Cher Athanase,
Je veux bien croire qu'il existe des
"groupes anglo-catholiques pro-romains" aux USA mais dans l'article cité je relève les titres des groupes concernés: en Amérique, au Canada et en Australie:
1 - l’ «Église Anglicane Traditionnelle» des USA
2 - "l’Église Anglicane Catholique du Canada"
3 - La « Communion Anglicane Traditionnelle » au Canada
4 - « Forward in Faith » en Australie
Et je cite à propos de l'Eglise anglicane d'Amérique:
"exprimant le désir de trouver une façon communautaire et ecclésiale d’être Anglicans Catholiques en communion avec le Saint Siège"
Pourquoi pas catholiques tout court?
Je relève ensuite:
Chaque groupe s’attend à avoir son propre Ordinaire, choisi à partir de ses propres « évêques » et « prêtres », et aussi à obtenir le droit « de conserver quelques traditions spécifiquement Anglicanes comme l'usage de la liturgie anglicane »
Ces prêtres et évêques ne seront donc pas choisi par Rome? Ne seront donc pas ordonnés? Et n'auront donc pas à se convertir?
La fin mais non le moindre:
« Nous nous engageons sur cette voie spéciale parce que l’Église Anglicane d’Australie nous a fermé la porte depuis longtemps… On ne veut plus vraiment de nous. On ne respecte pas notre conscience (refus des homosexuels pour le ministère ordonné et des femmes évêques)… Nous disons simplement que nous avons été des Anglicans fidèles ayant gardé ce que les Anglicans ont toujours cru… mais nous avons été marginalisés par des gens qui veulent introduire des innovations. Il nous faut des évêques qui croient à ce que nous croyons. » (le Président de « Forward in Faith »)
"Il nous faut des évêques qui croient à ce que nous croyons"dit-il Pourquoi pas des évêques qui croient à ce que l'Eglise Catholique Apostolique et Romaine a toujours cru?
Si les mots veulent dire quelque chose, il ne s'agit pas du tout d'une conversion mais d'une association. Sinon, qu'on m'explique!
A moins que l'auteur de l'article, l'abbé Peter Scott, dise n'importe quoi... Cependant je remarque qu'il est de langue anglaise comme l'indique son patronyme, puisque son article a été traduit par l'abbé Girouard et qu'il écrit dans un bulletin pour le Canada. Je suppose donc qu'il sait au moins autant que vous de quoi il parle.