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Le salut qui nous viendra des Harkis Imprimer
Auteur : jl d'André
Sujet : Le salut qui nous viendra des Harkis
Date : 2008-08-22 14:43:48

Excusez-moi, je ne comptais pas intervenir sur ce post, n'étant pas directement pris à partie, mais puisqu'il y est question des harkis, je ne peux me taire, surtout lorsqu'il est question de demander pour eux un droit à l'exercice public du culte musulman qu'ils ne réclament évidemment pas eux-mêmes n'ayant déjà que trop souffert de l'Islam. Je laisse à votre réflexion ce texte du Père Avril qui date de 1970 mais n'a pas pris une ride.

Le salut qui nous viendra des Harkis
par Maurice Avril
IL EXISTE UNE ŒUVRE CONSACRÉE AUX HARKIS, L’ŒUVRE NOTRE-DAME. Son centre : Salé-rans, petit village à la jonction des Hautes-Alpes, des Basses-Alpes et de la Drôme. C’est là qu’en 1957, alors que notre colonie de Mascara venait d’être détruite par les fellaghas, nous avons acheté et aménagé une vieille ferme. En 1962, lors de l’exode, nous sommes heureux de trouver ce pied-à-terre ; j’y échoue, avec une bonne centaine d’enfants, en grande partie des orphelins, et des familles dont le nombre ne cessera d’augmenter. Dès 1963, l’Œuvre décide de se consacrer exclusivement au service des Harkis.
Pour les adultes, nous avons ouvert des centres d’alphabétisation et d’enseignement ménager, des vestiaires, nous assurons des jumelages. Nous visitons et faisons visiter les Harkis, nous suivons et faisons suivre les Harkis chrétiens.
Les enfants, qui, surtout, retiennent notre attention, viennent à Salérans de toute la France, pour les colonies de vacances, les camps, les sorties, les sessions de formation de nos futurs cadres. En huit ans, nous avons reçu 1820 enfants, ce qui représente près de 50 000 journées, et près de 50 millions de dépenses, plus une somme équivalente pour les diverses constructions.
Eh dehors des vacances, c’est nous qui allons chez ces enfants, dans les hameaux de forestage, où nous assurons les loisirs ; actuellement, nous nous occupons régulièrement de quatre hameaux, nous en visitons quelques autres chaque mois. Nous organisons pour ces enfants des bibliothèques, des cours de rattrapage scolaire, des jumelages, et nous polycopions un petit journal auquel ils tiennent beaucoup.
Je suis aidé dans ce travail par une équipe de jeunes qui donnent à l’Œuvre une année de leur vie ; mais il les faudrait beaucoup plus nombreux, et je fais appel aux âmes généreuses. Je fais des confé-rences pour réveiller la conscience chrétienne, pour assurer notre recrutement et nos ressources finan-cières.
Pour soutenir ces réalisations, nous ne comptons, en effet, que sur la générosité de notre millier d’adhérents ; il nous en faudrait d’autres, et nombreux, car l’Œuvre se développe et doit se développer à la mesure infinie des problèmes à résoudre. Nous sommes de plus en plus sollicités par les familles, qui ont en nous une confiance émouvante. De plus, à Salérans, les constructions ne sont qu’ébauchées : il faut terminer la colonie de vacances, le foyer d’accueil, le Centre de l’Œuvre, le bloc sanitaire – ce qui représente, en plâtres, aménagements, ameublements, un nombre considérable de millions. Il faut enfin réaliser peu à peu l’ensemble de notre projet, la création d’un village chrétien, centre de prière et de rayonnement apostolique – et, donc, la mise en exploitation des terres, la création d’un artisanat, la fondation d’une école privée et, par-dessus tout, si Dieu le veut, la fondation d’un séminaire où nos Harkis pourront se spécialiser dans l’évangélisation de leurs frères.
Car, au-delà de l’Œuvre et de ses réalisations présentes, nous voyons d’autres buts à atteindre, dont l’importance est capitale. Il faut :
– replacer nos Berbères dans leur orbite d’origine, latine et chrétienne ;
– replacer ensuite, avec eux et par eux, les autres riverains de la Méditerranée dans la même orbite ;
– afin de reconstituer d’abord le contexte qui permettra au cœur méditerranéen de reprendre sa mis-sion civilisatrice ;
– et de redonner ensuite à la France le sens sacré de sa vocation, en l’aidant à retrouver les bases spirituelles qui seules permettront d’enrayer la décadence généralisée, et seront les moyens du vrai renouveau et du vrai salut de l’humanité.
***
C’est du Christ que nous partons, car sa venue est le tournant décisif de l’histoire de l’humanité, et instaure la nouvelle économie du salut. Avec lui s’achève la Révélation ; désormais, « qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse, sur terre, au ciel et dans les enfers ! » – désormais, « il n’est pas d’autre nom par qui nous puissions être sauvés ! » – désormais, « Allez par le monde entier et annoncez l’Évangile à toute créature » – désormais, « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ! »
Pour installer la nouvelle alliance, le Christ commence par s’implanter solidement dans notre hu-manité. Il choisit pour s’incarner le sein de la Vierge de Nazareth. Il choisit son peuple, le peuple élu, préparé depuis des siècles à sa venue. Il choisit une époque dont il assume toutes les valeurs, qu’il restaure en lui – « instaurare omnia » – pour en composer une civilisation qui ne sera plus jamais que la civilisation chrétienne : les Hébreux, dans l’attente du Messie, avaient atteint le plus haut degré de religion ; le Christ n’aura qu’à ajouter son plan surnaturel, la vie de la grâce ; – les Grecs avaient porté à son plus haut degré d’épanouissement la raison humaine ; à leur philosophie réaliste, le Christ n’aura qu’à ajouter le sens de la destinée surnaturelle de l’homme ; – Rome avait tiré les conséquences prati-ques de la philosophie grecque, dans son système perfectionné d’institutions et de lois ; le Christ n’aura qu’à perfectionner et couronner cet édifice d’ordre par la charité.
Enfin, le Christ choisit de naître dans le pays dont la situation géographique est le plus favorable à la propagation du message évangélique : la Palestine est à la croisée des chemins, elle constitue une charnière entre les trois continents qui ont peuplé le reste du monde ; elle fait partie de l’Empire ro-main, qui a réalisé l’unification de tout le monde alors connu. C’est Rome qui va fournir son réseau routier et ses voies maritimes ; c’est Rome qui va prêter sa puissance établie, qui va donner sa langue, et ses élites : car les chrétiens, tant pour corriger les mœurs dépravées que pour convertir leurs persé-cuteurs, occuperont peu à peu les postes-clés jusqu’au résultat définitif, acquis sous Constantin.
Pilate fut vraiment inspiré, qui fit une lumineuse synthèse de tous ces choix du Christ par la triple inscription de la Croix, rédigée en hébreu, en latin et en grec.
Les autres pays riverains de la Méditerranée ont connu le même processus civilisateur que la Pales-tine et ont bénéficié des mêmes bienfaits de la « Pax Romana » ; la Gaule, par exemple, a reçu l’empreinte des Grecs phocéens, et de l’occupation de Jules César ; ses premiers chrétiens seront, comme partout ailleurs, de culture gréco-latine.
L’Afrique du Nord ne fait pas exception. Ethnologiquement et sociologiquement, en effet, les gens du pays sont des Européens de race méditerranéenne ; et leur race n’a même, pas été altérée par les différentes invasions qu’ils ont subies : celle des Phéniciens, de race sémite, venus de Tyr au VIIe siè-cle avant J.-C., qui fondèrent Carthage et sa république maritime ( ) ; l’occupation romaine ensuite, qui sera suivie de tant d’autres invasions : les Vandales, au IVe siècle, les Byzantins au vie, les Arabes au VIIe, les Turcs au XIVe, en attendant l’occupation française au XIXe.
Mais jamais ce pays n’a pu constituer une nation tant qu’ont joué les seuls facteurs économiques, car l’homogénéité des productions naturelles ne favorisait aucun échange. Rome seule a réalisé l’unité de ce peuple, parce qu’elle lui a apporté une civilisation, donc une âme. Rome seule a pu engendrer une prospérité à la fois économique et humaine : devenue le grenier à blé de l’Empire, la Numidie était aussi un grenier d’élites, d’où sont sortis des littérateurs, des tribuns, des préfets, des consuls – deux empereurs.
Enfin se réalise une unité religieuse, qui engendre une prospérité chrétienne. Le pays, les villes du moins, furent christianisées dès le premier siècle ; au IIe siècle, on comptait 129 évêques. Au IIIe siè-cle, l’évangélisation des campagnes connaît un essor extraordinaire ; au IVe siècle, on dénombre jus-qu’à 690 évêques. L’Afrique du Nord était devenue un grenier de valeurs chrétiennes ; elle a donné des théologiens, des Docteurs, dont le grand prince de la pensée, saint Augustin, des écrivains, des martyrs, des moines, des papes, des missionnaires, dont certains contribuèrent à l’évangélisation de la Gaule : le premier évêque de Digne fut un Numidien.
Par la Pax Romana et le christianisme, la civilisation s’était si solidement implantée que, de civili-sés, nos Africains devenaient civilisateurs ; germe devenu semence, la chrétienté d’Afrique du Nord obéissait à sa vocation dans le plan de Dieu ; répandre la Bonne Nouvelle, à partir du cœur méditerra-néen, jusqu’aux extrémités du monde connu et à connaître, peuplé et à peupler. Dans ce pays, la Pax Romana a duré près de huit siècles, et le christianisme, plus de six siècles ( ), au cours desquels l’invasion des Vandales ne fut qu’une négligeable parenthèse, qui laissa subsister les structures romai-nes et les cadres berbères.
Quel merveilleux augure pour l’avenir du monde ! La route était tracée, large et lumineuse… Hé-las ! s’en vint l’Islam…
Dans le contexte de la révélation progressive qui aboutit à celle, éminente et définitive, du Christ, l’Islam, venu après le Christ, est sans objet, illégitime, rebelle par nature, pernicieux dans la mesure où il garde les âmes captives de l’erreur – donc, à combattre. Bien des chrétiens jubilent parce que l’Islam va jusqu’à faire du Christ un grand prophète : il faut hurler qu’il n’est pire blasphème que de dire du Christ tout le bien qu’on peut – sauf qu’il est Dieu.
Parce qu’il refuse de connaître le Christ, l’Islam refuse de connaître le seul et vrai Dieu, et par là même, de connaître le plan d’amour de Dieu et le mystère du salut.
C’est la fin de toute lumière dans la vie, de tout sens de la vie ; c’est la négation de la nature hu-maine et donc de tout droit naturel. C’est l’atrophie de l’intelligence, à qui d’ailleurs toute discussion sur la religion est interdite, et l’on sait que la chair dirige à la mesure de la démission de l’intelligence ; ce qui explique cette allergie aux universaux, ce nominalisme pratique, cette fréquente mentalité infan-tile. Que reste-t-il à l’homme ? Sa liberté, bien essentiel, lui est confisquée, puisqu’elle est sans emploi.
Le fatalisme musulman abolit tout sens de l’effort, toute vie intérieure, au bénéfice d’un ritualisme sans âme. L’Islam est exclusif, comme la vérité, mais comme il n’est pas la vérité, il est fanatique. Seule l’Église peut se permettre d’être tolérante ; elle n’est ni ne peut être libérale, parce qu’elle pos-sède la vérité qu’elle a le devoir de proclamer ; elle ne peut accepter le droit absolu à la liberté de conscience ni déclarer égales toutes les religions. Mais l’Église est tolérante : si elle juge les doctrines, elle s’interdit de juger leurs tenants, qu’elle aime comme ses brebis ; elle se penche sur eux avec com-préhension, respecte leurs cheminements, et les respecte au point de leur annoncer la vérité et de la proposer à leur, liberté.
L’Islam est totalitaire : en pays musulman, le temporel est soudé au religieux, la politique à la foi ; la religion devient un moyen d’asservissement, le joug commun sous lequel ploient les nations conqui-ses : « L’Islam, écrivait Renan, est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée. »
Car l’Islam est conquérant : un siècle après la mort de Mahomet, il a envahi tout le nord de l’Afrique, alors possession de l’empire byzantin. Un croissant se constitue au sud de Rome, qui de-vient plus tard un étau, quand les hordes déferlent à l’ouest jusqu’à Poitiers, à l’est jusqu’à Vienne.
Mais surtout on assiste à l’éclatement du monde civilisé, à la rupture de l’équilibre naturel de la Méditerranée. Désormais, toute l’histoire est hypothéquée par ce fait nouveau : l’Occident passera de la défensive, à Poitiers, en 732, à l’offensive des Croisades ; de la défensive, à Vienne, après 1500, à l’offensive, à Lépante, en 1571. Plus tard, au contraire, d’atermoiements en tergiversations, on en ar-rive à la coexistence pacifique ; la laïcisation et la paganisation progressives des pays occidentaux leur font oublier que l’Islam est une religion, et ils traitent de bonne grâce avec les États musulmans. La France qui, officiellement, mais mollement, s’est toujours proclamée protectrice des chrétiens d’Orient a été, officieusement, mais obstinément, protectrice de l’Islam en Occident. Donner droit de cité et d’existence à des hommes est une chose, et légitime ; donner droit de cité et d’existence à l’erreur en est une autre, et criminelle.
Nous n’avions pas le droit de renoncer à la lutte contre l’Islam, de laisser, livrés à eux-mêmes et à l’erreur, des frères que nos multiples lâchetés ont abandonnés, quand notre amour aurait dû leur appor-ter vérité et salut.
***
Les Maures qui occupent si longtemps l’Espagne sont en majorité des Berbères. Berbères aussi, les envahisseurs de notre hexagone, qui montent jusqu’à Sens, Autun, Besançon, et poussent leurs incur-sions en Italie, jusqu’à Rome où ils pillent deux fois le trésor de Saint-Pierre. Ils sont arrêtés à Poitiers, mais ne refluent pas tous ensuite vers leur pays d’origine ; nombreux au contraire sont ceux qui restent dans le sud de la France.
Il y a donc des Berbères au nord et au sud de la Méditerranée ; ils sont tous héritiers d’une tradition latine et chrétienne et, à tous, les conquérants arabes viennent d’imposer l’Islam comme moyen d’unité et d’asservissement ; mais le sort des uns et celui des autres seront bien différents.
Les Maures venus et restés en « Francie » subissent le rayonnement d’une civilisation qui leur fait retrouver leurs traditions antérieures à l’Islam. Un brassage s’opère, des mariages se contractent : les Maures redevenus chrétiens deviennent, tout naturellement, Français, et si Français que nous ne pen-sons plus que beaucoup d’entre nous comptent des Maures parmi leurs lointains ancêtres.
Quant aux Berbères restés en Berbérie, ils subissent la domination de l’Islam ; le latin est évincé par l’arabe, véhicule de l’Islam ; les ports sont rapidement islamisés, et leurs roitelets sont aussi bien des Arabes que des Berbères renégats, des Italiens, Maltais, Français renégats, et bientôt des Turcs mu-sulmans. Nous connaissons leurs tristes exploits de pirates, et avec quelle effronterie ils ont tenu les puissances chrétiennes au bout de leurs canons. Que d’Ordres religieux ont été fondés pour le rachat des captifs et pour l’abjuration des renégats !
L’arrière-pays, lui, n’abandonne pas si facilement son christianisme, et les 700 évêchés ne périront que d’une lente asphyxie. Bien des îlots survivront, saint Louis en rencontrera.
Mais peu à peu, l’Islam va tout anéantir, conformément à son triste génie ; on connaît la phrase cé-lèbre d’Ibn Khaldoun : « La civilisation a disparu, ainsi que la population ; le sol même paraît avoir changé de nature. » Alors que les Romains avaient fait de la Numidie un joyau de la civilisation, il ne restera rien ; c’est un arrière-pays désolé, ruiné, dépeuplé, aride, désertique, livré à l’anarchie et aux ténèbres que nous trouvons en Algérie en 1830.
***
Cette année 1830 voit un grand sursaut, la France latine et chrétienne retrouve son souffle tradition-nel. Il s’agit pour elle de débarrasser la mer des pirates barbaresques et de réduire leurs repaires, pour protéger les chrétiens et délivrer ceux qui étaient détenus dans les bagnes d’Alger et de Tunis.
Cette intention première était très belle, mais incomplète ; on débarquait, après… l’on verrait. Ce qu’on a vu, ce sont les hésitations dans la conquête, et dans l’utilisation de cette encombrante conquête. Ce qu’il fallait, c’était se replacer dans l’optique d’origine, occuper le pays dans le dessein de lui restituer son visage latin et chrétien, de rendre la population à sa culture et à sa religion d’origine, de lui faire reprendre conscience de son passé et de sa mission, de remercier cette sœur aî-née, en accomplissant en retour, pour elle, un travail analogue au travail missionnaire accompli jadis par elle en Gaule ; et s’associer à nouveau cette sœur latine pour rétablir peu à peu l’équilibre latin et chrétien de la Méditerranée, pour pénétrer les terres islamisées avec l’intention de les ramener à leur christianisme originel ( ).
Au lieu de cela, qu’avons-nous fait ? Nous avons colonisé ; sans doute. Coloniser est un devoir qui consiste à partager ses richesses matérielles par le développement économique et l’élévation du niveau de vie ; à partager ses richesses culturelles, en formant une élite et des cadres ; à partager ses richesses spirituelles, surtout, qui donnent unité et vie aux précédentes. En résumé, coloniser, c’est civiliser. Et c’est un devoir pour des civilisés que de civiliser. Coloniser, c’est apporter la civilisation chrétienne, et ce qui seul peut l’expliquer, la promouvoir et la soutenir la religion chrétienne.
Avons-nous réalisé ce programme ? Certes, nous avons accompli un travail admirable pour arracher ce peuple à ses ténèbres, pour changer ce désert en oasis, pour faire progresser l’Algérie de plus de mille ans. Ce fut une merveilleuse réussite technique, mais ce ne fut pas une réussite humaine, car nous avions introduit des idées qui, elles, ont fait le plus grand mal : nos idées libérales et irréligieuses de 1789. Bref, nous avons voulu apporter notre civilisation, qui reste chrétienne, sans ce qui, seul, peut lui permettre de subsister : la religion chrétienne.
Au contraire, nous avons rabaissé, déprécié, humilié l’Église ; nous avons fait profession officielle-ment de laïcisme, ce qui a engendré à notre égard un mépris profond.
Nous avons fait plus. Alors que l’Islam n’avait quelque solidité que dans les villes, où l’arabe avait prévalu, dans les montagnes, où l’on parlait berbère, il restait très superficiel. C’est nous qui avons arabisé et islamisé, d’abord pour tenir le pays, ensuite par principe. On a imposé l’Islam, on a codifié l’erreur, on a fortifié la contre-vérité : l’Orient aux Orientaux, l’Occident aux Occidentaux ; l’Europe aux Chrétiens, l’Afrique aux Musulmans ; les Français européens, les Algériens arabes. Ces idées simplistes sont fausses, sont monstrueuses ! – On a donné tous les droits à l’Islam, on en a fait prati-quement une religion d’État. Qui ne se souvient de ces numéros de music-hall où nos parlementaires et officiels, les yeux mouillés, la voix chevrotante, présidaient avec des accents de prédicateurs de non-nes aux solennels embarquements de pèlerinages gratuits pour La Mecque. Quelle prostitution !
Comment en eût-il été autrement ? En perdant sa tradition catholique, la France perdait sa flamme spirituelle et sa personnalité ; elle se préparait ainsi à perdre bien davantage, et à se perdre.
En islamisant ces pauvres gens, nous les avons trompés sur leur passé, sur leur destinée ; nous les avons amputés de leur mission.
En les islamisant, nous avons permis l’islamisation de tout le continent africain, nous avons rendu possible l’islamisation de toute l’Europe, et bien au-delà de Poitiers. Nasser, célébrant l’anniversaire de la victoire de Mansourah sur saint Louis, déclarait : « Notre victoire ne sera complète que lorsque les cavaliers d’Allah auront chevauché sur Notre-Dame de Paris et rasé Saint-Pierre de Rome. » Et cette menace est en voie de réalisation : les conversions à l’Islam augmentent sans cesse (une dizaine de milliers chaque année, en Angleterre ; les mosquées, les centres culturels islamiques et autres offi-cines se multiplient silencieusement, mais efficacement).
En les islamisant, nous nous sommes préparé des ennemis : chrétiens, ils auraient christianisé l’Afrique ; musulmans, ils devaient nous en chasser. Comment ne pas citer ici la lettre du Père de Fou-cauld à René Bazin, datée du 1er juillet 1916 (oui, 1916)
« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les Musulmans de notre Empire colonial du Nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste… Une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir le caeur ni l’esprit français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui gardera l’étiquette pour pou-voir, par elle, influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards res-tera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français, contacts qui, souvent, ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle.
« Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera donc dans l’élite instruite ; quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France en dedans ou au dehors, elle se servira de l’Islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante et cherchera à créer un empire musulman africain indépendant… Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peu-ples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chré-tiens. Sinon, avant cinquante ans, nous serons chassés de l’Afrique du Nord. »
… Et nous avons été chassés…
***
Mais voici que, pour la troisième fois, l’inlassable Providence va remettre dans les bras l’une de l’autre ces deux sœurs latines, et pour la seconde fois au nord de la Méditerranée. – 1962 : des Harkis débarquent en France. Je tais les raisons et les circonstances de ce drame sans mesure et sans qualifica-tion. Que les Français en restent rongés par le remords, qu’ils passent leur vie à réparer, m’écrit un officier, n’est que justice.
Le point essentiel, c’est que les Harkis sont Français, qu’ils ont largement payé le droit de l’être, par leur confiance, par leur sang, par leurs deuils. Français, ils sont libres ; libres de devenir réellement ce qu’ils sont déjà de droit ; libres de secouer le joug séculaire de tant de néfastes contre-vérités ; libérés d’un esclavage sans merci ; libérés du cadre sociologique qui les privait de leur dignité humaine ; considérés soudain comme des personnes, comme des hommes, ils sont maîtres d’eux-mêmes et de leur destinée, ils sont libres enfin de choisir, avec la civilisation chrétienne, la religion qui en est le soutien et le garant.
Est-ce possible ? Oui. Je ne reprendrai pas ici les longues analyses psychologiques que j’ai faites ailleurs ( ) ; j’ai repris toutes les objections classiques, pour les démanteler, ce qui n’est guère diffi-cile, puisque le classique, en ce domaine, est composé de contre-vérités. J’ai crié, à temps et à contre-temps, pour réveiller la conscience chrétienne, pour lui faire comprendre qu’une occasion providentielle nous était offerte de nous attaquer au vrai problème, de réintégrer ces hommes dans leur civi-lisation d’origine, latine et chrétienne, pour, ensuite, replacer dans la même orbite leur pays natal, et continuer la croisade jusqu’à redonner au cœur méditerranéen la possibilité de reprendre en charge la civilisation et l’évangélisation de tout l’orbe terrestre. Telle est notre mission, notre vocation éternelle, et notre chance de nous racheter, de nous arracher, nous aussi, à nos ténèbres.
***
Pratiquement, comment avons-nous reçu nos Harkis ? « Primum vivere » : il a fallu d’abord leur trouver un toit et du pain. Nous avons assisté à une admirable conjugaison d’efforts entre l’administration, les associations privées et tant d’officiers, qui furent simplement des héros ! Je parle en témoin direct : quand, depuis sept ans, on s’est occupé uniquement de Harkis, comment n’être pas ému et émerveillé de tant de dévouements, comment n’être pas ébloui par toutes ces générosités qui étoilent notre nuit, et nous laissent espérer une éclatante aurore ?
Mais quand vint le jour où, vaille que vaille, les Harkis furent pourvus du nécessaire, et leurs en-fants régulièrement scolarisés, l’intégration parut en bonne voie, et les diverses associations, si méri-tantes, il faut le répéter, se réunirent une dernière fois pour déclarer le but atteint. Eh ! bien, non, l’essentiel demeurait, qui leur avait échappé : le vrai problème était et reste un problème spirituel. Quel dommage de n’avoir pas su le dominer, le situer dans son contexte historique et providentiel ! Quel dommage d’avoir ignoré que notre action humanitaire devait, nécessairement, avoir un prolon-gement spirituel ! Nous avons renouvelé l’erreur passée, nous avons apporté les avantages techniques de la civilisation, sans nous soucier de son fondement moral et religieux. Au fond, nous avons trompé encore une fois les Harkis sur nous-mêmes, sur eux-mêmes, et sur la valeur de la civilisation chré-tienne.
A leur arrivée, les Harkis, nos frères, nous étaient confiés, par la force des choses ; et ils se sont en-tièrement abandonnés à nous, avec une confiance d’enfants. Ils étaient neufs, disponibles. Ils ont at-tendu ; longtemps ; ils savent attendre longtemps, ces seigneurs de la montagne. Avec le pain, ils espé-raient la lumière, la vraie ; celle qui, seule, peut assurer la véritable promotion ; la culture, la vraie, et surtout les bases spirituelles de cette culture. D’une France qui tend vers le ciel tant de clochers et de calvaires, ils n’attendaient qu’un signe sur leur front avide : le signe de la croix. J’ai vu des villages entiers réclamer pendant des mois ce signe pour leurs enfants ; j’ai longuement décrit ailleurs ces désirs et ces cheminements.
Mais rien n’est venu, et rien ne pouvait venir. Ils aspiraient aux bienfaits de la civilisation chré-tienne, et n’ont rencontré que notre matérialisme jouisseur. Ils ont compris qu’une civilisation qui n’est plus religieuse redevient une barbarie. Nous n’avons pu leur cacher notre décadence ; nous n’avions rien, plus rien à leur donner.
Ils ont bien remarqué et n’ont pas compris notre silence obstiné sur le problème religieux. Si nous possédons la Vérité, pourquoi ne la répandons-nous pas ? S’ils la possèdent, eux, avec ce qu’ils ont retenu de l’Islam, pourquoi ne nous y rallions-nous pas ? Ou bien, ne les aimons-nous pas ? Les mé-prisons-nous au point de leur refuser ce que nous avons de meilleur – en refusant par là-même que ce meilleur, qui est partage et charité, le soit d’abord pour nous ?
Pis encore, nous les trompons en les considérant toujours comme des Arabes et des musulmans, en leur fournissant même les moyens de se perfectionner en arabe, qui est le véhicule de l’Islam. Que dire alors de ceux qui leur enseignent positivement l’Islam, alors qu’ils en étaient libérés ? Qui, peut s’arroger le droit d’enseigner l’erreur ? Qui peut assumer la responsabilité de les replonger à nouveau et peut-être définitivement dans leurs récentes ténèbres ? Remettez-les à part et dans l’Islam : ils cons-titueront bientôt une sous-population, un ferment explosif, – et que de nouvelles souffrances ils de-vront subir !
Disons le mot : c’est là de la ségrégation, une ségrégation, dont nous avons déjà contracté une pro-fonde et quiète habitude. Et nos Harkis ont déjà contracté une profonde et amère habitude d’être lais-sés pour compte. Ils nous voient vivre à côté, continuer à vivre à côté, eux qui sont à côté, mais de l’autre côté, eux qui subissent de nous d’être considérés de l’autre côté. Nantis de nos raisons de vivre, nous n’avons jeté dans leur sébile que de quoi vivre sans raisons !
Nous les avons trompés sur la valeur de la civilisation chrétienne – la leur, à l’origine, je ne me lasse pas de le répéter. Puisque nous l’avons pratiquement abandonnée, et puisque nous ne la leur avons pas proposée, c’est qu’elle ne nous est pas aussi indispensable que l’air à nos poumons, et la lumière à nos yeux. Quant à l’Église, ils l’ont vue complètement absente de leur drame, et en ont d’autant plus souffert que c’est d’elle qu’ils espéraient ce que tout le monde leur refusait. Son refus de reconnaître le problème original des Harkis français lui a fait adopter un ostracisme de fait qui les a remplis d’une amertume et, parfois, d’un désespoir, dont je porte témoignage.
***
Est-il trop tard, et devons-nous désespérer ? L’on parle de crise de civilisation, mais c’est plutôt d’un refus de civilisation qu’il s’agit, et d’une lutte contre la civilisation dont il faut bien légitimer le refus. Le fruit unique de ce refus, c’est l’échec ; nous avons échoué, sans nous douter que nous avons, en fait, adopté le processus naturaliste de l’Islam : refus pratique de reconnaître Dieu en Jésus-Christ, refus pratique de vivre la nouvelle économie surnaturelle du salut, abandon de l’ordre naturel, du droit naturel et, par l’enchaînement logique des abandons, abandon du réel, de l’esprit, de toute doctrine, de toute autorité. A notre tour, nous voici abandonnés au sensoriel, au sensible, au sensuel. Comme nous devrions méditer ces paroles de S. Pie X : « La civilisation de l’humanité est une civilisation chré-tienne. Elle est d’autant plus vraie, plus durable, plus féconde en fruits précieux qu’elle est plus nette-ment chrétienne ; d’autant plus décadente, pour le malheur de la société, qu’elle se soustrait davantage à l’idée chrétienne. »
Nos jeunes ont vu notre échec et notre décadence. Alors, ils se sont révoltés en bloc, contre tout l’héritage en bloc. Ils remettent en cause les principes fondamentaux de cette civilisation d’échec, ils raisonnent à partir de cet échec et ils vont jusqu’au bout de leur raisonnement, peut-être dans l’inconscient espoir de déceler une faille en chemin, qui serait une petite lumière dans leur nuit. Mais non ; c’est jusqu’au désespoir et à la négation qu’ils iront, jusqu’à l’anarchie et au nihilisme.
Et pourtant, au fond, nos jeunes ne recherchent que ce que nous avons abandonné, ils ont soif d’absolu, ils ont besoin de vérité, de LA vérité, ils ont besoin d’une évasion autre que la drogue, le sexe ou la violence, d’une évasion spirituelle, d’une raison de vivre. Ils fuient les chaînes dorées de notre monde factice et mécanisé, ils veulent vivre leur propre vie et la réussir, ils aspirent à un idéal tout neuf, à une cause toute neuve, juste, exaltante.
***
Cette cause, je la propose à tous, aux adultes, pour qu’ils se relèvent, se rachètent et retrouvent ce qu’ils ont perdu ; aux jeunes, pour répondre à leur soif d’idéal. Cette cause est une cause urgente, la cause prioritaire. Reprenons donc conscience de ce que nous sommes : latins et chrétiens, français et civilisateurs. Reprenons foi en notre Occident, en sa mission d’équilibre spirituel, moral, mental même de l’humanité. Reprenons foi en la vocation de notre France, fille aînée de l’Église, reine de la pensée, experte en générosité. Redevenons les pionniers que nous devons être pour accomplir notre devoir et notre mission.
La dernière heure a chance, alors, d’être la plus belle ; le dernier bastion de la Chrétienté démante-lée et aux abois reprend soudain l’offensive pour une aventure exceptionnelle, qui rend la vie à notre hexagone anémié, change le cours de l’histoire, retourne le vent et chasse les nuages. Pratiquement, il s’agit d’un engagement, qui peut revêtir deux aspects :
– Un engagement d’ordre général, qui consiste à tirer les conclusions de tout ce qui précède : s’informer, se réformer, se reformer ; se libérer des contre-vérités officielles, comprendre le vrai pro-blème, engager sur tous les plans le combat qui doit arrêter notre déliquescence et produire un renou-veau décisif ; assumer une reprise personnelle de toutes les valeurs de civilisation ; se refaire une men-talité intégralement chrétienne et missionnaire, française et civilisatrice ; ne pas craindre de se pénétrer de l’obligation de réparer, et couronner ce devoir par un amour sans mesure. Lutter ensuite, et par conséquent, contre la Révolution, refuser les structures mentales et le conditionnement qu’elle veut imposer, rejeter sans compromis ni compromission, sous peine d’entraînement fatal, tout le processus de désagrégation diaboliquement déclenché.
– Un engagement particulier aussi, qui consiste à apporter une aide à l’Œuvre Notre-Dame de Salé-rans. Pas de commune mesure, certes, entre son infime modestie et l’importance souveraine de la cause, mais il ne tient qu’aux amis de l’Œuvre de la faire grandir par leur valeur et leur générosité.
***
Pourquoi ne pas exposer nos besoins, pour finir ? Nous avons besoin de collaborateurs saisonniers, pour nos camps, colonies et centres aérés – cadres, ou personnel ; dans nos Centres de Promotion et Foyers d’amitié, pour l’alphabétisation et l’aide ménagère, ou pour assurer les loisirs des enfants ; à notre siège social, à Salérans, pour du secrétariat ou des travaux matériels (maçonnerie, menuiserie…). Que d’amis nous offrent déjà une semaine, un mois, ou même une année de leur vie.
Nous avons besoin de permanents ; à Salérans, pour prendre en charge l’organisation et la direction de nos Œuvres, l’organisation et la responsabilité des travaux, du matériel, de toutes les tâches maté-rielles ; j’ai besoin d’une équipe missionnaire, de jeunes qui prennent en charge les enfants des ha-meaux de forestage que nous voyons chaque semaine, de jeunes qui montent d’autres Foyers d’amitié et assurent la relève. J’ai besoin de familles qui acceptent le jumelage avec des familles de Harkis.
Je compte parmi les permanents ceux qui nous aident financièrement par leur adhésion personnelle et par leur action pour nous faire connaître. Un bulletin de liaison et une abondante correspondance établissent entre tous les membres de l’Association une amitié profonde, et, à Salérans, nous vivons en état de prière et d’offrande à toutes leurs intentions. L’aide financière qu’ils nous apportent est vitale pour nous et doit être toujours plus substantielle à qui me demande le détail de nos besoins, j’ai l’habitude de répondre : nous avons, non besoin de détails, mais des besoins de taille – alors, taillez dans vos besoins !
Enfin, je recevrais volontiers des âmes généreuses qui voudraient consacrer toute leur vie au service de Dieu dans nos frères les plus pauvres. Engager des fonds, c’est bien, s’engager à fond, c’est mieux. Au-delà de la simple prise de conscience, au delà du simple effort de redressement moral, il existe la consécration totale : elle n’est pas éteinte, que je sache, la race des Geneviève, des Jeanne d’Arc et des Charles de Foucauld ! L’héroïsme est offert, l’enrôlement est ouvert.
C’est une grande lumière que je veux offrir, cueillie dans les yeux de nos harkis, de ceux qui sont morts pour la France, de tous ceux qui sont encore marqués dans leur chair et dans leur âme par le drame qu’ils ont vécu, de tous ces mal-aimés, de toute cette multitude d’enfants, de tous mes enfants de nos dernières colonies, de nos dernières visites a travers le pays, de notre dernier Noël.
…Des yeux tout pareils à ceux de ce petit enfant abandonné que saint Vincent de Paul avait amené, comme dernier argument, devant de grandes dames de la Cour, qu’il avait d’ailleurs complètement dépouillées, en leur disant : « Son sort est entre vos mains, Mesdames ; si vous ne voulez plus en être la mère, vous en deviendrez le juge et le bourreau ».
Il faut que cette grande lumière cueillie dans ces yeux innocents incendie vos vies, embrase le monde d’un feu tout neuf, s’attise dans vos générosités toutes neuves aussi, et vous fasse comprendre combien demain, DES HARKIS NOUS VIENDRA LE SALUT !
Maurice Avril,
prêtre.



La discussion

 Vatican II contre Ingrid Betancourt, de jl d'André [2008-08-20 20:53:56]
      Bon sang, mais c'est bien sûr!, de Gaston Lagaffe [2008-08-20 21:13:37]
          Non!, de Pommelette [2008-08-20 21:35:00]
          Je pensais avoir été clair !, de jl d'André [2008-08-20 21:56:33]
              Pourtant, mais..., de Gaston Lagaffe [2008-08-20 22:11:15]
                  Je n'ai cité Ingrid Betancourt, de jl d'André [2008-08-21 08:29:16]
              Curieuse doctrine !, de Ion [2008-08-21 12:32:05]
                  Cette doctrine n'est pas nouvelle !, de jl d'André [2008-08-21 13:24:11]
                      Vos citations ne sont pas concluantes ..., de Ion [2008-08-21 16:31:40]
                          Comment cela tout autre chose !, de jl d'André [2008-08-21 19:06:07]
                              Une influence, sans doute ..., de Ion [2008-08-21 19:40:48]
                                  Cette théologie asser primaire, de jl d'André [2008-08-21 19:59:35]
                                      Mais celui qui ne fait pas ..., de Ion [2008-08-21 22:27:11]
                                          C'est bien joli, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:14:47]
                                          Le surnaturel n'est pas anti naturel, de jl d'André [2008-08-22 09:38:34]
                                              La faute de votre raisonnement ..., de Ion [2008-08-22 10:32:42]
                                                  Pour une fois, de Etienne [2008-08-22 12:34:30]
                                                  Certes, vous n'avez pas entièrement tord, de jl d'André [2008-08-22 13:39:54]
                                                      Revenons donc à notre débat ..., de Ion [2008-08-23 00:23:28]
                                                          Les papes et les saints étaient-ils donc fondamen [...], de Vianney [2008-08-23 07:17:29]
                                                              Aucune des citations ..., de Ion [2008-08-24 19:59:42]
                                                                  Vous niez l'Evangile, de Gentiloup [2008-08-25 02:49:31]
                                                                      Merci pour le qualificatif ..., de Ion [2008-08-25 09:57:42]
                                                                          Et le péché de scandale !, de jl d'André [2008-08-25 20:53:09]
                                                                              Je peux être la cause ..., de Ion [2008-08-25 23:51:30]
                                                                                  Vous comprenez de moins en moins !, de jl d'André [2008-08-27 18:15:59]
                                                                  Peut-être le témoignage de la Sainte Vierge..., de Vianney [2008-08-25 07:48:44]
                                                                      Mystère de la Communion des Saints ..., de Ion [2008-08-25 10:07:50]
                                                          Non Mgr Lefebvre ne fut pas imprudent, de jl d'André [2008-08-24 14:56:02]
                                                              Mon acception du terme "mieux" ..., de Ion [2008-08-24 19:47:54]
                                                                  Vous jouez sur les mots !, de jl d'André [2008-08-25 13:02:06]
                                                                      What ?, de Ion [2008-08-26 00:04:03]
                                  C'est peut-être primaire..., de Frédéric Curis [2008-08-22 08:08:38]
                          ah ! oui ?, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:05:16]
                      quelques remarques sur le Bernanos de Fideliter, de Gatien [2008-08-25 14:06:36]
      C'est vrai, de Pommelette [2008-08-20 21:21:44]
          On se détend et on rigole!, de Gaston Lagaffe [2008-08-20 21:27:10]
      Sujet très pertinent, de Gentiloup [2008-08-20 22:59:27]
          Chacun voit ce qu'il veut voir, de Gaston Lagaffe [2008-08-21 13:36:22]
              Nuance!, de Gentiloup [2008-08-21 14:01:38]
      Où est il écrit dans le concile qu'un état doit [...], de JacqHou [2008-08-21 09:16:07]
          Les textes sont clairs, de jl d'André [2008-08-21 13:06:20]
              Monseigneur Lefebvre aurait-il fait une mauvaise i [...], de JacqHou [2008-08-21 13:27:46]
                  Qui a une mauvaise interprétation ?, de jl d'André [2008-08-21 13:41:54]
                  Ahhhhhhhhh ! ça va les chevilles ?, de Frédéric Curis [2008-08-22 08:19:49]
              En quoi les propagandes ..., de Ion [2008-08-21 17:33:15]
                  Certes vous avez raison !, de jl d'André [2008-08-21 19:27:55]
                      Quel raccourci !, de Ion [2008-08-21 19:46:55]
                          Justement relisons DH, de jl d'André [2008-08-22 15:04:14]
                      Il me semble pourtant, de Marc B. [2008-08-21 20:29:48]
                          Le communisme hérite du libéralisme et de la civ [...], de jl d'André [2008-08-21 21:05:10]
          Affligeant..., de Frédéric Curis [2008-08-21 14:41:12]
              On ne les compte plus, de Etienne [2008-08-21 15:11:07]
                  Sauf que..., de l'Hermitte [2008-08-21 16:25:45]
                      Moui..., de Etienne [2008-08-21 16:58:04]
                          les mêmes causes, de Frédéric Curis [2008-08-21 21:12:41]
                              La question initiale n'est pas celle-là, de Gentiloup [2008-08-21 22:00:16]
                          L'avis de Rome sur la question, de Vianney [2008-08-22 10:13:57]
                              Erratum, de Vianney [2008-08-22 10:43:00]
                  Faites gaffe!, de Gaston Lagaffe [2008-08-21 18:55:06]
              F. Curis et Jl d'André, de JacqHou [2008-08-22 08:13:02]
                  conséquences..., de Frédéric Curis [2008-08-22 08:32:00]
                      Relisez les titres , de JacqHou [2008-08-22 08:52:50]
                  La réponse d'une autorité..., de Vianney [2008-08-22 09:12:21]
                      Il n'y est pas dit que l'état ne doit pas être c [...], de JacqHou [2008-08-22 11:34:43]
                          Le Christ lui même dans un état administré par  [...], de JacqHou [2008-08-22 11:46:43]
                              Relisez donc Pie XI, de Vianney [2008-08-22 12:10:52]
                                  Vom Heiligen Stuhl, de JacqHou [2008-08-22 12:55:50]
                                      Distinguer n'est pas synonyme de séparer, de Vianney [2008-08-22 13:32:41]
                                          Mon auteur mais c'est le Saint Père Pie XI dont  [...], de JacqHou [2008-08-23 01:11:50]
                                              Distinguer ne veut pas dire séparer (bis), de Vianney [2008-08-23 07:26:53]
                                              ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR C [...], de jl d'André [2008-08-26 13:43:01]
                                                  Merci, mais.... objections, de Griffon [2008-08-26 19:06:45]
                                                      Précisions, de jl d'André [2008-08-26 20:42:13]
                                                          Précisément !, de Griffon [2008-08-26 23:03:50]
                                                              Là n'est pas l'important !, de jl d'André [2008-08-27 08:18:26]
                                                                  Oui, mais..., de Griffon [2008-08-27 10:53:44]
                                                                      Pourtant les faits sont là !, de jl d'André [2008-08-27 13:10:19]
                                                                          Là, on tourne en rond., de Griffon [2008-08-27 13:44:19]
                                                                              Mais pas du tout !, de jl d'André [2008-08-27 14:31:33]
                                                                                  Et pourtant !, de Griffon [2008-08-27 16:24:59]
                                                                                      Effectivement !, de jl d'André [2008-08-27 21:37:26]
                                              ROYAUTÉ, NON " DE CE MONDE " MAIS SUR C [...], de jl d'André [2008-08-26 13:45:56]
                                      Et le Royaume <EM>en</EM> ce monde?, de Wallenstein [2008-08-22 15:00:12]
                          En admettant même..., de Vianney [2008-08-22 11:57:53]
                          Le salut qui nous viendra des Harkis , de jl d'André [2008-08-22 14:43:48]
                              Quel beau témoignage..., de Vianney [2008-08-22 16:48:56]
                              Mon pays la France, de JacqHou [2008-08-23 01:21:10]
                                  Mathieu Belarbi, de jl d'André [2008-08-24 15:08:44]
                      [réponse], de Etienne [2008-08-22 11:50:35]
                  Étant cité, je réponds !, de jl d'André [2008-08-26 19:05:43]
      Si je comprends bien...., de Marc B. [2008-08-21 15:55:42]
          Oui et Non !, de jl d'André [2008-08-22 18:40:54]