à quel point je suis profondément consciente de ce que vous avez vécu.
Mes majuscules vous déplaisent : n'y voyez pas un cri contre vous, oh non !!! C'est plutôt mon caractère qui ressort de temps en temps (le prêtre que nous connaissons tous deux, vous savez, l'anglophone, sait bien que je grogne, mais que je ne mords pas !)
Je sais, parce que pas mal de jeunes (toutes proportions gardées : jeunes par rapport à moi !) prêtres m'ont parlé, tout ce que vous avez pu souffrir profondément pour nombre d'entre vous. Même si vous êtes sûrs d'avoir fait le bon choix, il reste une blessure (je ne sais pas comment le décrire autrement), la trace de quelque chose qui vous a fait mal. Vous me dites :
et je préfère être aujourd'hui un prêtre diocésain écartelé que ce que j'aurais pu être, c'est à dire prêtre ordonné par un évêque excommunié et être donc suspens dès mon ordination en célébrant des sacrements illicites voire invalides.
Et rien que cela, si j'étais évêque, ça me retournerait les tripes.
Mais je ne suis qu'une vieille maman, pas un évêque. Et mes tripes sont maternelles, pas épiscopales.
Vous êtes un bon prêtre, monsieur l'abbé : cela se voit à travers toutes vos interventions sur ce forum. Vous aimez l'Eglise, vous nous aimez. Que demander de plus ?
Priez pour nous, et soyez assuré de nos prières ! (Et surtout, surtout, gardez votre humour revigorant !!! J'aime !!!)
De tout coeur avec vous, profondément, solidement, en union avec notre Saint-Père.
SC