Veuillez relire. La phrase est en 2 parties: la 1e concernant l'article 7 du MR, la seconde concernant DH
Absolument pas ! relisez vous-même la phrase, DH n'y est mentionné nulle part et les 2 parties ne concernent que le Missale romanum : article 4 de la préface et article 7 du 1er chapitre.
En gros, toute la hiérarchie ecclésiastique avec le pape à sa tête. Faut-il rappeler que là où est Pierre, là est l'Eglise ? Et si tous ensemble ils enseignent un droit naturel (à en croire Mgr Lefebvre) à la liberté religieuse, ce n'est pas l'absence supposée de condamnation de Mgr Lefebvre sur ce point qui modifie le statut de cette doctrine.
Vous essayez de faire dire à Mgr Lefebvre exactement le contraire de ce qu'il dit réellement. Mgr Lefebvre n'a jamais dit que le pape et les évêques unis à lui enseignaient un droit naturel à la liberté religieuse. Il attribue cet enseignement à cette "Église conciliaire" qu'il prend bien soin de distinguer et opposer à l'Église catholique. Certes, le pape a pu souvent agir comme si l'Église avait effectivement enseigné ces erreurs, mais celacela fait partie des faiblesses humaines, cela n'engage pas le magistère.
Absence supposée. Mgr Lefebvre était déjà suspendu en 1978. La condition pour que cette censure soit levée était qu'il déclare publiquement adhérer franchement au concile œcuménique Vatican II et à tous ses textes — sensu obvia —, qui ont été adoptés par les pères du Concile, approuvés et promulgués par l'autorité du pape. Car une telle adhésion a toujours été la règle, dans l’Église, depuis les origines, en ce qui concerne les conciles œcuméniques (cf. 3. a.).
Bien sûr que cette adhésion a toujours été la règle dans l'Eglise en ce qui concerne les conciles oecuméniques, mais justement parce que tous les autres conciles oecuméniques imposaient des obligations et prévoyaient des sanctions pour qui ne s'y soumettrait pas. Or c'est justement ce qu'a refusé de faire le concile Vatican II.
Quand à la suspens de 1976 Mgr Lefebvre ne demandait pas qu'elle soit levée, mais annulée car sans objet. Le premier moyen de son appel était qu'il avait été condamné pour sa seule déclaration de 1974 et qu'il aurait donc dû relever de la congrégation pour la doctrine de la foi. Le pape Paul VI a longtemps fait la sourde oreille à cet appel pourtant légitime, pour finalement faire enfin droit à sa demande en 1978.
Le but de la comparution de Mgr lefebvre devant le St Office en 1978 était de confirmer ou d'infirmer les condamnations qui avaient porté contre lui. Il s'agissait de savoir si le refus par Mgr lefebvre de certains textes du concile méritaient ou non une telle condamnation. Et on ne peut invoquer contre l'absence de condamnation de Mgr Lefebvre sa précédente condamnation de 1976, puisque justement celle-ci avait été faite avant tout examen doctrinal de la position de Mgr Lefebvre et que c'était précisément pour réparer cet arbitraire que Mgr Lefebvre comparaissait devant le St Office.
On voit mal comment, en 1978, le Saint-Siège aurait pu sanctionner ce qui était déjà réprouvé explicitement, à savoir le refus d'adhérer à un texte du concile oecuménique Vatican II. Qu'on proteste que le Saint-Siège ne réponde pas sur le champ à une énième critique virulente de DH n'annule pas l'adhésion qui lui est dû.
Justement, ce n'était pas réprouvé explicitement, et c'est justement parce que cela était très vague qu'il était nécessaire de l'expliciter devant la juridiction compétente. Enfin il y a peut-être un moyen terme entre répondre sur le champs et n'avoir toujours pas répondu au bout de 30 ans.
Par ailleurs, en 1988, il fut à nouveau demandé à Mgr Lefebvre d'accepter la doctrine de LG 25 sur le Magistère ecclésiastique et l'adhésion qui lui est due, par voie de conséquence d'adhérer à un enseignement (doctrinal qui plus est) comme celui de DH 2.
Relisez le protocole d’accord du 5 mai 1988 proposé à Mgr Lefèbvre pour être régularisé et vous verrez que rien de semblable ne lui avait été imposé. Le fait que ce protocole fut dénoncé dès le lendemain par Mgr Lefebvre et pour d'autres raisons, ne change rien au fait qu'il avait été accepté par Rome.