le fait (l'être, pas le devoir-être) est qu'en certains lieux ce n'est soi-disant (!) "pas possible" de "faire" les lectures en latin.
Moi, je ne vois pas le problème avec le latin, bien au contraire ça me semble aussi la meilleure chose pour le rite romain, y compris pour les lectures. Et Vatican II précise lui-même (ou est-ce la présentation générale du missel romain de 2000 ?) que la forme "normale" de la Messe est la Messe en latin et chantée.
Si on s'en éloigne pour l'une ou l'autre (douteuse) raison, autant alors s'en éloigner le moins possible, non ? Donc, si on supprime le latin pour les lectures, qu'on garde alors au moins la cantillation au lieu de faire comme au journal télévisé.
Et puis, on peut imaginer que l'introduction de la cantillation dans les textes en vernaculaire fasse réfléchir un peu plus sérieusement les fidèles (et les Prêtres...) sur les textes liturgiques, et sur la liturgie en général. Ce qui est toujours ça de pris dans le contexte actuel... Et rien ne dit qu'ils ne se tourneront pas finalement à nouveau vers le latin, au bout de leur réflexion !
Remarque pour Marc Jouve : moi non plus je ne fais pas de fixation sur l'édition 1962 du Missel Romain, mais quand je vois ce à quoi on est arrivé en commençant à réformer sur base d'arguments archéologiques et pastoraux etc., je me dis qu'il vaut mieux laisser tout comme c'était, par prudence. Quitte à garder l'eau du bain. C'est peut-être pour cette raison que le Pape a concédé l'autorisation de continuer à utiliser un rite en principe obsolète et remplacé par un nouveau : il a apparemment pris conscience d'une nécessité pour l'Eglise de maintenir vivante cette liturgie soi-disant "abrogée".
Je ne sais si le raisonnement doit être le même pour les Messes de semaine. Devraient-elles également être chantées ? |