de nombreux vietnamiens de France qui peuvent attester que Mgr Thuc avait certains problèmes mentaux: Il ne faut pas oublier qu'il a été très affecté par le meurtre de ses frères, sœurs et tous ses parents par les communistes, n'importe qui serait fragilisé à moins.
Les fois où il était pleinement conscient, il refusait bien sûr de sacrer n'importe qui.
A d'autres moments il était très influençable, il était dans ces circonstances relativement facile de lui faire faire quoi que ce soit.
A mon point de vue, son état mental est plutôt une preuve à décharge, et les vietnamiens, qui sont papistes, pensent comme moi: ils n'auraient pas gardé le respect qu'ils ont pour Mgr Thuc s'il avait en connaissance de cause désobéi au Pape en sacrant ces Évêques. Mon propos d'hier n'est pas le moins du monde accusatoire, c'est au contraire pour montrer que Mgr Thuc n'est pas le sédévacantiste enragé que certains, de tous bords, nous montrent mais un bon Archevêque un peu déstabilisé. Les conditions de l'époque, sa situation personnelle, celles sa famille et de son pays natal dans les années 70 80 justifient que pratiquement personne ne lui aie tenu rigueur de ces sacres.
De plus je ne trouve pas que les prélats qu'il a a sacré en 1981 et 1982 soient plus "normaux" que ceux de Palmar: vous avez Mgr Guérard des Lauriers, inventeur des thèses de Cassiciacum privant le Pape de son autorité temporelle, des sédévacs, et des vieux-Catholiques voulant de vrais sacres (pour certains c'était des 2è sacres sous conditions).
Ce ne sont pas là des gens vraiment plus recommandable que ceux de Palmar, d'autant plus que selon le fonctionnement à l'armée mexicaine des sédévacs, ces Évêques se sont immédiatement empressés de consacrer un grand nombre de leurs confrères.
Je n'ai pas connu Mgr Thuc (il est mort avant ma naissance), mais on en parle parfois à la maison, et avec un grand respect; je suis d'une famille d'anciens colons français et nous savons donc généralement ce qui se passe dans la communauté vietnamienne puisque nous avons également tout perdu au moment de la décolonisation puis de l'invasion communiste.
In Christo
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