...la légitimité du nouveau rite, Monsieur l'Abbé, à savoir « un rite catholique par sa promulgation universelle dans l'Eglise catholique » comme vous le précisez vous-même, comment peut-il encore écrire, comme
vous le faites :
l'accord que l'Institut du Bon Pasteur a signé avec Rome (et que vous voulez vous donner le droit de refuser de signer) ne nous empêche pas de penser et d'écrire que le rite de Paul VI transmet mal aux fidèles le Mysterium fidei dont il est chargé et que l'Eglise souffre chaque jour dans ses chairs exsangues, des équivoques de ce rite qui avait été pensé pour être le rite de tous les chrétiens, quelle que soit leur conception du sacrement et du sacrifice.
Pareille supposition aurait sûrement fait bondir le pape Grégoire XVI :
L’Eglise, qui est le fondement et la colonne de la vérité, pourrait-elle donc commander, concéder, permettre, ce qui causerait la ruine des âmes et tournerait au déshonneur et au détriment d’un sacrement institué par le Christ ? (extrait du Bref Quo Graviora)
V.