Nous n'allons pas refaire le sempiternel débat, mais soit Mgr. Lefebvre méritait une sanction, et alors ce ne pouvait être que celle que le droit canon prévoit, à savoir l'excommunication latae sentenciae (et donc stricto sensu Jean-Paul II ne l'a pas excommunié, il s'est excommunié tout seul), soit il n'en méritait pas, ni lourde ni légère. Il n'y a pas d'alternative.
D'autre part considérez que si Jean-Paul II n'a certes pas "instauré le Grégorien", on lui doit la publication du CEC, du CIC, de quatorze Encycliques (à redécouvrir régulièrement...), la réforme de la Curie, d'innombrables lettres, homélies, exhortations, discours messages... et pour vous consoler,
ce Chirographe*..
Certes Jean-Paul II a beaucoup voyagé, pour confirmer ses frères dans la foi, selon sa mission, et attirer vers l'Eglise, à travers lui, ceux qui ne la partagent pas. Mais il est faux de dire qu'il n'a pas gouverné, et bien entendu enseigné. Surtout enseigné. Pour moi Jean-Paul II est le grand "enseignant" de la fin du siècle dernier.
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7. Parmi les expressions musicales qui répondent le mieux aux qualités requises par la notion de musique sacrée, en particulier la musique liturgique, le chant grégorien occupe une place particulière. Le Concile Vatican II le reconnaît comme le "chant propre à la liturgie romaine" (17) auquel doit être réservée, à condition égale, la première place dans les actions liturgiques chantées qui sont célébrées en langue latine (18). Saint Pie X soulignait que l'Eglise l'a "hérité des pères antiques", l'a "jalousement conservé au cours des siècles dans ses codes liturgiques" et encore aujourd'hui le "propose aux fidèles" comme une forme qui lui est propre, en le considérant "comme le modèle suprême de la musique sacrée" (19). Le chant grégorien continue donc d'être aujourd'hui encore un élément d'unité de la liturgie romaine.
Comme saint Pie X en son temps, le Concile Vatican II reconnaît que "les autres genres de musique sacrée, mais surtout la polyphonie, ne sont nullement exclus des offices divins" (20). Il faut par conséquent veiller avec beaucoup de soin aux nouveaux langages musicaux, pour tenter de les amener à exprimer eux aussi les richesses inépuisables du Mystère présenté dans la Liturgie et favoriser ainsi la participation active des fidèles aux célébrations (21).
17) Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium, n. 116.
18) Cf. Sainte Congrégation des Rites, Instruction sur la musique dans la sainte Liturgie Musicam sacram (5 mars 1967), 50: AAS 59 (1967), 314.
19) Motu proprio Parmi les sollicitudes, n. 3, p. 79.
20) Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium, n. 116.
21) Cf. Ibid., n. 30.