Un des fondements de la logique aristotélicienne est le principe de non contradiction, ou principe de tiers exclus.
Il permet d'affirmer de quelque chose que, de deux choses l'une : soit il a telle propriété, soit il ne l'a pas.
En logique, cela a des conséquences, comme par exemple de permettre des raisonnement par l'absurde : si telle hypothèse amène logiquement à une contradiction, alors c'est que la première hypothèse est fausse.
Comme toujours chez Aristote, ceci est déduit du réel. On ne peut que constater qu'une porte est ouverte ou fermée. Si elle n'est pas fermée, alors elle est ouverte, et réciproquement.
Mais la mécanique quantique a montré que la réalité quantique n'a pas ces propriétés. Plusieurs états peuvent coexister jusqu'à ce qu'une mesure réduisent à un seul état bien défini le système observé.
Et cette superposition d'état n'est pas une image de notre méconnaissance du monde réel, mais bien la réalité des objets quantiques (
les inégalités de Bell ont prouvé qu'il n'y avait pas d'état défini bien qu'inconnu avant la mesure.
Dans ce cas, que faire du principe du tiers exclu, alors même que, au départ, extrait de la réalité naturelle, celle-ci, aujourd'hui, le nie ?
Thomas