Le problème du ton "inventé" genre Père GOUZE, c'est qu'il ne correspond généralement pas à la tradition grégorienne et ne s'"intègre" pas aux autres chants de le messe latine traditionnelle. J'avais carrément envisagé, avec un prêtre, l'usage du ton byzantin tel qu'il est chanté chez les melkites-catholiques de St-Julien-le-Pauvre à PARIS mais le même problème se posait : rupture de la tradition romaine pour l'un des chants de la messe ! Pourquoi ne pas utiliser, pour la proclamation de l'épître, le recto tono prévu au Graduel romain pour les "leçons" et utilisable, dixit le dit Graduel, ad libitum moyennant quelques variantes pour les épîtres ? Et pour l'Evangile, le ton le plus "étale" qui ne "monte" et ne "descend" guère que d'une note sur les finales ? Le plus dure reste alors la cantillation des phrases interrogatives ! Il est vrai qu'en Allemagne, les tentatives d'usage du ton grégorien ont été, semble-t-il, plus réussies, eu égard aux caractéristiques de la langue et de la syntaxe. Un prêtre "Ecclesia Dei" aurait ainsi noté la Passion en grégorien dans la langue de Goethe... On m'a toutefois signalé qu'un prêtre de l'ICRSP chantait, quelque part en France, l'Evangile en français à la grand'messe du dimanche... Hardi de la part d'un membre du très conservateur institut ... A St-Odile de Paris, on m'a également signalé que le curé, célébrant occasionnellement la messe tridentine, a chanté l'Evangile en français mais dans un genre pseudo-oriental tel qu'évoqué en préliminaire... Enfin, question à Nelly : Que pensez-vous des tons du missel 1969 en français pour les oraisons et les préfaces ? Mais, rassurez-vous, je n'entends pas étendre l'usage du vernac' à ces parties de la messe ! |