Je n'ai vu que des exemples...
Non, je vous ai donné des modèles de pratique (et pour l'un d'entre eux, quel modèle ! La plus grande cérémonie liturgique qui ait existé depuis le début du christianisme) et des référence et images de livres officiels.
Je vous ai donnés également des citations et des préconisations d'instances tout à fait officielles. Je peux aussi vous citer le magistère le plus récent.
C'est vous qui ne me donnez que des contre exemples.
Vous oubliez qu'une certaine réforme du rite romain a eu lieu depuis... et que cette réforme, avec notamment la collégialité, a renforcé le pouvoir des évêques et des conférences episcopales. Donc ne comparons pas ce qui n'est pas comparable: les évêques sont parfaitement dans leur droit et d'ailleurs Rome ne l'a jamais démenti a part dans le cas d'abus flagrants (filles enfant de choeur, etc...).
Ce n'est pas banal ce que vous me dites là. Surtout sous la plume d'un tradi. Exactement les mêmes arguments que la dadame de l'équipe liturgique de la paroisse du village d'à côté...
Redemptionis Sacramentum, 2004
- 14 - «Le gouvernement de la sainte Liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Église: il appartient au Siège Apostolique et, dans les règles du droit, à l’Évêque».
- 15 - Le Pontife Romain, «Vicaire du Christ et Pasteur de l’Église tout entière sur cette terre, possède dans l’Église, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement», notamment en communiquant avec les pasteurs et les fidèles.
- 16 - Il revient au Siège Apostolique d’organiser la sainte Liturgie de l’Église universelle, d’éditer les livres liturgiques, de reconnaître leurs traductions en langues vernaculaires et de veiller à ce que les règles liturgiques soient fidèlement observées partout, spécialement celles qui réglementent la célébration du Saint Sacrifice de la Messe.
- 17 - La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements «s’occupe, demeurant sauve la compétence de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, de tout ce qui appartient au Siège Apostolique en matière de réglementation et de promotion de la Liturgie sacrée, et tout d’abord des sacrements. Elle favorise et veille sur la discipline des sacrements, spécialement quant à la validité et à la licéité de leur célébration». Enfin, «elle exerce une vigilance attentive afin que soient observées exactement les dispositions liturgiques, que soient empêchés les abus en ce domaine, et qu’il y soit mis fin là où ils sont découverts». Dans ce domaine, selon la tradition de toute l’Église, une attention particulière est accordée à la célébration de la sainte Messe, et au culte qui est rendu à la très sainte Eucharistie, également en dehors de la Messe.
- 18 - Les fidèles ont le droit d’obtenir que l’autorité ecclésiastique gouverne la sainte Liturgie totalement et d’une manière efficace, afin que celle-ci n’apparaisse jamais comme «la propriété privée de quelqu’un, ni du célébrant, ni de la communauté dans laquelle les Mystères sont célébrés».
(...)V- 27- Depuis 1970, le Siège Apostolique a fait savoir que toutes les expérimentations liturgiques relatives à la célébration de la sainte Messe, doivent cesser, et il a réitéré cette interdiction en 1988. Par conséquent, chaque Évêque en particulier, de même que les Conférences des Évêques, n’ont en aucun cas la faculté de permettre des expérimentations concernant les textes liturgiques et les autres choses, qui sont prescrites dans les livres liturgiques. Pour pouvoir faire des expérimentations de ce genre à l’avenir, il sera nécessaire d’obtenir l’autorisation de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements; celle-ci l’accordera par écrit, à la demande des Conférences des Évêques. Une telle concession ne sera accordée que pour une cause grave. En ce qui concerne les projets d’inculturation dans le domaine de la liturgie, il faut observer strictement et intégralement les normes particulières établies à ce sujet.
- 28 - Toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Évêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recognitio de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n’ont aucun caractère d’obligation.