s'il peut y avoir des violences condamnables entre époux, il ne peut en revanche y avoir de "viol entre époux", puisque, par définition, le mariage est fait pour avoir des relations sexuelles et constitue une forme d'immunité ... et qu'une femme ne doit pas se soustraire à son devoir conjugal.
C'est la jurisprudence récente des tribunaux qui a inventé cette notion sous la pression des associations féministes.
Toutefois, il y a un malentendu entre vous, Annet, et nous.
Nous défendons des principes généraux, lesquels, selon nous, ne doivent pas être assouplis par des cas particuliers, notamment des cas particuliers extrêmes montés en épingle pour tenter d'assouplir la règle générale.
Maintenant, il est évident qu'il est toujours possible de traiter, au cas par cas, des cas particuliers dont les circonstances seraient particulièrement insupportables.
Pour me faire comprendre, cet exemple : nous disons que la famille est une bonne chose et que ce sont les parents qui doivent s'occuper de leurs enfants.
Vous nous dites : mais moi je connais un père qui viole sa fille. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas faire en sorte que l'on retire systématiquement les filles à la garde de leurs parents et spécialement de leurs pères ?
Nous disons, non, mais nous ajoutons que l'on doit traiter comme il le faut le cas dont vous nous parlez.
Par ailleurs, si l'Eglise dit que le préservatif et l'avortement sont des péchés, personne n'a jamais dit que le préservatif était aussi grave que l'avortement. |