Cher Jean-Louis,
J'ai bien lu votre réponse. Je ne sais pas si vous en êtes conscient, mais tous vos arguments ont l'air corrects si ce n'est un mot ou une formule qui fait tout déraper.
Regardez :
Tous les vrais Conciles oecuméniques précédents ont été infaillible's'.
Tous les Vrais...? Y en aurait-il de faux ?
Vous regardez ce que vous osez écrire ?
Je me demande si cela vaut la peine de parler d'infaillibilité si vous osez penser que ce n'était pas un vrai concile.
Faut-il dès lors continuer ?
Vatican II refuse d'engager l'infaillibilité en refusant de rendre ses textes obligatoires
Toujours cette écriture tendancieuse...
Le pape, les pères conciliaires et l'Esprit-Saint ont choisi de ne pas brandir l'infaillibilité et de ne pas fulminer des anathèmes...
Pourquoi parler de refus ? C'est un choix positif qui leur convient mieux. Mais vous, vous mettez derrière une intention qui vous arrange : "refuser de rendre ses textes obligatoires".
Personnellement, je trouve le procédé honteux !
Quand donc le Magistère, et l'Esprit-Saint, doivent-ils s'expliquer de ses choix devant ..., devant qui d'ailleurs ?
Et quand vous nous dites
En effet le but pastoral du Concile était l'ouverture au Monde. En soi vouloir dégager la formulation du dogme de ce qui heurte le monde est bien si cela n'entraîne pas un ralliement à l'esprit du monde dont nous savons qu'il est opposé à l'esprit de Notre Seigneur.
Où avez-vous trouver que le concile voulait nettoyer le dogme de ce qui pouvait heurter le monde ?
Vous n'en avez sans doute pas encore pris conscience, mais les philosophes "maîtres du soupçon" sont passés par là. Ils ont retourné les dogmes de l'Eglise de leur signification. Il était nécessaire de ré-expliquer la position de l'Eglise, d'éclairer notre Foi,... Le concile était nécessaire pour montrer toute la crédibilité intellectuelle de notre Foi.
Mais je pense que ceci passe au-dessus de nos têtes de "non-philosophes".
Il est dommage que vous pensez pouvoir remettre une couche :
Seule l'infaillibilité aurait pu préserver...
J'ai déjà répondu à cet argument
ici.
Pour progresser dans une discussion, on s'abstient de répéter les arguments, mais on tente d'aller plus loin.
Si vous ne comprenez pas combien ce n'était pas intelligent d'en appeler à l'infaillibilité, c'est que votre intelligence des choses passe à côté de leur côté sensible.
Quant à imputer à Vatican II le délabrement actuel de l'Eglise, cela relève pour moi de la mauvaise foi intellectuelle.
Pour arriver à pareille conclusion, il faut mettre de côté trop de faits objectifs.
Dès lors, si vous optez pour pareil conclusion, c'est votre choix.
Et si la réalité ne vous fait pas changer d'avis, aucune discussion ne pourra y parvenir.
Bonne soirée,
Griffon.