Ce n'est pas l'acte qui compte...
C'est l'intention.
Souffrir en acceptant, en accueillant, et aimant la souffrance car elle est la voie royale, celle de notre Roi soi-même est salvateur.
Souffrir, et peser sa souffrance, en pensant : moi aussi je sauve le monde, car Jésus va, humainement, sentimentalement presque, voir comme je l'imite bien, et va bien rémunérer ma belle action est autre chose...
On dirait des pharisien qui font "leur" loi, "leur sabbat", et s'en proclament justes.
Qu'il est difficile de trouver les mots pour distinguer le fait.
L'intention seule compte !
Est-ce que je souffre, et l'accepte avec joie, et réconfort de savoir que peut-être cela sèche une larme de Marie, ou soulage Jésus, comme le Bon Larron a dû lui réjouir le coeur en se convertissant sur place ?
Est-ce que je souffre et mesure ma gloire ? Alors, la récompense est déjà acquise, et Jésus ne valorisera rien là-dedans. Il l'a dit aux pharisiens aussi.
Jésus ne valorise pas la souffrance, mais l'intention dans la "passio" de souffrir. Cela seul sauve.
S'attribuer la ferveur des priants devant la preuve du Suaire... "Moi aussi, j'ai pris un bout, nananère" est bien une tentation issue du Démon ou de notre moi-même rejimbeur à la vraie qualité de la souffrance.
Comme la maladie, elle a 5 causes :
- évènements externes, guerres, cataclysmes, attaques...
- mode de vie déplorable
- manque de soin de soi : "Présentez à Dieu un corps sain" dit St Paul.
- trop de fatigues, c'est du don voulu, c'est passager.
- prise sur soi des souffrances des autres. Rares sont ces âmes là.
Du moins si je me souviens de ma lecture...
Alors, quelle réécriture des ces deux lignes proposez-vous ?
Pour que ce soit catholique et respectueux de la croix ?
Glycéra |