Bonjour jejomeau,
Ce qui suit n'est qu'un exemple, qu'une raison, parmi plusieurs autres, pour lesquelles l'herméneutique du renouveau dans la continuité me semble être l'autre nom de la série télévisée américaine dans laquelle Peter GRAVES incarnait Jim PHELPS...
Voici :
" L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses [4]. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux. " NA 2
Voilà :
" On les introduira aussi (les séminaristes) à la connaissance des autres religions, particulièrement répandues en telle ou telle région, afin qu’ils découvrent mieux ce qu’elles ont, par une disposition divine, de vrai et de bon, qu’ils apprennent à en réfuter les erreurs, et qu’ils puissent communiquer la pleine lumière de la vérité à ceux qui ne l’ont pas. " OT 16
Je comprendrais volontiers l'intention qui présiderait à toute tentative de réinjection de davantage d'orthodoxie catholique dans l'équivoque conciliaire.
Mais il semble bien qu'il ne soit pas possible, en l'espèce, de prendre appui, en toute sécurité et en toute sérénité magistérielles, sur le texte même du Concile, dans l'espoir de le canaliser vertueusement, contre la vision conciliaire (moderniste, permissive, progressiste, subversive, humanitariste...) que d'aucuns en ont.
La rédaction de NA 2 est en effet d'un ambigu achevé, or, c'est elle qui fait autorité, chez ceux qui n'acceptent pas ce mot, tant il les dérange, mais apprécient la chose, quand elle les arrange.
A contrario ou presque, la rédaction de OT 16 est beaucoup moins ambivalente et beaucoup plus satisfaisante, mais elle est également beaucoup moins connue des détracteurs et des partisans du Concile.
En conclusion, je pense, à la lumière de cet exemple, qu'il est peut-être plus difficile que nécessaire de prendre appui sur le Concile Vatican II.
Si vous préférez, à supposer qu'il soit toujours nécessaire de prendre appui sur le Concile (y compris pour le "recatholociser", presque malgré lui), force est de constater qu'il est parfois encore plus difficile de le faire qu'il n'est nécessaire de le faire.
Merci beaucoup pour votre message et bonne soirée.
Scrutator. |