La brochure d'Arnaud de Lassus dont vous avez un si mauvais souvenir se trouve en lien dans mon premier message (je pense qu'elle a été remise à jour, mais quand ? Sans doute pas au-delà de la fin du XXème siècle

).
En songeant à nouveau à ce qui m'avait choqué dans la Communauté du Chemin Neuf (j'ai fait mon service national civil dans une association leur appartenant, c'est pourquoi je les connais un peu), c'était sans doute plus une conséquence de la mauvaise application de Vatican II qu'une dérive protestante : on nous avait proposé, à l'occasion d'une réunion de prière, le choix entre la confession (un sacrement) et d'autres démarches "symboliques" comme écrire une lettre ou aller se confier en petits groupes; mon épouse et moi-même, nous avions vraiment le sentiment que la véritable confession, en présence d'un prêtre, n'avait plus la première place (un relativisme, en somme) et qu'elle était tout à fait optionnelle. En revanche, on a insisté lourdement pour que nous recevions ce qu'ils nomment le "baptême dans l'Esprit", ce que nous avons refusé.
Sinon, à l'origine, c'est surtout ma femme qui connait le mouvement charismatique de longue date pour l'avoir découvert dans les années quatre-vingt à la Communauté de la Croix Glorieuse, laquelle a d'ailleurs évolué dans le bon sens, même si elle a perdu en spontanéité (comme le dit très justement Athanase,
"Il est instructif de voir ce que l'intégration dans la vie ecclésiale a de positif. L'Église est un facteur d'équilibre.").
Pour terminer, je dirais qu'il y a une dernière chose que les tradis et les charismatiques ont en commun : ils sont montrés du doigt et regardés avec suspicion par les autres membres de l'Église catholique (ceux qui, on ne sait comment, arrivent à supporter la médiocrité des offices et le manque d'inspiration spirituelle des célébrants) : pour l'anecdote, je me souviens que mon épouse, dans une paroisse bien tristounette de ce genre (pas besoin de vous faire un dessin) avait reçu le surnom de "petit vicaire" ou d'"Isabelle la Catholique", tout ça parce qu'elle bousculait un peu trop les piliers de paroisse (moyenne d'age, 65-75 ans) avec ses propositions d'action pour redonner un peu de vie à cette église...