteur de l’Eglise et qu’il enseigne la doctrine traditionnelle de cette Eglise, ils ne jouissent de l’infaillibilité que si le pape a consulté cette Tradition, dont les évêques sont les témoins. C’est à cette occasion et contre Guidi que Pie IX a prononcé le mot fameux : « De témoin de la Tradition, il n’y en a qu’un seul, c’est moi ». »
Yves Congar, L’Eglise, de saint Augustin à l’époque moderne, Cerf, Paris, 1970, rééd. 1997, note 8, p. 444.
« […] Guidi avait mêlé à sa théologie de l’infaillibilité de certains actes pontificaux un conditionnement par une consultation de la Tradition de l’Eglise. »
Idem, p. 444.
Pie IX, et la majorité des Pères du Concile avec le Pape, rejettent ce conditionnement prétendument nécessaire.
La Tradizione son’io ! dit Pie IX.
Quoi d’étonnant à ce que, dans la Constitution
Pastor Æternus…
« La consultation de la Tradition de l’Eglise n’a[it] été énoncée que comme un fait [Denzinger Schönmetzer 3069] » [Ibid., p. 448] ?
La « consultation de la Tradition » n’est pas une « condition » de l’infaillibilité du magistère.
C’est l’exercice du magistère infaillible [jugements solennels en Concile, magistère ordinaire et universel, définitions « ex cathedra » du Pape] qui garantit, en chacun de ses actes, la conformation à la Tradition, et partant la transmission de la Tradition.
1. Chaque fois que le magistère atteste qu’une proposition est révélée ou connexe au Donné Révélé, il se prononce alors avec la garantie de l’infaillibilité (et que cette proposition doit être tenue pour absolument vraie)…
2. Par conséquent, on peut dire a posteriori, et (encore une fois) parce qu’il y a eu garantie infaillible chaque fois que le magistère s’engageait, le Donné Révélé a bien été objectivement transmis et explicité sans erreur aucune, à travers les siècles.
« Le magistère de l’Église, non point certes par des moyens purement humains, mais avec l’assistance de l’Esprit de vérité, et à cause de cela sans commettre absolument aucune erreur, remplit la mission qui lui a été confiée de conserver à travers tous les siècles dans leur pureté et leur intégrité les vérités révélées ; c’est pourquoi il les transmet, sans altération, sans y rien ajouter, sans y rien supprimer.
« En effet, comme l’enseigne le concile du Vatican, le Saint-Esprit ne fut pas promis aux successeurs de Pierre pour que, Lui-même révélant, ils enseignent une doctrine nouvelle, mais pour que, avec son assistance, ils gardent religieusement et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. »
Pie XII, Constitution apostolique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950.
"Non point certes par des moyens purement humains" !
Parce qu’il est assisté par « l’Esprit de vérité », le « magistère de l’Église » ne peut « connaître absolument aucune erreur » : chacune de ses interventions est infaillible en tant que telle. Il y a, consécutivement, une conservation pérenne - « à travers tous les siècles » - des « vérités révélées », et ce, « dans leur pureté et leur intégrité ».
C’est bien pourquoi les « successeurs de Pierre », mais aussi les évêques unis au Pape, ne peuvent pas enseigner « une doctrine nouvelle ». Le lien logique « en effet » précise bien le sens de cette référence à la Constitution dogmatique Pastor Æternus.
Et l’on voit bien, là encore, la fausseté d’une lecture controuvée mais répandue, laissant entendre que le Pape (et par extension le Pape et les évêques) ne serai(en)t de droit infaillible(s) que dans la mesure où il(s) n’innoveraient pas. Pie XII signifie tout au contraire qu’il est dans la nature de tout acte du Magistère vivant de proposer infailliblement l’objet de la foi, dans la cohérence objective du dépôt de la Révélation et de son « désenveloppement homogène ».
Il est impossible que quelque acte magistériel que ce soit, présenté comme fondé sur la Révélation, puisse soutenir en quelque façon opposition de contradiction avec le Donné Révélé et l’enseignement pérenne de l’Église. Ce n’est là nullement une « condition », mais bien une conséquence de l’infaillibilité.
Encore une fois, à vouloir soutenir le contraire, on ruine « tranquillement » non seulement le magistère ordinaire et universel, mais l’infaillibilité elle-même.
N.M.