-+IHS+-
Peut-on reprocher au taureau de foncer sur la muleta, et dire qu'il manque de sincérité?
Certainement pas.
Cependant on peut déplorer avec vous
que les adversaires des dérives ne s'en soient pas assez servi.
On peut surtout déplorer que le redressement proposé par le Saint Père soit regardé avec tant de méfiance par ceux-là même qui devraient soutenir le pape dans cette voie, puisque leur but revendiqué est le redressement de l'Église par le maintien de ses traditions et l'exploitation de ses richesses culturelles: latin, grégorien...
En fait, c'est probablement cette attitude qui m'a inspirée ce mot malheureux.
Parce que, voyez-vous, je ne pense pas que Benoit XVI réussisse seul dans cette voie. Si en plus nous nous comportons en corps mort...
Généralement, sur ce forum, ceux qui demandent que l'on collabore avec Benoit XVI sont qualifié de Bisounours et autre joyeusetés du même genre.
Sans doute est-ce plus confortable et plus satisfaisant intellectuellement de rester entre soi. Au moins, tout le monde s'agenouille quand il faut et les dames ont les cheveux couverts.
Ceci dit,
quid de l'Église?
Quand Rome ne faisait aucun effort, cette façon d'agir était non seulement légitime, mais en outre elle était nécessaire pour conserver le trésor de l'Église.
Aujourd'hui cela n'aura pour conséquence que le malheur du monde, car c'est l'Église de Jésus-Christ qui conduit le monde.
Et ceux qui trouveraient que j'exagère n'ont qu'à penser à tous ceux qui se réfugient (est-ce bien le mot?) dans les églises, à tous ceux qui nous crucifient à cause d'histoires de pédophilies pourtant plus rares dans l'Église catholique que dans bien d'autres institutions.
Seulement voilà : l'Église est éducatrice et c'est effectivement plus grave dans son cas.
Le redressement de l'Église et celui du monde sont liés.
Ce n'est pas une question de morale publique pour maintenir la paix sociale. Cela a à voir avec le bonheur.
C'est une réalité dont les journaux nous administre chaque jour la preuve.