C'est évident, la cause de tous les maux, c'est Mgr Lefebvre et la FSSPX!
Vous refaites l'histoire avec des "si" sans prendre la peine de consulter l'histoire. Mgr Lefebvre n'a jamais rien demandé d'autre que "la possibilité de faire l'expérience de la Tradition" (notez la formule on ne peut plus humble et minimaliste). C'est cela qui lui a été refusé, tout comme la possibilité de rencontrer Paul VI, et celle, pourtant prévue par le droit, d'être jugé dans les formes avant d'être condamné et stigmatisé. Celui que vous croyez juger comme un orgueilleux et un maladroit entêté n'a de fait jamais existé que dans la bouche et la tête de ses détracteurs asservis a, il faut bien le reconnaitre aujourd'hui, une vision révolutionnaire et idéologique de l'Eglise, et cela a la curie même.
Il est dommage de perdurer leur mémoire pathologiquement crispée et caricaturale, exclusive de la realité de la reaction surnaturelle de Mgr Lefebvre, par des vues aussi simplistes et injustes a la fois...
Par ailleurs, s'il ne s'agissait pas en effet de raisons doctrinales dirimantes, pourquoi - mais pourquoi diable - ne pas adopter le NOM ??? Et la question se pose encore telle quelle aujourd'hui! Il faut en effet une raison sérieuse pour demander une exception a la discipline universelle.
Cela appartient désormais a l'histoire - et c'est d'ailleurs toute la conviction de "La Tradition sans peur" de l'abbé Aulagnier, témoin de la première a la dernière heure de toute cette histoire - ce sont eux (les "brulots" de s.Pie x), et non Agatha Christie ou Yehudi Menuhin ou autres fins diplomates et politiques..., qui ont - pour des raisons doctrinales - demandé le droit pour toute l'Eglise d'user du Missel de 62, et qui de fait l'ont obtenu de Dieu et du St-Pere.
On ne devrait jamais oublier l'aspect surnaturel de tous les travaux nécessaires des inutiles serviteurs. Et le surnaturel a quelquefois des exigences irréductibles qui vont jusqu'à cette absurdité que l'on appelle le martyre. Certes ceux-la ne furent pas très diplomates, et on eût fait mieux qu'eux, assurément. |