Bonjour,
j'ignore si vous avez lu les autres extraits du livre cité par Petit Garçon, que j'ai publiés
ici.
En particulier l'extrait ci-dessous me semble significatif : le cardinal Ratzinger y développe lui-même sa pensée.
"Pour éviter tout malentendu, je dirai que je suis très reconnaissant au nouveau missel pour son contenu (mis à part quelques critiques ! [non précisées]), pour avoir enrichi le trésor des oraisons, des préfaces, pour les nouveaux canons [ceci concerne les 4 prières eucharistiques, bien que le cardinal Ratzinger fasse remarquer ailleurs, que la multiplication des prières eucharistiques locales est regrettable), pour avoir accru le nombre des formulaires de messes les jours de semaines, etc., sans parler de la possibilité d'utiliser les langues maternelles. Mais
c'est un malheur, à mon avis, d'avoir donné l'impression qu'il s'agissait là d'un livre nouveau, au lieu de replacer l'ensemble dans l'unité de l'histoire liturgique. Je crois donc qu'
une nouvelle édition devra montrer et dire clairement que le missel de Paul VI n'est rien d'autre qu'une version nouvelle du missel auquel avaient déjà travaillé saint Pie X, Urbain VIII, saint Pie V et leurs prédécesseurs en remontant jusqu'à l'Eglise primitive. La conscience de l'unité interne ininterrompue de l'histoire de la foi, unité qui s'exprime dans l'unité toujours présente de la prière issue de cette histoire, est essentielle pour l'Eglise. Cette conscience se volatilise tout autant si l'on accorde ses suffrages à un livre liturgique qui aurait été composé il y a quatre cents ans, que si l'on souhaite une liturgie sortie aussi fraîche que possible d'une confection maison." (p.84-85)
Cordialement,
BK
PS : dans votre
autre message, les deux premières phrases que vous citez (point 1.) sont-elles du cardinal Ratzinger ou de Mgr Gamber ?