...je me suis contenté de répondre à vos questions, pour une fois précises :
1) Oui, l’Eglise est une personne morale, le Siège apostolique aussi : le droit canon le confirme. Que cette Eglise soit le corps mystique du Christ n’y fait pas obstacle, au contraire : cela devrait nous rappeler que la doctrine de l’Eglise, étant celle du Christ, ne change pas.
2) Vous me demandiez une référence pour le R.P. Congar : je vous l’ai fournie également. C’est bien lui qui a avoué à Eric Vatré n’avoir pas trouvé dans l’Ecriture l’idée de liberté religieuse : “on a cherché et on n’a pas trouvé”. Gênant tout de même pour un document conciliaire tel que
Dignitatis Humanæ qui prétend le contraire, sur la foi d’un expert nommé... Congar. Il semble décidément que le Saint-Esprit était en vacances à Vatican II...
Quant à vos objections, je n’ai pas plus que vous le temps de les étudier en ce moment : il me semble d’ailleurs que nous l’avons
déjà fait, non ? Je préfère me fier à l’enseignement de Pie IX : il est sans doute perfectible, mais il ne contient rien de faux, et lui au moins s’appuie sur l’Ecriture et sur la Tradition, des papes aux Pères de l’Eglise.
Une seule remarque, rapide, à votre question :
Pensez-vous qu'une personne, d'une autre religion ait l'intention quand elle prie de prier un autre Dieu que Dieu ?
Il faut croire que cela arrive, puisque c’est encore l’Ecriture (Ancien et Nouveau Testament) qui nous affirme : “tous les dieux des païens sont des démons”. Saint Paul le rappelle aux Corinthiens (X, 20-21) : “ce qu’on sacrifie, c’est à des démons qu’on le sacrifie”.
Maintenant, qu’il existe des religions moins nocives que d’autres, cela me paraît bien évident. Mais
Dignitatis Humanæ ne fait justement aucune distinction, le prétendu droit à la liberté religieuse y est étendu à tous les hommes et toutes les religions sans exception, c’est écrit en toutes lettres : “le droit à cette immunité persiste en ceux-là même qui ne satisfont pas à l'obligation de chercher la vérité et d’y adhérer”. La seule limitation prévue par la déclaration : la tranquillité publique. Un peu court. A ce compte-là, Moïse aurait eu tort de ne pas encourager les adorateurs du veau d’or à “manifester librement l’efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine” (
Dignitatis Humanae, § 4) !
V.