Voici entre autres deux citations, pour l'instant mais elles ne sont pas les seules. Vous me répondrez : mais tout dépend dans quel contexte elles ont été dites. C'est justement là le problème, ces paroles à double langage, qui n'ont pas lieu d'exister en religion.
Dans une secte, oui, mais pas pour la chrétienté.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
« Toute la richesse doctrinale (des Conciles) ne vise qu’à une chose : servir l’homme ! » « Nous aussi, Nous plus que tout autre, Nous avons le culte de l’homme ! » (Paul VI - 7 déc. 1965)
« Nous désirons faire nôtres les mots importants employés par le Concile, ces mots qui définissent son esprit et, en une synthèse dynamique, forment l’esprit de tous ceux qui se réfèrent à lui, qu’ils soient ou non dans l’Église. Le mot ‘nouveauté’, simple, très cher aux hommes d’aujourd’hui, et très utilisé, est de ceux-ci. Transposé dans le domaine religieux, il est extraordinairement fécond, mais il peut devenir explosif s’il est mal compris. Ce mot, cependant, nous a été donné comme un ordre, comme un programme ; plus encore, il nous a été annoncé comme une espérance. Il nous arrive tout droit des pages de la Sainte Écriture : « Voici (dit le Seigneur) que je veux faire du neuf ». Saint Paul fait écho à ces paroles du prophète Isaïe (cfr. II Cor 5, 17). Et puis l’Apocalypse : « Voici que je fait toute chose nouvelle » (Ap.21, 5). Et Jésus, notre maître, ne fut-il pas lui-même un innovateur ? « Vous avez appris qu’il fut dit aux anciens… Mais moi Je vous dis… » (Mt. 5) répété dans le Discours sur la Montagne… Voilà précisément comment le Concile s’est présenté à Nous. Deux termes le caractérisent : ‘renouveau’ et ‘mise à jour’ ("aggiornamento"). Nous tenons beaucoup à ce que cet ‘esprit de renouveau’ - selon l’expression du Concile - soit compris et vécu par tous : il répond à la caractéristique de notre temps, tout entier engagé dans une énorme et rapide transformation, et qui crée des nouveautés dans tous les domaines de la vie moderne. En effet, on ne peut manquer de faire spontanément cette réflexion : si le monde entier change, la religion ne changera-t-elle pas elle aussi ? Entre la réalité de la vie et le christianisme, le catholicisme spécialement, n’y a-t-il pas un désaccord, une indifférence, une incompréhension, une hostilité réciproques ? La première court, l’autre ne bouge pas ; comment peuvent-ils aller d’accord ? Comment le christianisme pourra-t-il prétendre avoir aujourd’hui une influence sur la vie ? Et c’est pour cette raison que l’Église a entrepris des réformes, surtout après le Concile. L’épiscopat est en train de promouvoir le ‘renouveau’ qui correspond aux besoins présents ; les Ordres Religieux réforment leurs Statuts ; le laïcat catholique se qualifie et s’insère dans la vie de l’Église ; la Liturgie accomplit une réforme dont chacun reconnaît l’extension et l’importance ; l’éducation chrétienne réexamine les méthodes de sa pédagogie ; on est sur le point de réviser et de rénover toutes les législations canoniques. Et combien d’autres nouveautés consolantes et prometteuses verra-t-on apparaître dans l’Église ! Elles attestent sa nouvelle vitalité, laquelle montre qu’elle est continuellement animée par l’Esprit Saint, même en ces années si cruciales pour la religion. Le développement de l’œcuménisme, guidé par la foi et la charité, dit de lui-même quel progrès presque imprévisible a été accompli dans le cheminement et la vie de l’Église. L’Église regarde vers l’avenir avec un cœur plein d’espoir, plein d’une nouvelle attente dans l’amour… Nous pouvons dire du Concile : il marque l’ouverture d’une ère nouvelle, dont personne ne peut nier les aspects nouveaux que Nous vous avons indiqués ». (Audience générale du 2 juillet 1969 – D.C. N°1545 p.703 et 704)
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Bien à vous
|