...vous aurait incontestablement donné raison. Dans la bulle
Auctorem Fidei, il condamne comme « fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse » la proposition du synode de Pistoie de
soumettre à un examen « la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible et conduisant à la superstition et au matérialisme ».
Pie VI est du même avis que
Grégoire XVI que j’ai déjà cité à Monsieur l’Abbé de Tanoüarn, à quoi il m’a
répondu que « Grégoire XVI n'avait évidemment pas en son temps (1835) les instruments qui lui auraient permis (pur futurible) d'apprécier la situation liturgique actuelle ».
Or, pour ma part, je constate que ces citations rejoignent le concile de Trente et la
profession de foi tridentine de Pie IV que Benoît XV a placé en tête du Droit Canon de 1917.
Pourquoi ce qui était resté valable pendant les siècles qui séparent le concile de Trente de Benoît XV deviendrait-il à présent inadapté au N.O.M. ? Ces papes n’expriment-ils pas tout simplement le droit tiré de la constitution divine de l’Église (laquelle est intangible puisque liée à la Révélation) ?
Ce qui est en question n’est pas le fait de modifier le rite de la messe : le pape en a incontestablement le droit (dans une certaine mesure). Par contre, sur la base de l’enseignement bi-millénaire de l’Église, je doute fort qu’un catholique puisse « soumettre à un examen » et juger « nuisible » ce qu’il reconnaît comme « un rite catholique par sa promulgation universelle dans l'Église catholique ».
V.