........l'homme droit est assez communément averti, par un sentiment intérieur, de la fausseté ou de la vérité de certaines propositions, avant tout examen, souvent même sans avoir fait les études nécessaires pour être en état de les examiner avec une parfaite connaissance de cause.....J.de Maistre.
Mais il s'agit là d'une évidence savamment formulée par de Maistre.
Je remercie le pseudo N.M. pour ses réponses patientes et méthodiques. Tout ce qu'il me faut.
J'ai appris en lisant tout le monde. Je remercie tout le monde. Je vous dirai que c'est la première fois que sur un forum, je totalise autant de réponses. Il faut dire que d'habitude je suis la seule de droite sur un forum gauchiste, ou la seule catholique chez les autres "en recherche".
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Voila:
Certains connaissent dans le cœur -par le secours de l'Esprit-Saint- la réponse aux questions qu'ils posent. Même le Pape, pourtant infaillible à leur yeux, ne pourrait les persuader du contraire de l'enseignement catholique.Je glorifie le Créateur d'avoir placée en moi cette boussole, orientée vers Lui et vers Son Eglise. Une sensibilité instinctive, me distille dans un souffle la position adéquate vis-à-vis de certaines vérités.
Pour la catholique, profondément chrétienne, d'un temps révolu que je suis, l'infaillibilité pontificale ne souffre aucun bémol. Et par conséquent les évêques ne sont infaillibles que pour autant qu'ils collent à l'avis du Pape.
Par exemple en refusant la messe latine dans leur église, ils désobéissent. Ils n'entendent pas le moins du monde appliquer le Motu Proprio***. (moteur propre, de son propre chef, initiative personnelle)
On entend souvent que l'infaillibilité du Pape se limite aux choses de l'Eglise. Ou alors que les prêtres devraient se marier ainsi ils pourraient conseiller "en connaissance de cause". Mou, niais, tiède et pour finir, "irrelevant"(irrecevable)
Il y a des questions dont le Pape n'a nul besoin d'être expert. Il sait le péché de vol, de meurtre ou celui luxure. Ou l'injustice de faire travailler sans le payer son prochain. Devrait-il en avoir fait l'expérience directe pour recevoir et nous transmettre la volonté de Dieu à ce sujet?
J'ai lu quelque part que notre SEIGNEUR avait été malade de fièvre voire de rougeole. Hahahahahaha! Pardon. Mais c'est drôle.
Est-ce bien nécessaire? L'omniscience de Dieu nous distille sans faillir Sa miséricorde. Doit-on dans notre sottise humaine corriger Dieu et vouloir pour "L'autoriser" à établir Ses préceptes, attendre de Sa bonté qu'il ait vécu notre vie pour nous com-prendre. Le Christ devrait-il s'être drogué pour pardonner un drogué, Lui qui n'est pas venu pour les biens portants mais pour les malades…. Devrait-il avoir connu toutes nos déviances l'une après l'autre. Nous en sommes à ce point incapables d'imaginer - de reconnaître- ce qu'est qu'être DIEU.
Tout comme cette infaillibilité qui s'arrête aux questions de société est à mon avis, une conséquence, une des multiples visages de la contestation de la royauté sociale du Christ.
Ou cette idée protestante s'il en est que le prêtre doit savoir de quoi il en retourne. S'il fallait qu'il ait fait le tour mondain de la vie, il n'y aurait plus rien du prêtre chez lui. Vous imaginez aisément le diable le regardant passer, "Ah c'est un prêtre catholique qui apprend la vie pour mieux travailler au salut des âmes. Ca va comme vous voulez mon père? Bien le bonjour chez vous,"…..Comment est-il possible d'être aussi peu inspiré. C'est pour cela qu'eux, ils n'ont rien du représentant de Dieu.
Bref!
Ce qui me conduit à une autre question. Peut-on tout voir à travers le prisme de la religion catholique? De l'Eglise en fait. En langage castilliste, existe-t-il un mirador, comme un point de vue catholique, d'où comprendre le monde, la Création, la vie, tout?
Merci de vous y prêter. Et bon dimanche. Enfin, ce qu'il en reste.
(****J'évite d'employer ces termes car étant plutôt sotte, je pourrais bien en mésuser. Du reste je conjure les forumeurs de me corriger toutes les fois où je pourrais par un mot, remplacer avantageusement mes métaphores. J'en profite pour les encourager, comme certains ont déjà la délicatesse de le faire, de mettre entre parenthèses la traduction vulgaire de l'idée débattue. Si toutefois elle n'alourdit pas trop leur propos. Car ce forum a bien des égards tient lieu d'université virtuelle. De ce fait, il se doit d'être plus accessible que certaines analogiques. Toujours, nous sommes toujours tentés de rester entre nous, d'impressionner nos pairs, ce qui en soit n'est pas un mal, vraiment; car il est plaisir certain, cent fois avéré d'être entre personnes parlant le même langage, en plus de la même langue, l'homme est grégaire, cependant il faut savoir être tout en tous…. Il faut se mettre à la place de l'autre, pour confortable que soit la notre, et tenter de ressentir comme lui, le "largué", le laissé au bord de la route, bref celui qui "n'en fait pas partie".
Une telle attitude, appliquée du reste à toutes les circonstances de la vie, ne nous enlèvera rien. Loin s'en faut. La Providence est toujours là pour nous recharger, lorsque nous donnons. C'est pour cela aussi qu'on apprend en enseignant. Si vous enseignez le mal cela n'augmentera pas votre savoir…que nenni! Mais le bien oui –de quelque nature qu'il soit- doit être partagé, pour en fructifier. Cet idiot comme comparaison mais le semeur qui ne "donne" pas ses grains, ne récoltera rien. C'est le degré zéro de l'échange, du partage. Même si l'autre n'est pas lui-même en mesure de vous donner quelque chose, vous recevez "par ailleurs", même si vous ne vous en doutez pas. Les canaux de la Providence sont aussi multiples et impénétrable que les voies du Seigneur, d'ailleurs ils se confondent.
Une telle attitude chez des individus isolés, qui ensemble forment un groupe social, aurait évité -ou pour le moins réduit- bien des déboires à des pays entiers, à différents moments de l'histoire, si les ¾ ou même la moitié de leur temps, certains avaient pensé à regarder l'autre pour s'assurer qu'il comprend lui aussi la "private joke", le degré de subtilité du mot...pour ainsi dire. Cela comporte l'extraordinaire avantage qu'au lieu de s'imaginer –à tort souvent, et autant à raison - être l'objet du rire, l'autre en rit avec nous.
On m'a posé la question fatidique un jour "Tu ris avec moi, ou tu ris de moi"? Hahahahahaha!
………"Salut Divine Aurore, Nous étions la conquête du serpent infernal, Tu lui broyas la tête sous ton pied virginal. Toi dont nulle souillure n'a terni la splendeur, Rend notre âme plus pure, plus fervent notre cœur. |