Lassant à force. « HALLUCINANT » disiez-vous ?
On joue sur la corde sensible, on en rajoute, toujours plus en effet, en essayant de dresser un portrait qui ferait vraiment peur : mais ça fait juste BOUH. C'est comme pour l'avortement, on imagine une petite fille de 10 ans violée, dont le violeur était malade et qui transmettrait sa maladie à l'enfant née de cette union, on imagine qu'elle est pauvre, qu'elle est triste – on verse des larmes, on rappelle la miséricorde du bon Jésus. Mais ça ne marche toujours pas : l'avortement est impardonnable. La contraception l'est aussi. Mais quelle image invoquer pour calmer ces « malades » ?
On essaye encore :
on interpelle son interlocuteur, on lui dit :
« et si toi ? » « si tes filles, si ta femme, si tes matelots » ou je ne sais quoi ?
On crie, on s'insurge, on envoie de « la purée », et puis rien, alors on donne le verdict : il ne faut plus débattre, on a affaire à un fou.
Mais ce n'est pas honnête monsieur l'abbé, vous essayez de jouer sur le pathos de foule, et à la limite sur le mien. Mais cela ne sert strictement rien. Ici, nous sommes sur un forum qui débat de thèse et d'antithèse, je vous laisse le soin de me confesser ailleurs. Je ne m'intéresse pas à votre bon sens si il cache une hérésie, si Dieu décide de m'envoyer une épreuve et que je cède, ce n'est pas mon chagrin qui justifierait mon péché. La seule chose qui me sauverait c'est Dieu, et non votre sentimentalisme, et encore moins votre manque de charité.
Vous essayez de faire de moi un malade, un névrosé, voire même, et je sens que le mot vous brûlait les lèvres : un frustré. Vous avancez à grand renfort d'expériences terribles, voulant montrer par là que vous, oui vous, vous êtes près de ceux qui souffrent, en dehors des églises, dans ces lieux reculés que les catholiques coincés ont désertés, vous êtes là, dans cette misère affective qui n'a comme premier remède qu'un bout de caoutchouc, et vous êtes scandalisé par ce genre d'exemple de la petite fille.
. Mais ça ne marche pas non plus. C'est une simple insulte.
En revanche, je vous demande pardon d'avoir laissé entendre vous appeliez au péché mortel, c'était absurde. Bien sûr, pour qu'il y ait péché, j'aurais du rappeler les conditions du péché, conscience, et patitati patata. Il vaut mieux parler de la matière seulement dans mon exemple, qui elle, est et restera grave.
Mais j'attends et j'espère que des prêtres diront que l'atrocité de mon exemple ne change rien à ma conclusion
Paul R. |