Il est vrai qu'il n'y a rien de criticable dans le texte cité par Scribe. Ce qui me laisse en revanche plus circonspect, ce sont les modifications faites dans les prières par la CRC.
Je ne relance pas le débat sur le "je vous aime O Marie", mais désormais il faut dire notre pain "célestiel" en lieu et place de quotidien. Quant à l'ajout du "Coeur immaculé de Marie" dans le Credo...
S'il n'y a rien à critiquer en soi dans le fond, je constate que ces pratiques enferment les gens dans des habitus communs qui les isolent des autres. Ainsi dans ma famille, chacun finit par réciter son chapelet dans son coin, alors qu'il s'agissait peut être du seul domaine d'entente. En période de division, n'est-il pas important de conserver l'essentiel au lieu de créer du nouveau?
...de ces "originalités" n'a pas pour but de se singulariser mais de ne pas rester dans un immobilisme, certes rassurant, mais qui finalement peut se révéler nuisible.
Vous ne pouvez ignorer que lors de la contre-réforme qui suivi l'expansion du protestantisme, beaucoup de choses évoluèrent dans la pratique. A l'heure où une nouvelle réforme d'inspiration protestante gangrène l'Église depuis près de 50 ans, n'est-il pas bon de réagir en faisant, à notre tour, évoluer notre pratique?
Tout comme vous, je suis très réticents aux nouveautés, à plus forte raison lorsqu'il s'agit de ma foi, et il m'aura fallu des explications claires pour accepter de modifier mes prières... Je dois malgré-tout reconnaître que l'introduction de ces nouveautés, en rien contraires à l'enseignement multi-séculaire de l'Église, a au moins eu le mérite de pousser les concernés à davantage de méditation des textes ainsi "rajeunis"... nous ne sommes que de pauvres pêcheurs!