...à défaut de celui des autres saints que vous rejetez d'avance, à ce que j'ai cru comprendre (« je ne dis pas... »), aura-t-il plus de poids :
Voulez-vous souffrir pour obtenir la conversion des pécheurs, pour réparer les blasphèmes ainsi que toutes les offenses faites au Coeur Immaculée de Marie ?...
Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d'âmes vont en enfer, parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles.
Encore une fois, peut-être après tout est-ce moi qui
ne sais pas lire comme vous me l'avez un jour aimablement suggéré, mais j'aimerais savoir comment vous comprenez la parole de la Mère de Dieu aux petits enfants de Fatima (et antérieurement à sainte Bernadette et à tant d'autres). Suivant votre propre critère d'appréciation, la Sainte Vierge ne vous paraît-elle pas « préjuger des conséquences
directes sur le salut des personnes » du comportement de la communauté chrétienne à leur égard ?
Je ne nie pas la part de mystère dans le plan du salut. Il est vrai, comme vous le soulignez, que tout homme reçoit de Dieu les grâces nécessaires à son salut. Mais ordinairement, statistiquement si vous préférez, il n'en est pas moins vrai qu'
on ne se sauve pas tout seul et on ne se damne pas tout seul non plus.
Il ne faut pas opposer ni séparer les divers aspects d'une réalité, alors qu'ils sont
complémentaires, comme je l'ai rappelé à propos du
Christ-Roi : le fait que la royauté du Christ soit
d'abord spirituelle (« Mon royaume n'est pas de ce monde ») n'empêche nullement qu'elle soit
aussi une royauté sur les peuples et leurs gouvernements (« sur la terre comme au Ciel »).
Mais, là encore, vous m'opposerez sans doute ce que vous appelez la « voie officielle de l'Église ». Je répondrai que cette voie n'a jamais reçu le pouvoir de
contredire l'enseignement antérieur de l'Église, même s'il n'a, comme le rappelle avec humour Gentiloup,
« que 2000 ans ». Et puis, en fin de compte, tout ceci ne relève-t-il pas de la communion des saints, un des douze articles de notre Credo ?
V.