Cher Monsieur,
Je crois que j'ai déjà répondu à certaines de vos questions. Bien sûr que je fais deux poids deux mesures en absolvant l'Exsultet et accusant le NOM. Mais ce ne sont pas des a priori.
Non, le « PRL » ne dit pas que des phrases sont douteuses et malheureuses hors contexte. Au contraire, il dit justement qu'elles sont douteuses dans le sens que leur donne la nouvelle théologie. Je cite Monsieur l'abbé de la Rocque :
peu importe le mot, puisque ce n'est pas le mot que la Fraternité Saint-Pie X remet en cause (cf. PRL n° 51), mais la théologie qu'aujourd'hui ce mot recouvre.
C'est précisément parce que le mot est mis dans son contexte qu'il est douteux. Comment pouvez-vous dire que « placer un mot dans son contexte » c'est s'écarter de la lettre ? C'est tout le contraire.
Les procès d'intention durent depuis bien plus longtemps que 40 ans. Je pense que saint Pie X en a d'ailleurs truffé son encyclique. Et Pie XII après lui. Mais ces procès étaient, tout comme celui du « PRL », basés sur des écrits, révélateurs d'une pensée.
Je n'ai pas dit que la Bible était objet de non sens, mais très précisément qu'elle contient des phrases qui se contredisent apparemment. Et puis que nous y sommes, tiens, en voilà une qui semble, prise comme cela, donner de l'eau au moulin des protestants (qui sont friands de ce petit jeu des citations) :
ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ (Gal. II : 16).
Je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire.
In Christo.
Frédéric Ronga