Le voici : la nouvelle manque quand même sacrément de poésie comparée à la sixto-clémentine ancienne.
Un bon argument dans le même sens serait en revanche que, depuis Trente ou presque, la sixto-clémentine est utilisée comme un standard, sans discontinuité. Nous savons les troubles qu'a engendrés l'introduction forcée de la Vulgate à la fin de l'antiquité ; il n'y a pas, je crois, de raison objective, pour faire disparaître ce standard qui n'est pas si mauvais et qui, s'il peut différer sur des points assez peu essentiels du texte "original", est du moins LA référence utilisée par tous les auteurs après saint Jérôme.
Cela dit, il faut reconnaître que le travail effectué pour la Néo-Vulgate est très bon. Seulement il est inutile parce que personne ne s'en sert. C'est à peu près aussi vain que ce nouveau texte de l'ubi caritas que Rome et Solesmes essaient d'imposer depuis 40 ans : ça ne passera jamais, l'inertie de la chrétienté est trop grande (pour une fois). |