Chacune de mes souffrances, la "passio hominis", unie à ta souffrance, la "Passio Christi", reçoit une valeur rédemptrice qui fait que je me sens soutenu, consolé et pardonné par Toi.
Moi homme, je souffre, et mon mérite n'est pas mince, surtout que Jésus vient lui donner son prix. Moi, je souffre, moi, je sauve.
On est loin du marché de jésus : Donne moi tes fautes, je te donne mes mérites.
Il manque le néant, le Nada. Nous ne sommes que serviteurs inutiles, et nos souffrances servent à nous vider de notre moi-même, si nous les acceptons. Parfois, quelques saints peuvent aider Jésus... mais ce n'est pas celui qui dit qu'il le fait !
Même Marie ne l'a pas dit. Même elle, dont le coeur bat avec Celui de Dieu.
Elle est co-rédemptrice, par Jésus, avec Lui, rachetée d'avance.
Mais elle ne dit jamais que sa souffrance est valorisée par celle de Jésus. Elle en lui vole rien ! Elle n'en parle pas.
Parfois elle pleure sur nous, mais ne s'en plaint jamais.
Aurions-nous pu avoir d'autres lignes à la place ? Je suggère par exemple :
""Chacune de mes souffrances, la "passio hominis", rappelle mon indignité, mon rachat et redit l'immensité d'Amour pour nous de ton offrande volontaire à l'obéissance parfaite.""
Vous pointez le doigt sur ce qui fait mal, encore plus mal à Jésus : ceux qui se la pêtent.
Dommage que l'auteur de cette boursouflure égotiste soit un évêque...