Les soufis utilisaient une image pour parler de notre relation avec les musulmans. C’est une échelle à double pente. Elle est posée par terre et le sommet touche le ciel. Nous montons d’un côté, eux montent de l’autre côté, selon leur méthode. Plus on est proches de Dieu, plus on est proches les uns et des autres. Et réciproquement, plus on est proches les uns des autres, plus on est proches de Dieu. Toute la théologie est là-dedans !
Si les mots ont un sens, cela signifie qu’écarter “la discussion sur les dogmes”, sous prétexte qu’elle “divise”, constituerait une théologie complète et un “chemin vers Dieu”. Désolé d’avoir à vous l’apprendre, mais une pareille affirmation est
tout sauf catholique.
Il est vrai, comme y faisait allusion un commentateur, que cette méthode est employée par la franc-maçonnerie dite “spiritualiste”, mais c’est d’autant moins une référence qu’elle a été maintes fois condamnée par l’Église, et entre autres pour ce motif.
Rien n’oblige ces moines à évangéliser, certes : leur vocation est contemplative. Mais la foi catholique leur interdit de bercer d’illusions leurs interlocuteurs
sur un “chemin vers Dieu” qui ne passe pas par Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.
V.