Tout d'abord, je vous remercie de bien vouloir dialoguer avec moi sur ce bon Forum catholique.
En ce qui me concerne, je pensais vous avoir répondu, tant dans la première que dans la deuxième partie de ce post, qui inaugure ce nouveau fil sur ce sujet déjà évoqué dans les pages qui précèdent.
Vous prenez l'exemple de la dernière encyclique papale et de la nécessaire moralisation du capitalisme.
Je suis tout à fait d'accord avec vous et le Pape pour cette moralisation, tant qu'il s'agit d'une moralisation selon la loi naturelle économique et même selon la loi morale naturelle, loi morale naturelle qui relève aussi de l'ordre naturel.
Certes, la loi morale naturelle a été rappelée par Dieu Lui-même à Moïse sur le Mont Sinaï sous la forme des Dix Commandements, soit dans le cadre, cette fois, de la Révélation et donc de l'ordre surnaturel.
Mais la loi morale naturelle a été rappelée par Dieu, comme l'expliquent les Papes et notamment Pe XII, à cause du péché et notamment du péché originel qui troublent le jugement de l'homme, même au regard de la loi morale naturelle.
Il s'agit donc là d'une sorte de matière mixte "ratione peccati".
Cependant, la charité et la gratuité appartiennent, quant à elles, pour le coup, exclusivement à l'ordre surnaturel et si on ne voit pas effectivement pourquoi on excluerait, a priori, des transactions économiques, la charité et la gratuité, on ne voit pas non plus pourquoi elles devraient nécessairement entrer en ligne de compte dans de telles négociations ...
Enfin, sur un plan purement politique cette fois par exemple, il est clair que je me sens personnellement plus proche d'un parti comme la CSU bavaroise que du NSDAP ... !!!
Mais je me sens plus proche de la CSU bavaroise, parce qu'à la différence du NSDAP, elle ne confond pas les ordres et ne "surnaturalise" pas l'ordre naturel (voir l'encyclique "Mit brennender Sorge").
Et je préfère aussi la CSU bavaroise au PS français, parce qu'à la différence de ce dernier, la CSU bavaroise ne nie pas l'ordre naturel ... au nom d'une prétendue morale fondée en réalité sur l'inversion des valeurs, la "confusion-inversion" dont je parle dans le post précédent. |