Je vous cite :
Je conçois parfaitement qu'à l'époque, certains événements des 15 années précédentes n'aient pas suscité une pleine confiance chez Mgr Lefebvre. Il devrait néanmoins être possible de reconnaître qu'il a eu tort, qu'il aurait pu poursuivre son action, avec un évêque le remplaçant à la tête de la FSSPX, en toute légitimité canonique et sacramentelle. Et qu'il n'est pas trop tard pour y revenir.
Question n°1 : où étiez-vous en 1988 ?
Si vous y étiez, il est évident que Mgr Lefebvre pouvait douter de la véracité des promesses qu'on lui faisait : 20 ans après, un peu avant la levée des excommunications, il suffit de voir la levée de boucliers pour comprendre qu'en 1988, les hommes de la Curie et des conférences épiscopales étaient archi-contre tout retour à la "Tradition" !!!
Question n°2 : quel intérêt à refaire l'histoire en la sortant de son contexte ?
Vous êtes comparable à tous les détracteurs de Pie XII, qui se permettent de juger et de condamner, sans vouloir regarder le contexte de l'époque, sans regarder les acteurs de l'époque, etc...
Comme je l'ai dit plus haut, Mgr Lefebvre a fait ce qu'il pensait devoir faire en conscience : un certain nombre de fidèles d'où je suis, ont suivi son choix, la mort dans l'âme d'être de nouveau et encore dans une tourmente terrible, mais assurés - à l'époque - de faire le bon choix pour garder la Foi et contribuer à soutenir celui qui voulait sauvegarder....
20 ans après, il me semble :
1/ un peu tôt de pouvoir juger de cet acte, alors même que nous sommes toujours dans la continuité de 88.
2/ important de laisser le temps au temps d'une part et d'autre part, d'espérer que les discussions romaines aboutiront à trouver une issue catholique - au sens littéral du terme - à cette blessure que nous avons tous vécue, et que nous vivons encore.
"Bataillons, et Dieu nous donnera la victoire" disait Ste Jeanne d'Arc...
Bataillons pour cette unité, chacun avec les talents que le Bon Dieu nous a donné, et le Bon Dieu jugera Lui-même si Mgr Lefebvre a eu tort ou raison...Pour le quart d'heure, on s'en f..... un peu !!
On voit malgré tout un résultat à cet acte d'il y a 22 ans bientôt : c'est que le cardinal qui a été l'un des principaux acteurs au moment de sa condamnation est celui-là même qui a levé cette condamnation 20 ans après...ça, c'est une réalité... |