| Auteur : Presbu |
| Sujet : "l'esprit du Concile" donne tort au P Basile contre Mgr Gherardini |
| Date : 2010-11-17 09:52:44 |
je prends la liberté, si XA le permet, de citer partiellement un commentaire significatif de G****: évidemment c'est pour se réjouir de la zizanie entre tradis, et rajouter du sel dans la plaie; Néammoins, venant d'un adversaire intelligent de la Tradition, c'est un éclairage cruel sur le sous-entendu fondamental du P Basile VALUET: Ne jamais questionner si Vatican II ne serait qu'un 'développement' qui préciserait la doctrine pontificale et conciliaire antérieure -- ou bien s'il contiendrait quelques excroissances potentiellement cancéreuses de cet antique corpus:
Dom Basile reproche à Mgr Gherardini de façon étonnement insolente dans un tel milieu, son point de vue, se montrant dogmatique et arrogant dans la défense de Vatican II, dont il se fait le défenseur impavide (mais quel Vatican II s’agit-il ? Un monstre artificiel ? Une pure vue de l’esprit pour réconcilier les contraires ?). Brandissant l’argument d’autorité, car il faut concilier Vatican II et « la Tradition » - ou ce que l’on prend pour tel - sans même oser se demander si cela est toujours possible. Au moins Mgr Gherardini a-t-il le courage d’envisager que la réponse puisse être nuancée.
En clérical accompli, soucieux peut-être de plaire aux néo-conservateurs, Dom Basile tire les oreilles du vieux protonotaire romain dont la critique risque d’ébranler la confiance des fidèles ! Le Barroux veut-il plaire à tout prix aux néoconservateurs qui prônent un néo-intransigeantisme mais en se drapant derrière Vatican II ?
Là où, à notre avis, Dom Basile a franchement tort c’est dans sa survalorisation du magistère ordinaire de l’Eglise. En effet, en bonne théologie classique, tout Vatican II n’est pas infaillible et imposer de façon abrupte la soumission à tout ce qu’il contient, en prétendant a priori que cela ne pose aucun problème d’harmonie éventuel avec le Magistère précédent, est un excès d’autoritarisme magistériel. Beaucoup plus fin et nuancé dans sa position - une autre classe ! - Brunero Gherardini qui ne tranche pas les choses au couteau montre au contraire avec intelligence la complexité d’un débat.
Faut-il le répéter une fois encore : à la différence de Dom Basile et Brunero Gherardini nous nous réjouissons de l’écart de la lettre et plus encore de l’esprit de Vatican II (un élan à poursuivre) par rapport à ce qui précède (et qui n’est pas purement et simplement identifiable à LA tradition !) et ne le déplorons pas ! Si, contrairement au mot hâtif du futur cardinal Yves Congar Vatican n’a sans doute pas été une « révolution d’octobre dans l’Eglise », le dernier Concile constitue bien un tournant, selon nous à poursuivre ! De son point de vue, Mgr Gherardini est fondé à questionner ce qui peut bien être envisagé - au moins à titre d’hypothèse - comme une rupture. Quant au concordisme simpliste, étroit et très dogmatique de Dom Basile, et à un degré moindre de « La Nef », sans doute dans la ligne de Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon, soucieux de fusionner Vatican II et le traditionalisme (mais quel sens cela aura-t-il ?), et dans une visée néoconservatrice, il ne mérite qu’un qualificatif : « Pathétique ». Il veut faire entrer du vin nouveau dans les outres anciennes...
romano libero
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