Qu'y a-til de répugnant ou d'impur à l'acte d'accouchement par voies naturelles dans les douleurs ?
Votre question, Ion, revient à demander en quoi la virginité elle-même serait plus pure que l'acte sexuel dans le mariage.
Il n'y a rien de mal dans la relation sexuelle au sein d'un couple marié, cependant, il se trouve que la virgnité est considérée, entre autre par la tradition catholique, comme un état de pureté supplémentaire.
Maintenant, en dehors de toute appréciation personnelle de la valeur de la virginité, il est de fait que le dogme catholique insiste sur la virginité de Marie *pendant* l'accouchement.
Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Qu'elle n'a pas eu de relation sexuelle pendant qu'elle accouchait ? Il est évident que ça ne peut pas être ça. Il ne peut donc être question que de virginité physique : la naissance du Christ n'a pas brisé l'hymen de Marie.
Un catholique se doit de l'accepter comme un dogme, même s'il ne peut pas comprendre comment cela est possible. Certains l'interprêtent comme un fait rendu possible par le Christ lui-même, capable de passer au travers des chairs de sa mère sans les altérer. Ce n'est, à mon sens, qu'une conjecture. On peut ne pas l'accepter. En revanche, on ne peut pas à la fois considérer que la virginité de Marie a été rompue pendant la naissance du Christ et se dire catholique, puisque l'Église affirme le contraire, et pas seulement au travers de l'opinion d'un théologien (fut-il Père de l'Église), mais par le caractère péremptoire et obligatoire d'un dogme.
Pleinement femme, et ayant donc connu la souffrance, conséquence du péché, et non le péché lui-même.
Il est difficile de donner un sens à « immaculée conception » si l'on considère qu'elle a souffert de la conséquence du péché originel. Au contraire : elle n'était pas entâchée du péché originelle, c'est ce que nous dit le dogme de l'immaculée conception. À partir de là, elle ne pouvait pas, dans sa chair, en subir les effets (son âme, cependant, pouvait subir les effets du péché des autres, ce qui fut très certainement le cas lorsqu'elle a vu son fils se faire torturer et tuer).
Nulle mal séance à envisager le passage de l'enfant-Dieu par les voies naturelles, nulle remise en cause de sa virginité, ou, dit autrement, de son intégrité virginale.
Ben, un peu quand même, voir beaucoup, dans le sens où cela contredit de manière direct un dogme (qu'on ne peut donc rejeter) de l'Église catholique qui affirme sa virginité
pendant la parturition.
Si vous niez ce dogme, il me semble que,
stricto sensu, vous devenez hérétique et cessez d'être catholique.
Thomas