Cher Tintin,
merci de vos réflexions. Ceci dit, bien qu'amateur de cette musique baroque que vous citez en exemple, je ne suis pas musicien pour deux sous... D'où mes expressions approximatives pour décrire les tons à employer. Le ton d'Evangile que je propose est bien le plus "simple" du Graduel, sans retouche, et il me paraît effectivement utilisable en français moyennant peut être quelques adaptations de pure pratique au détour de telle ou telle phrase. Cela implique donc que, même si le prêtre chante les oraisons de la messe en ton solennel "ancien" (celui des "per omnia saecula saeculorum" de la fin du Canon et du Libera) , il passera au ton solennel "de base" pour chanter le Dominus vobiscum avant l'Evangile et il continuera sur le premier ton d'Evangile du Graduel. Cela se pratique d'ailleurs en latin : j'ai entendu un diacre chanter un Evangile sur ce ton en latin (avec salutation en ton solennel) alors que le célébrant cantillait les oraisons sur le ton solennel ancien.
Je suis favorable au chant des lectures en français car cela concilie l'aspect d'enseignement que revêt depuis les temps apostoliques la liturgie "des catéchumènes" et l'aspect sacral d'actualisation du mystère célébré en particulier tel ou tel jour liturgique.
Je précise à nouveau qu'il est hors de question d'étendre le vernaculaire à d'autres parties de la messe, comme le font pourtant certains membres de la FSSP à des messes genre "scoutes" pour les oraisons. Il est d'ailleurs surprenant de les entendre lire le texte français et chanter en latin la doxologie. Curieux mélange...
Pour le reste, j'admets parfaitement que certains contestent tout changement des rubriques de 1962. Pourtant, ce n'est pas parce que Mgr BUGNINI a sciemment sabordé la liturgie latine que toute évolution contrôlée et limitée est impossible. |