Pour ce qui est des preuves, je pense qu'elles sont, objectivement, difficiles à donner. Je n'en ai pas non plus. Il se peut même qu'il y ait une certaine exagération. Le phénomène de l'homosexualité étant cependant beaucoup plus brûlant aux Etats-Unis, je n'ai aucune peine à croire qu'il y grève plus profondément le clergé (il ne faut pas oublier que ceci est écrit des Etats-Unis).
D'autre part, je ne crois pas qu'on soit simplement en train de « 
lus parler » du phénomène. Il n'est pas non plus récent, c'est vrai, et Monseigneur Williamson ne le nie pas. Il dit simplement, et nous sommes forcés de le constater, que la problème s'amplifie. La question à laquelle il tente de ré
ondre est : pourquoi ?
Je crois que vous faites un contre-sens sur le « A Dieu ne plaise », qui est une mauvaise traduction de l'expression anglaise. Monseigneur Williamson encourage au contraire les traditionalistes à ne pas tomber dans le raisonnement que vous leur prêtez.
Quant au problème du sacrifice, il est justement lié à l'anthropocentrisme de la nouvelle théologie. Monseigneur Williamson tente de remonter aux sources du déréglement moral de certains prêtres. Cette source, c'est la désacralisation que l'on peut constater dans certaines célébrations liturgiques (soit dit en passant, ne me dites pas que vous croyez que la vraie messe a été inventée en 1590, comme le NOM en 1969 ?). Oui, le NOM nie ou atténue la notion de sacrifice, au profit de la divinisation de l'homme obtenue par le Christ. Il suffit de lire le commentaire de Monseigneur Rouet pour s'en rendre compte.
Toutefois, de même que le problème dont il est question ne touche pas tous les prêtres, loin s'en faut !, de même il est de nomnbreux prêtres dont la Foi est certainement encore intègre, et leur messe valide. Il s'agit ici de ceux qui sont les victimes de la désacralisation et qui, oui, cherchent leur bonheur ailleurs.
Je n'aime pas non plus le style de Monseigneur Williamson, je vous l'ai dit. Mais je n'arrive pas à lire dans son texte ce que vous y lisez. J'y trouve au contraire beaucoup d'intérêt, après en avoir, il est vrai, extrait la substance.
Quant aux attaques peu nuancées, au ton de supériorité et à la dénigration, je vous prie de méditer un peu sur les questions que vous posiez dans votre premier message avant de les reprocher à d'autres.
In Christo.
Frédéric Ronga