Bonjour,
Excusez-moi, mais parler "d'abrogation du NOM" est de la fiction pure, est quelque chose qui est totalement impensable. Pourquoi ? Car c'est ignorer l'histoire des idées et même l'histoire tout court qui a conduit à la réforme liturgique de 69. C'est ignorer la finalité de cette réforme, ou plutôt de cette mise à la réforme. Cette ignorance, universellement répandue, est le fruit d’une désinformation massive et d’une argumentation captieuse continues et intelligemment conduites depuis des décennies. Vous trouverez une excellente synthèse de la question dans « L’Eglise occupée » de Jacques Ploncard d’Assac (Ed. Chiré). Ce livre est malheureusement épuisé, mais on peut encore le trouver ici ou là. Si vous ne le trouvez pas, renseignez-vous, il y a bien d’autres références.
La solution au problème que vous posez, c’est-à-dire l’acceptation par les fidèles de la messe de spV, nécessite la compréhension en profondeur de la situation et passe donc par la dé-désinformation du public en matière historico-politico-religieuse. Sachez que la Révolution de 1789 était (et est encore, car elle continue) essentiellement une guerre de religion. Inutile de vous dire que la tâche est d’importance et que les tentatives en ce sens – il y en a, plus ou moins adroites, mais il y en a – se heurtent à une résistance farouche qui s’étend très au-delà de des novateurs de l’Eglise, même si elle les englobe.
Attendez-vous donc plutôt à une aggravation de la situation, même si des replis stratégiques ne sont pas à exclure.
Amicalement
LS