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JUILLET 2003 A MARS 2011

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ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR CE MONDE Imprimer
Auteur : jl d'André
Sujet : ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR CE MONDE
Date : 2008-08-26 13:45:56

Puisque vous citez la phrase de Notre Seigneur "Mon royaume n'est pas de ce monde" il convient d'en citer le commentaire qu'en fait jean Ousset (citant lui-même le cardinal Pie) dans "Pour qu'il Règne" :

ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR CE MONDE
Pourtant n'est-il pas écrit : « Mon royaume n'est pas de ce monde » ?
Objection à laquelle il suffit d'opposer une seule phrase du Cardinal Pie :
« Son royaume assurément, commente 1'Évêque- de Poitiers, n'est pas de ce monde, c'est-à-dire ne provient pas de ce monde : non est de hoc mundo, non est hoc mundo ; et c'est parce qu'il vient d'en haut et non d'en bas : regnum meum non est hinc, qu'aucune main terrestre ne pourra le lui arracher. »
Autrement dit, la formule « de ce monde » ne signifie nullement que Jésus refuse de reconnaître à Sa Souveraineté un caractère de royauté sociale. Le « de ce monde », « de hoc mundo », exprime ici l'origine et jamais latiniste ne l'a nié (1).
Ma royauté n'est pas de ce monde ; c'est-à-dire : ma royauté n'est pas une royauté selon ce monde, mon royaume n'est pas un royaume comme ceux de la terre, qui sont bornés, sujets à mille traverses... Mon royaume ne connaît pas de frontières. Il ne dépend ni d'un plébiscite, ni du suffrage universel. Le bon ou le mauvais vouloir des hommes ne peut rien contre lui.
Ma royauté n'est pas une royauté qui passe. Mon trône n'est pas un trône qui a besoin de soldats pour se maintenir et qu'une révolution peut renverser.
Je ne suis pas un roi de ce monde. Car les rois de ce monde, peuvent tromper et être trompés. On peut leur échapper. On peut fuir leur justice. Rien de tout cela n'est possible à mon égard.
Tel est le sens de la formule évangélique.
« Rien qui signifie que ce royaume ne soit pas en ce monde ou sur ce monde. « Il ne résulte aucunement de ces paroles, a pu écrire le R.P. Théotime de Saint-Just, que Jésus-Christ ne doive pas régner socialement, c'est-à-dire imposer ses lois aux souverains et aux nations. »
Ce n'est donc pas sans un abus manifeste que cette réponse de Notre-Seigneur à Pilate est presque toujours interprétée dans un sens restrictif et comme pour laisser croire à une royauté exclusivement spirituelle, royauté sur les âmes, et non une royauté sur les peuples, les nations et les gouvernements.
Si « mon royaume n'est pas de ce monde » signifie, en effet, que la royauté de Notre-Seigneur ne dépasse pas l'ordre de la vie intérieure des âmes, il faut dire que cette autre parole de Jésus « tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre » est une aimable vantardise. Il faut dire que maints autres passages de l'Ancien et du Nouveau Testament sont formules creuses et sans valeur. Il faut dire surtout que l'Église n'a cessé depuis vingt siècles de se tromper sur ce point.

LE DIEU-HOMME : ROI DES ROIS

Au surplus, reprenons la synopse des évangiles, au chapitre de l'interrogatoire de Pilate...
Un simple coup d'œil nous permet de constater l'unanimité des quatre textes.
A la question : « Es-tu le roi des Juifs? » le Christ a répondu immédiatement par l'affirmation : « Tu le dis ».
Extrêmement bref dans saint Luc, saint Marc et saint Matthieu, le récit est plus long dans saint Jean.
A une première question de Pilate : « Es-tu le roi des Juifs? », il nous apprend que Jésus a d'abord répondu : « Dis-tu cela de toi- même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi? ». Et Pilate de s'écrier, en Romain orgueilleux qui affecte d'ignorer les disputes intestines de ce peuple qu'il méprise : « Est-ce que je suis Juif moi ? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait ? »
Par cette question, Pilate montre qu'il ne pense qu'à un éventuel complot, à une simple agitation du type politique le plus sordide. C'est donc pour le rassurer que Jésus répond alors : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». Et, pour en donner un argument particulièrement net : « Si mon royaume était de ce monde, mes fidèles auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs... » « Nunc autem regnum meum non est hinc... ». « Nunc auteur... » Autrement dit, vous le voyez bien maintenant, après ce que je viens de vous dire et par le fait même qu'il n'y a pas eu émeute, complot, bagarres politiques...
« Nunc autem... ». Mon royaume n'est point de ceux qu'on voit ici-bas.
Pilate n'en est que plus surpris (2). Sa pauvre cervelle de romain pragmatique n'arrive pas à comprendre que, dans ces conditions, on puisse persister à vouloir se dire roi. Et il repose la question : « Ergo rex es tu ?... » « Ergo », c'est-à-dire : Et donc, quand même, malgré cela..., tu es roi ?... tu te dis roi ?
« Alors Jésus, devant cette âme qui s'intéresse et qui cherche, va répondre en allant droit à l'essentiel avec une fierté souveraine : « Tu le dis, je suis roi. Ego in hoc natus sum et ad hoc veni in mundum, ut testimonium perhibeam veritati. Omnis qui est ex veritate, audit vocem meam. Dicit ei Pilatus : Quid est veritas ? Et cum hoc dixisset, iterum exivit... »
« Tu le dis, je suis roi », Jésus refuse de se servir d'un autre terme. « Je suis né pour cela et, pour cela, je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix. »
« Je suis né pour cela... » Il est né pour cela !... Ce que Jésus réclame ici n'est plus tant le droit de souveraineté divine de la deuxième personne de la Sainte Trinité ; c'est le droit souverain que Daniel, dans sa vision, vit remettre à ce Fils d'homme par le Vieillard mystérieux.
« Natus sum... » C'est pour cela qu'il est né. Et bien loin de nous trouver en contradiction avec le moindre passage de l'Écriture ou de l'Enseignement de l'Église, c'est là l'enseignement unanime des Pères, admirablement condensé par les deux grands docteurs scolastiques. Natus sum... » « C'est en tant qu'homme, écrit saint Bonaventure, que le Sauveur a été magnifié au-dessus de tous les rois de la terre à cause de l'assomption de son Humanité dans l'unité d'une personne divine... » (3) Et saint Thomas d'Aquin : « L'âme du Christ est une âme de roi, elle régit tous les êtres, parce que l'union hypostatique (4) la place au-dessus de toute créature. »

RÈGNE DE LA VÉRITÉ

Mais que signifie donc « rendre témoignage à la vérité », sinon la rétablir ? Ne dit-on pas, dans un procès, du témoin véridique, qu'il a, par sa déposition, rétabli la vérité ?
Jésus est donc né pour cela. Et Sa royauté consiste en cela : le rétablissement de la Vérité. Rétablissement dans l'ordre naturel comme dans l'ordre surnaturel. Sa royauté est, par essence, la royauté de la Vérité... Royauté universelle d'un enseignement. Royauté universelle de la doctrine catholique. Doctrine et enseignement qui ont leurs incidences sociales et politiques.
Tout cela est compris dans l'explication de Jésus.
« Mon royaume n'est pas de ce monde. » Et par là, Notre-Seigneur s'est efforcé de rassurer le fonctionnaire qu'il avait devant lui. Il sait de quelle crainte fut envahi Hérode quand les Mages vinrent lui demander où était né le « roi des Juifs ». Hérode en avait conclu que s'en serait fait bientôt de sa couronne. Et cela, parce qu'Hérode avait pensé que la royauté de ce « roi des Juifs » ne pouvait qu'être une royauté comme la sienne, une royauté « de ce monde ».
« Crudelis Herodes, Cruel Hérode », chante l'Église en la fête de l'Épiphanie, « pourquoi crains-tu l'avènement d'un Dieu-Roi? Il ne
« ravit pas les trônes mortels celui qui donne le royaume céleste. »
C'est une crainte semblable à celle d'Hérode que Jésus a voulu épargner à Pilate. Il n'a pu lui taire, pourtant, Sa royauté.
Oui ! C'est bien cela que Jésus a exprimé devant Pilate. C'est bien pour cela qu'Il est né, pour établir ce règne de la Vérité.
Et quiconque procède de la Vérité, comme il l'a ajouté Lui-même, écoute Sa Voix.
Autant dire : quiconque aime la vérité, quiconque la recherche réellement, dans un élan généreux, dans un abandon de tout lui-même, dans une soumission totale du « sujet » à « l'objet », quiconque « veut la vérité avec violence », comme disait Psichari, écoute la voix de Jésus-Christ ou ne tarde pas à l'entendre.

L'ENNEMI IRRÉDUCTIBLE : LE LIBÉRALISME

Dès lors, il est bien évident que, dans les perspectives de ce règne doctrinal, de ce règne de vérité, de ce règne de l'enseignement de l'Église, le grand, l'irréductible ennemi est le libéralisme, puisque c'est là une erreur qui s'en prend à la notion même de vérité et qui, en quelque sorte, la dissout...
Qu'est-ce que la vérité, pour un libéral ? « Quid est Veritas? » On le voit, c'est spontanément que la formule de Pilate monte aux lèvres dès que l'on évoque le libéral.
Et, avec l'orgueil bien connu de cette ignorance qui se prend pour une certitude, Pilate n'attendra même pas la réponse de Jésus.
« Dicit ei Pilatus : Quid est veritas? Et cum hoc dixisset, iterum exivit ad Judaeos ». « Et Pilate de s'écrier : Qu'est-ce que la vérité? Et, disant cela, il sortit de nouveau vers les Juifs... »
Jésus, dès lors, gardera le silence. La vérité, en effet, ne se manifeste pas à ceux qui, par principe, refusent de croire même à sa possibilité. Elle exige ce minimum d'humilité que devrait impliquer la conscience de l'ignorance.
Aussi, quand, plus tard, Pilate reviendra vers Jésus, saint Jean nous dit qu'il ne lui sera plus fait de réponse.
« Quid est veritas ?... » Depuis vingt siècles, la formule n'a pas changé.
« Quid est veritas ?... » Ce qui signifie : Encore un qui y croit ! Encore un illuminé, un pauvre fou !
Tout à l'heure, en effet, c'est la robe blanche des fous qu'Hérode fera jeter sur Jésus. Hérode et Pilate se réconcilieront même là-dessus... Tous deux sont libéraux.
Hérode, c'est le libéralisme crapulard de la débauche ; Pilate, c'est le libéralisme des gens corrects et qui aiment « se laver les mains » : respecter les formes. Pilate, c'est le libéralisme des gens réputés honnêtes. Pilate, c'est le chrétien-libéral qui, au fond, cherche à sauver Jésus, mais qui commence par le faire flageller avant de l'envoyer à la mort, devant le tumulte croissant que sa démagogie autant que son manque de caractère n'auront pas su arrêter.
Et jusqu'à la fin des temps, Jésus continue à être torturé, ridiculisé, mis à mort, de Pilate en Hérode et d'Hérode en Pilate.
« Quid est veritas ?... » Encore un de ces maniaques du rappel de la « thèse », de la doctrine, aux moments les plus inopportuns !
Et, ce disant, Pilate sortit de nouveau vers les Juifs. Iterum « exivit ad Judaeos. » On le conçoit, Pilate est un homme « engagé » ! En plein dans l'action ! Et qui a tout autre chose à faire que d'écouter un doctrinaire !
« Iterum exivit... » « Iterum » : de nouveau. Car, il y était déjà, bien sûr ! Il s'est lancé depuis longtemps ! Avant d'agir, il n'a pas perdu son temps à réfléchir aux responsabilités, pourtant redoutables, de sa fonction. Voyons ! On ne refuse pas semblable situation !
« Iterum exivit ad Judaeos. » Autant dire : Pilate se retourne de nouveau, « iterum », vers le problème concret du moment, « ad Judaeos ». Vers ces Juifs qui sont là, sous le balcon, et qui crient.. Voilà ce qui est autrement important que les propos de ce Jésus.
« Exivit ad Judaeos. Pilate s'en revint vers les Juifs. » Mais, et ce fut son péché, sans avoir pris la peine d'attendre et d'entendre la réponse du Seigneur.
Autrement dit, Pilate se replonge dans l'« hypothèse ». Seule chose qui l'intéresse. Mais cela sans avoir attendu la réponse de la doctrine, les lumières de la « thèse » et de la vérité.

***

Cette vérité, cependant, Dieu fera en sorte qu'elle soit dite jusqu'à son dernier terme.
Un peu plus tard, lorsque, dans son délire, la foule réclamera la mort de Jésus, le dernier argument, qui est aussi l'explication suprême, sera lancé à Pilate : « quia Filium Dei se fecit... parce qu'il s'est fait « Fils de Dieu... »
Fils de Dieu ! Voilà la clef de ces énigmes sur lesquelles Pilate bute depuis un long moment.
Fils de Dieu! Voilà qui explique tout et ce que, dans Sa miséricorde, Notre-Seigneur a voulu que Pilate entende au moins une fois.
On conçoit l'affolement du Romain. Depuis qu'il a ce « roi des Juifs » devant lui, il va d'étonnement en étonnement. Toutes ses conceptions de pragmatique retors sont bousculées, renversées...
Jésus frappe désespérément à la porte de cette âme par tous les moyens qui peuvent être mis en œuvre... jusqu'aux rêves de sa femme... Ce libéral comprendra-t-il enfin ?
Non ! Il est seulement effrayé... pris de panique.
« Cum ergo audisset Pilatus hune sermonem, magis timuit. » Lorsque Pilate entendit cette parole, il eut encore plus peur. »
Cette fois, il veut savoir : « D'où es-tu ?... » Autrement dit : Qui es-tu ? Mais d'où viens-tu, homme extraordinaire ? Dis-moi quel est ton mystère afin que je comprenne, enfin.
Jésus garde le silence. Après tout ce qu'Il a dit, après cette flagellation que Pilate vient d'ordonner, la Vérité n'a pas à répondre à de telles injonctions.
Devant le silence de ce prisonnier inouï, la crainte de Pilate décuple. Il a peur, comme tous les faibles. Et, comme tous les faibles qui ont peur, il va non, certes, faire sentir sa puissance à cette foule hurlante en donnant l'ordre aux soldats de la disperser. Non ! Il va « crâner » devant cet homme enchaîné et apparemment impuissant.
Il va menacer le Juste au nom de ce qu'il croit être « son autorité » (5). « Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te crucifier et pouvoir de te relâcher ? »
Et Jésus de répondre : « Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut. »
« Tu n'aurais... » toi..., Pilate... C'est-à-dire : toi, homme politique quelconque investi d'une parcelle d'autorité..., qui que tu sois : simple fonctionnaire, juge, député, ministre, gouverneur, prince ou roi..., tu n'aurais aucun pouvoir si tu ne l'avais reçu d'en haut, c'est-à-dire : de Dieu, c'est-à-dire de Moi.
Et, puisque ton pouvoir est un pouvoir politique, juridique, social, le seul fait que je vienne d'affirmer que ce pouvoir vient de Moi prouve que la royauté que je revendique, bien que n'étant pas de ce monde, s'exerce quand même sur lui, sur les individus comme sur les nations. Et cela parce que je me dis « Fils de Dieu ».

***

Désormais, la leçon est complète qu'à travers Pilate, Jésus a voulu adresser aux politiques de tous les temps. Explication suprême qui couronne et confirme tout ce qui a été dit.
Prenons soin d'observer l'admirable progression de cette leçon divine.
D'abord et par charité, Jésus s'applique à dissiper l'équivoque fondamentale qui pourrait effrayer et, par là-même, fermer le cœur en même temps qu'enténébrer l'esprit : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, etc... »
C'est là comme un préambule, un peu négatif... L'explication positive vient en second lieu : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né pour cela, rétablir la Vérité. »
Par cette seconde réponse, Jésus explique la nature de cette royauté. Royauté, non comme les autres, mais règne spirituel, règne doctrinal, règne de la vérité dans tous les ordres.
D'où la troisième partie qui donne la clef de l'énigme. C'est parce qu'Il est Fils de Dieu, Principe de l'ordre universel, que Son règne peut être cette chose humainement inouïe : un règne de la vérité..., rétablissement de l'ordre fondamental.
En quatrième lieu, la dernière réponse de Jésus apporte la confirmation concrète : « Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir si tu ne l'avais « reçu d'en haut. »
Désormais, le doute n'est plus possible, la royauté du Fils de Dieu n'est pas seulement une royauté sur les âmes, elle est aussi une royauté sociale, puisqu'elle est au principe même du pouvoir de Pilate. Preuve certaine, que le pouvoir civil n'échappe aucunement à son empire.
De son propre aveu, Jésus est donc roi dans ce domaine comme dans les autres. Son royaume ne connaît pas de limites. Il remplit l'univers.
Telle est la leçon de l'Évangile.

(1) Cf. notamment : Synopse des Quatre Évangiles, en français, d'après la synopse grecque du R. P. Lagrange, par le R. P. Lavergne (Lecoffre-Gabalda, édit). Pour dissiper toute équivoque en cet endroit, il a été fait usage de crochets et on y lit : « la royauté (qui est) la mienne n'est pas (originaire) de ce monde ».
(2) Et comment s'en étonner ? Les Juifs eux-mêmes n'attendaient-ils pas nn royaume messianique de forme temporelle, lié à une domination mondiale de leur nation ?
(3) Serm. I in dom. Palm. ix, 243 a.
(4) Hypostatique : se dit de l'union d'un homme et du Verbe formant une seule personne.
(5) Cette fois, Jésus va répondre et, précisément, par respect pour cette « autorité » de Pilate, qui est l'autorité même du pouvoir civil. Jésus va répondre comme il a répondu au Grand Prêtre invoquant le « nom du Dieu vivant ». Pouvoir spirituel et pouvoir temporel : notre Seigneur a voulu nous laisser cet exemple de parfaite soumission aux deux pouvoirs institués par Dieu.

Jean Ousset, citant le Cardinal Pie, "Pour Qu'il Règne" (éditions CLC)


La discussion

 Vatican II contre Ingrid Betancourt, de jl d'André [2008-08-20 20:53:56]
      Bon sang, mais c'est bien sûr!, de Gaston Lagaffe [2008-08-20 21:13:37]
          Non!, de Pommelette [2008-08-20 21:35:00]
          Je pensais avoir été clair !, de jl d'André [2008-08-20 21:56:33]
              Pourtant, mais..., de Gaston Lagaffe [2008-08-20 22:11:15]
                  Je n'ai cité Ingrid Betancourt, de jl d'André [2008-08-21 08:29:16]
              Curieuse doctrine !, de Ion [2008-08-21 12:32:05]
                  Cette doctrine n'est pas nouvelle !, de jl d'André [2008-08-21 13:24:11]
                      Vos citations ne sont pas concluantes ..., de Ion [2008-08-21 16:31:40]
                          Comment cela tout autre chose !, de jl d'André [2008-08-21 19:06:07]
                              Une influence, sans doute ..., de Ion [2008-08-21 19:40:48]
                                  Cette théologie asser primaire, de jl d'André [2008-08-21 19:59:35]
                                      Mais celui qui ne fait pas ..., de Ion [2008-08-21 22:27:11]
                                          C'est bien joli, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:14:47]
                                          Le surnaturel n'est pas anti naturel, de jl d'André [2008-08-22 09:38:34]
                                              La faute de votre raisonnement ..., de Ion [2008-08-22 10:32:42]
                                                  Pour une fois, de Etienne [2008-08-22 12:34:30]
                                                  Certes, vous n'avez pas entièrement tord, de jl d'André [2008-08-22 13:39:54]
                                                      Revenons donc à notre débat ..., de Ion [2008-08-23 00:23:28]
                                                          Les papes et les saints étaient-ils donc fondamen [...], de Vianney [2008-08-23 07:17:29]
                                                              Aucune des citations ..., de Ion [2008-08-24 19:59:42]
                                                                  Vous niez l'Evangile, de Gentiloup [2008-08-25 02:49:31]
                                                                      Merci pour le qualificatif ..., de Ion [2008-08-25 09:57:42]
                                                                          Et le péché de scandale !, de jl d'André [2008-08-25 20:53:09]
                                                                              Je peux être la cause ..., de Ion [2008-08-25 23:51:30]
                                                                                  Vous comprenez de moins en moins !, de jl d'André [2008-08-27 18:15:59]
                                                                  Peut-être le témoignage de la Sainte Vierge..., de Vianney [2008-08-25 07:48:44]
                                                                      Mystère de la Communion des Saints ..., de Ion [2008-08-25 10:07:50]
                                                          Non Mgr Lefebvre ne fut pas imprudent, de jl d'André [2008-08-24 14:56:02]
                                                              Mon acception du terme "mieux" ..., de Ion [2008-08-24 19:47:54]
                                                                  Vous jouez sur les mots !, de jl d'André [2008-08-25 13:02:06]
                                                                      What ?, de Ion [2008-08-26 00:04:03]
                                  C'est peut-être primaire..., de Frédéric Curis [2008-08-22 08:08:38]
                          ah ! oui ?, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:05:16]
                      quelques remarques sur le Bernanos de Fideliter, de Gatien [2008-08-25 14:06:36]
      C'est vrai, de Pommelette [2008-08-20 21:21:44]
          On se détend et on rigole!, de Gaston Lagaffe [2008-08-20 21:27:10]
      Sujet très pertinent, de Gentiloup [2008-08-20 22:59:27]
          Chacun voit ce qu'il veut voir, de Gaston Lagaffe [2008-08-21 13:36:22]
              Nuance!, de Gentiloup [2008-08-21 14:01:38]
      Où est il écrit dans le concile qu'un état doit [...], de JacqHou [2008-08-21 09:16:07]
          Les textes sont clairs, de jl d'André [2008-08-21 13:06:20]
              Monseigneur Lefebvre aurait-il fait une mauvaise i [...], de JacqHou [2008-08-21 13:27:46]
                  Qui a une mauvaise interprétation ?, de jl d'André [2008-08-21 13:41:54]
                  Ahhhhhhhhh ! ça va les chevilles ?, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:19:49]
              En quoi les propagandes ..., de Ion [2008-08-21 17:33:15]
                  Certes vous avez raison !, de jl d'André [2008-08-21 19:27:55]
                      Quel raccourci !, de Ion [2008-08-21 19:46:55]
                          Justement relisons DH, de jl d'André [2008-08-22 15:04:14]
                      Il me semble pourtant, de Marc B. [2008-08-21 20:29:48]
                          Le communisme hérite du libéralisme et de la civ [...], de jl d'André [2008-08-21 21:05:10]
          Affligeant..., de Frédéric Curis [2008-08-21 14:41:12]
              On ne les compte plus, de Etienne [2008-08-21 15:11:07]
                  Sauf que..., de l'Hermitte [2008-08-21 16:25:45]
                      Moui..., de Etienne [2008-08-21 16:58:04]
                          les mêmes causes, de Frédéric Curis [2008-08-21 21:12:41]
                              La question initiale n'est pas celle-là, de Gentiloup [2008-08-21 22:00:16]
                          L'avis de Rome sur la question, de Vianney [2008-08-22 10:13:57]
                              Erratum, de Vianney [2008-08-22 10:43:00]
                  Faites gaffe!, de Gaston Lagaffe [2008-08-21 18:55:06]
              F. Curis et Jl d'André, de JacqHou [2008-08-22 08:13:02]
                  conséquences..., de Frédéric Curis [2008-08-22 08:32:00]
                      Relisez les titres , de JacqHou [2008-08-22 08:52:50]
                  La réponse d'une autorité..., de Vianney [2008-08-22 09:12:21]
                      Il n'y est pas dit que l'état ne doit pas être c [...], de JacqHou [2008-08-22 11:34:43]
                          Le Christ lui même dans un état administré par  [...], de JacqHou [2008-08-22 11:46:43]
                              Relisez donc Pie XI, de Vianney [2008-08-22 12:10:52]
                                  Vom Heiligen Stuhl, de JacqHou [2008-08-22 12:55:50]
                                      Distinguer n'est pas synonyme de séparer, de Vianney [2008-08-22 13:32:41]
                                          Mon auteur mais c'est le Saint Père Pie XI dont  [...], de JacqHou [2008-08-23 01:11:50]
                                              Distinguer ne veut pas dire séparer (bis), de Vianney [2008-08-23 07:26:53]
                                              ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR C [...], de jl d'André [2008-08-26 13:43:01]
                                                  Merci, mais.... objections, de Griffon [2008-08-26 19:06:45]
                                                      Précisions, de jl d'André [2008-08-26 20:42:13]
                                                          Précisément !, de Griffon [2008-08-26 23:03:50]
                                                              Là n'est pas l'important !, de jl d'André [2008-08-27 08:18:26]
                                                                  Oui, mais..., de Griffon [2008-08-27 10:53:44]
                                                                      Pourtant les faits sont là !, de jl d'André [2008-08-27 13:10:19]
                                                                          Là, on tourne en rond., de Griffon [2008-08-27 13:44:19]
                                                                              Mais pas du tout !, de jl d'André [2008-08-27 14:31:33]
                                                                                  Et pourtant !, de Griffon [2008-08-27 16:24:59]
                                                                                      Effectivement !, de jl d'André [2008-08-27 21:37:26]
                                              ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR C [...], de jl d'André [2008-08-26 13:45:56]
                                      Et le Royaume <EM>en</EM> ce monde?, de Wallenstein [2008-08-22 15:00:12]
                          En admettant même..., de Vianney [2008-08-22 11:57:53]
                          Le salut qui nous viendra des Harkis , de jl d'André [2008-08-22 14:43:48]
                              Quel beau témoignage..., de Vianney [2008-08-22 16:48:56]
                              Mon pays la France, de JacqHou [2008-08-23 01:21:10]
                                  Mathieu Belarbi, de jl d'André [2008-08-24 15:08:44]
                      [réponse], de Etienne [2008-08-22 11:50:35]
                  Étant cité, je réponds !, de jl d'André [2008-08-26 19:05:43]
      Si je comprends bien...., de Marc B. [2008-08-21 15:55:42]
          Oui et Non !, de jl d'André [2008-08-22 18:40:54]