Voici quelques éléments supplémentaires...
QuE d'Aucuns sE rAssurent, il n'est pas que Dublanchy et le DTC à recevoir la doctrine de Pie VI et de Grégoire XVI.
Réginald avait pris soin de traduire et "poster" l'extrait suivant du Cardinal Billot (un "guérardien" ?) :
« Thèse XII : La puissance législative de l’Eglise a pour matière aussi bien ce qui concerne la foi et les mœurs que ce qui concerne la discipline. En ce qui concerne la foi et les mœurs à l’obligation de la loi ecclésiastique s’ajoute l’obligation de droit divin ; en matière disciplinaire toute obligation est de droit ecclésiastique. Cependant à l’exercice du suprême pouvoir législatif est toujours attachée l’infaillibilité, dans la mesure où l’Eglise est assistée de Dieu pour que jamais elle ne puisse instituer une discipline qui serait de quelque façon opposée aux règles de la foi et à la sainteté évangélique. » (Card. Billot, De Ecclesia Christi, Rome, 1927, tome 1, p. 477)
Oui, vous avez bien lu : il est impossible que l'Eglise puisse instituer une discipline qui soit de quelque façon opposée à la foi et aux moeurs.
John Daly (qui n'est pas "guérardien", contrairement aux dires aventureux et involontairement comiques de cErtAin) avait traduit et "posté" cet autre extrait, de Herrmann cette fois-ci ; Herrmann qui bénéficiait de l'approbation personnelle de saint Pie X (encore des "guérardiens" ?) :
« L’Église est infaillible dans sa discipline générale.
« Par sa discipline générale on entend ses lois et ses instituts qui concernent le gouvernement externe de toute l’Église. Par exemple, ce qui concerne le culte externe, telles la liturgie et les rubriques, ou l’administration des sacrements…
« L’Église est dite infaillible dans sa discipline, non pas comme si ses lois fussent immuables, car le changement des circonstances rend souvent opportun d’abroger ou de changer les lois ; et non plus comme si ses lois disciplinaires fussent toujours les meilleures et les plus utiles… L’Église est appelée infaillible dans sa discipline dans le sens que dans ses lois disciplinaires il ne peut rien se trouver qui soit opposé à la foi, aux bonnes mœurs ou qui puisse agir au détriment de l’Église ou au préjudice [« damnum »] des fidèles.
« Que l’Église soit infaillible dans sa discipline s’ensuit de sa mission même. La mission de l’Église est de conserver intègre la foi et de mener les peuples au salut en les apprenant à observer tout ce que le Christ a ordonné. Mais si en matière disciplinaire elle pouvait stipuler, imposer ou tolérer ce qui est contraire à la foi ou aux mœurs, ou ce qui tournerait au détriment de l’Église ou au préjudice des peuples, l’Église pourrait dévier de sa mission divine, ce qui est impossible.
« Ceci est insinué par le Concile de Trente, Sess. XXII, can. 7 : « Si quelqu’un dit que les cérémonies, les ornements et les signes externes que l’Église catholique emploie dans la célébration des messes sont des stimulants plutôt d’impiété que des secours de la piété, qu’il soit anathème. » Et par Pie VI dans la constitution Auctorem Fidei, concernant la 78e proposition de Pistoie : « Comme si l’Église, qui est gouvernée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et plus lourde que la liberté chrétienne ne peut tolérer, mais qui serait en plus dangereuse, nocive, propre à induire en superstition ou en matérialisme. » - proposition qu’il a condamnée comme « fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensive aux oreilles pies, etc. »
R.P. Herrmann C.SS.R. Institutiones Theologicae Dogmaticae, Vol. I, N° 258.
Au passage, je n'ai absolument pas dit que je m'opposais à ce qu'exposait le Chanoine Boulenger. J'ai simplement affirmé la chose suivante : cErtAin attribue à Boulenger une restriction qui n'est pas de son fait.
- Dans sa discipline et dans ses rites, l'Eglise est infaillible non seulement dans ce qu'elle ordonne, mais également dans ce qu'elle autorise et permet (cf. Grégoire XVI).
- Ce n'est pas parce que le Chanoine Boulenger ne parle que de ce que l'Eglise ordonne qu'il entend ce faisant exclure ce que l'Eglise autorise et permet en ces matières.
- Quand bien même Boulenger voudrait être restrictif (ce qui n'est nullement prouvé, bien que tel soit le rêve de cErtAin), il est clair qu'il faudrait alors lui préférer Grégoire XVI.
Je laisse le tEnAncier bien connu, le GErArd de Sède de la tradition, à son poussif feuilleton de l'été : les "guérardiens" sont parmi nous...
N.M.