Tout d'abord, une petite remarque : la première citation n'est pas de Benoît XVI, ce qui supposerait que c'est une déclaration faite dans l'exercice de ses fonctions. Cette première citation, donc, est celle d'un théologien privé, même si la personnalité de l'auteur, et la fonction qu'il exerce actuellement, force à y bien réfléchir.
Donc d'un côté il y a une constatation intellectuelle, de l'autre un acte de gouvernement en vue de l'action. La seconde citation indique comment on doit se comporter. Elle pose à mon avis la condition de la "réforme de la réforme" : faire en sorte que désormais la continuité l'emporte sur la rupture.
Ensuite, il y a un fait dans l'histoire de l'Eglise dont on doit se souvenir pour aborder ce sujet : c'est la réforme carolingienne faite par Alcuin, qui a réunifié avec l'accord du Pape des traditions liturgiques qui avaient divergé à partir du rite romain. Cette réforme, pour différente qu'elle soit de celle de Paul VI, notamment par son ampleur, me paraît devoir éclairer notre réflexion, en ce sens qu'il y a quand même une sorte de précédent.
Enfin, une autre affirmation du même auteur nous donne sans doute la clé : le Cardinal Ratzinger disait que le missel de Jean XXIII diffère assez peu de celui de Paul VI dans sa forme latine, avec le canon romain, et sans doute aussi (je cite au style indirect et de mémoire) face à Dieu seul.
Espérant vous avoir éclairé, j'attends, comme d'habitude avec impatience, vos propres commentaires à mes petites cogitations.
Votre dévoué Paterculus. |