Le sujet est en effet fort grave, car avant même la question de l'homophilie, il touche à celle de la pédophilie et même la pédosexualité, si l'on définit la -philie comme une tendance et la -sexualité comme une pratique.
Et en ce qui concerne la problématique de la pédosexualité, se pose selon moi la question de l'âge de la majorité sexuelle.
Cet âge n'est pas celui où le petit d'homme devient physiquement un adulte, mais où il peut donner validement son consentement à certaines relations (qu'elles soit homos ou hétéros d'ailleurs, c'est un autre débat).
C'est là le scandale : la relation sexuelle avec une personne qui ne peut donner son consentement.
S'il y a consentement, il y a deux complices à un crime s'il s'agit de relations sexuelles hors mariage (et donc, entre autres, les relations homosexuelles entre adultes consentants).
Cela est grave.
C'est quand il n'y a pas de consentement, ou pas de consentement possible, qu'il y a, d'un côté, la victime et, de l'autre, le criminel.
Cela est encore plus grave, car le criminel fait souffrir un innocent.
A 10 ans, on ne peut donner son consentement, je refuse de cautionner cela.
C'est donc bien plus que 'seulement' "l'attrait désordonné vers une personne de même sexe", pour reprendre vos mots.
Si "on" refuse de parler de pédosexualité, et qu'"on" ne veut parler "que" d'homosexualité, "on" refuse de reconnaître le défaut de consentement et de l'odieux détournement de pouvoir du criminel, ainsi que l'état de victime innocente du jeune abusé.