La communion sous les deux espèces a disparu dans l'Eglise romaine depuis le XIIIème siècle. Avant, elle était autorisée, mais il faut noter que la communion sous la seule espèce du Corps du Christ était bien généralisée.
- A cause de courants hérétiques qui prétendaient que Jésus ne se trouvait point intégralement sous l'espèce de l'hostie, - Et surtout à cause de raisons pratiques ; raisons d'hygiène et aussi notamment celles concernant les risques d'effusion du sang. Il est vrai qu'à l'heure catuelle, vu le respect qui entoure les espèces consacrées, on peut comprendre que nos conciliaires ne voient plus d'obstacle à la communion sous les deux espèces...
Le Concile de Trente n'a fait que reprendre ce que l'Eglise enseignait depuis fort longtemps :
Le concile déclare en outre que, bien que notre Rédempteur ait, comme on l'a déjà dit, établi ce sacrement à la dernière Cène sous les deux espèces et l'y ait ainsi distribué à ses apôtres, on doit cependant reconnaître que, même sous une seule espèce, l'on reçoit à la fois le Christ total et entier et la réalité du sacrement et que, par conséquent, pour ce qui concerne le fruit de ce sacrement, ceux qui ne reçoivent qu'une seule espèce ne sont privés d'aucune grâce nécessaire au salut.
Concile de Trente - cap. 3, DS 1729 |