Mgr Williamson semble avoir reculé dans ce qui était une étape de plus vers sa prise de distance envers la F.S.S.P.X conduisant à une ecclésiole de plus.
Tant mieux.
Toutefois le problème qu'il pose demeure entier et le verdict est aisé à deviner du tribunal allemand, quelque soit l'avocat même le plus insoupçonnable, face à des faits (sa déclaration) vérifiés qui minimisent (nombre de victimes) et même rejettent (chambres à gaz) les données historiquement établies par tant et tant de voies (témoignages par milliers, preuves matérielles avec plans allemands, le fameux Gerstein, les montagnes d'archives nazies, l'analyse de la conférence de Wannsee).
Cela revient à dire que Napoléon Bonaparte n'a jamais été empereur des Français, qu'Austerlitz et Waterloo sont des inventions mais qu'en revanche il est probable qu'il fut souverain de l'île d'Elbe. Tradi ou pas, la question de la santé mentale serait évidemment sur la table.
Les suites seront pour la Fraternité d'encaisser le coût du procès avec le tombereau d'amalgames prévisibles qui sera actionné par les media type Der Spiegel, friands de la chose puis d'avoir un condamné pour négationnisme non repenti dans ses rangs.
L'écharde de l'évêque anglais reste bien fichée dans le pied de la F.S.S.P.X et par extension vient piquer à travers la semelle de la mule du pape.
La péripétie de l'avocat n'est qu'un prélude à bien pire si Mgr Williamson ne recouvre pas, enfin, un peu de raison en cette matière fort sensible. Sans compter que ses propos à la télévision suédoise jettent un doute pour le public sur la crédibilité de ce qu'il peut dire, par ailleurs, en tant qu'évêque catholique se référant à la Tradition.
La réaction ferme et claire assez vite des responsables de la F.S.S.P.X a permis de limiter l'effet désastreux de ces amalgames : de cela on peut dire "merci Monseigneur" (Fellay) et merci aux abbés responsables - aux 2 sens du mot - des districts concernés. |