De retour de Turin où nous étions 850 samedi matin devant le Saint Suaire, je lis et relis cette prière distribuée aux pèlerins que je n'arrive pas à relier totalement à la théologie traditionnelle du Péché originel et de la Rédemption.
Manque-t-il quelque chose ?
Y a-t-il quelque chose de trop ?
Est-ce mal dit ?
Sauf erreur de ma part, je reproduits tel que traduit, majuscules et minuscules y compris.
PRIÈRE DEVANT LE SAINT SUAIRE
Seigneur Jésus, tandis qu'en prière silencieuse je contemple le saint Suaire, mon cœur s'emplit d'émotion parce que je vois dans ce tissu sacré et mystérieux tous les signes de l'atroce souffrance que Tu as vécue dans ta Passion, telle qu'elle est racontée par les Évangiles.
Le drame de ta douleur est rendu évident par le sang que je vois sur ton corps à cause de la couronne d'épines et des coups de fouet, à cause des clous dans tes mains et dans tes pieds, et à cause du coup de lance du soldat qui a transpercé ton cœur.
Quand, en même temps que la Vierge Marie, ta Mère et notre Mère, je T'adore Toi, Jésus, souffrant et immolé, je comprends plus clairement que Tu as pris sur Toi les douleurs et les croix de l'humanité tout entière.
Chacune de mes souffrances, la "passio hominis", unie à ta souffrance, la "Passio Christi", reçoit une valeur rédemptrice qui fait que je me sens soutenu, consolé et pardonné par Toi.
Je sais qu'il n'y a pas de consolation sans conversion : c'est pourquoi, en portant avec confiance mes croix avec ton aide, je Te promets de commencer une vie nouvelle en m'éloignant du péché, de façon à pouvoir ressentir que "par tes plaies" j'ai été guéri.
Amen.
Severino Card. Poletto
Archevêque de Turin
J'y sens comme une forte odeur de "Culte de l'homme" sauce moderniste !
Vous ne trouvez pas ?
"Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, Miserere nobis"