1° Sur l'argument d'autorité.
Dans un débat relatif à un objet donné (en l'espèce, le N.O.M.), ce n'est pas l'usage de l'argument d'autorité qui peut entraîner l'adhésion de l'esprit, mais la force et le poids des raisons. Saint Thomas lui-même l'affirme.
Or de raisons, nous n'en obtenons jamais de votre fait. Peut-on, par conséquent, débattre de quoi que ce soit avec vous ? A longueur de messages, vous administrez la preuve que cela n'est d'aucune utilité et d'aucun intérêt (sinon pour détromper les naïfs qui pourraient vous faire en quoi ce soit confiance).
2° Quelques perles...
"Qui serions-nous, pour voir OBJECTIVEMENT ? Une intelligence incarnée, limitée, discursive, faillible. Cela seul suffirait [à quoi ???], mais en plus, elle est pécheresse."
Nous sommes effectivement des êtres humains, je confirme (du moins pour ce qui me regarde). Nature humaine certes limitée et de surcroît blessée, mais nature humaine à laquelle la grâce - chez le croyant - ne vient pas se substituer, mais qu'elle vient élever à l'ordre surnaturel. Et la grâce ne vient pas élever des machines ou des veaux, mais une nature qui lui est proportionnée, et en l'espèce une intelligence humaine dont le croyant doit faire usage dans l'exercice de la foi. Car à défaut, il n'exerce rien du tout. "Qui n'avance pas recule". Vous faites manifestement usage de la marche arrière...
"OBJECTIVEMENT, nous ne pouvons rien dire. A l'origine et au fondement de l'OBJECTIVITE se trouvent les paroles du Christ et du magistère."
"Nous ne pouvons rien dire" ? Alors faites-nous la grâce de ce qui vous tient lieu de pensée...
Quant au sacrifice de la messe, ou quant au N.O.M., BK ne peut rien dire. Dieu lui a donné une intelligence. Et de surcroît (on ose l'espérer), Dieu a fait à cette personne, et donc à cette intelligence, le don de la foi, mais ce n'est nullement pour croire et rendre compte de l'espérance qui est en lui : ce n'est nullement pour adhérer, saisir et approfondir (et conséquemment défendre) le Mysterium Fidei, c'est tout bonnement et tout simplement pour jouer au perroquet.
"A l'origine et au fondement de l'OBJECTIVITE se trouvent les paroles du Christ et du magistère."
Grandiose envolée lyrique !
On peine à saisir néanmoins la pensée (?) de notre perroquet de service. On devine néanmoins que notre mahométan anonyme (comme il est, paraît-il, des "chrétiens anonymes") continue sur sa lancée : celle de l'homme-machine inapte par nature à saisir quoi que ce soit (et conséquemment à exercer la foi), mais tout juste bon à "souscrire".
Au passage, on relève à nouveau la conception complètement viciée du magistère propre aux inconditionnels de Vatican II : au fondement est non seulement la Révélation, mais encore le magistère !!! Et hop : voici le magistère élevé au rang de fondement, de règle objective (et non plus directive et prochaine).
Evidemment, si l'on pose en principe que l'homme est par nature incapable de saisir quoi que ce soit (je rappelle que l'élévation à l'ordre surnaturel ne détruit pas la nature), que l'"acte de foi" (ou plutôt sa caricature) se réduit à un suivisme aveugle, et que l'objet de cette pseudo foi n'est pas - comme de juste - le Donné Révélé mais le magistère (ou ce qui en tient présentement lieu), on comprend tout à fait qu'il soit loisible à tout BK de service de souscrire aveuglément à Vatican II sans JAMAIS reconnaître la simple nécessité de rendre compte de la continuité ou non dudit Vatican II avec l'avant Vatican II.
Non seulement BK n'est pas sur la même planète que N.M. (qui nie la continuité), mais de surcroît il n'est pas sur la même planète qu'un Abbé Harrison ou un Dom Basile qui ont bien saisi la nécessité qu'il y a à rendre compte de cette continuité.
Non, pour sire BK, le locataire du Vatican peut raconter tout et son contraire, il suivra tout et son contraire. La "foi" selon sire BK est la caricature de la foi catholique.
Et tout le reste est à l'avenant...
On apprend ainsi que "l'homme est aveugle, si le magistère n'est pas là pour éclairer son intelligence". A moins d'être pape, nous dit-il, ou bien ange (mais un bon ange, ajoute-t-il).
Et nous autres qui ignorions les grandes "vérités" dont BK nous fait l'aumône !
- L'intelligence angélique, c'est pour les bons anges, pas pour les anges déchus, nous révèle-t-il. Question (en forme d'indice) : est-ce le péché qui vient détruire la nature ou bien la grâce qui vient se substituer à la nature ? Rappelons que l'une et l'autre des propositions sont contraires à la doctrine catholique. Et c'est pourtant l'une ou l'autre (ou les deux) qui est la pensée du sire BK.
- Seul le pape exerce la foi, nous révèle-t-il encore. Hé oui, il est bien connu que seul le pape peut discerner et saisir la vérité ou l'erreur. Hé bien non ! Dans l'Eglise catholique, il n'y a pas au sommet un bonhomme qui aurait la foi, et en dessous une bande d'ilotes tout juste bons à "souscrire" ! Il y a tout au contraire des croyants, parmi lesquels se trouve effectivement un chef divinement assisté pour proposer, conserver et expliciter sans risque d'erreur l'objet de la foi, patrimoine de tous les membres du Corps Mystique.
[a] De telle sorte qu'un donné X, alors même qu'il n'a pas encore été défini par le pape, peut néanmoins être tenu dans la lumière de la foi par ceux des croyants qui en saisissent la connexion intime avec le Donné Révélé (tous les théologiens le rappellent ; exemple classique : l'Immaculée Conception). Mais certes, tant que le pape ne sera pas intervenu de manière authentique, ceux des croyants qui ne saisiront pas (encore) le donné X ne pourront être regardés comme hérétiques.
[b] De telle sorte également que le croyant qui adhère au donné Y, dûment attesté, par quelque pape ou concile, comme appartenant au Donné Révélé, est toujours en mesure de défendre le donné Y contre toute agression contre sa foi, lors même que le pontife régnant ne se serait pas encore pronocé contre ladite agression.
[c] De telle sorte encore que le croyant ne peut pas faire une croix sur le donné Y, sauf à déchoir de et dans la foi, lors même que l'y encouragerait l'attestation de l'Apôtre lui-même ou d'un ange venu du ciel (nous dit saint Paul), et a fortiori l'attestation de celui qui est apparemment pape (Tartemolle). Mais comme il est également de foi le donné selon lequel le pape ne peut attester de l'hérésie, le croyant devrait continuer à tenir le donné Y et le fait dogmatique suivant : "Tartemolle n'est pas pape", et ce, même avant la définition par un vrai pape (cf. [a]) du fait dogmatique en question (en vertu du donné Y et du donné relatif à l'infaillibilité).
[d] De telle sorte enfin que lorsque le Siège de Pierre se trouve vacant, la foi ne disparaît pas de dessus la terre pour toute la durée de ladite vacance.
J'ai bien l'honneur
N.M.