| Auteur : Athanasios D. |
| Sujet : Quelques documents pontificaux... |
| Date : 2003-04-29 21:54:27 |
Quelques documents pontificaux. (traduction approximative par mes soins et donc perfectible - NdA)
[Dossier ajouté par Abbé Berger à sa circulaire (que vous pouvez lire en cliquant ICI - NdA), pour appuyer ses conclusions.]
Sur l'infaillibilité du pape
Pie IX, Constitution Apostolique ?Pastor Aeternus? (18 juillet 1870): ?Leur doctrine apostolique a été reçue par tous les Pères vénérés, révérée et suivie par les saints docteurs orthodoxes. Ils savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères " [Lc 22, 32].?
Juge suprême
Pie IX ?Pastor Aeternus?: ?Parce que le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l'Église, nous enseignons et déclarons encore qu'il est le juge suprême des fidèles et que, dans toutes les causes qui touchent à la juridiction ecclésiastique, on peut faire recours à son jugement. Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions.?
Ampleur de l'obéissance au pape
Pie IX ?Pastor Aeternus?: ?Nous enseignons et déclarons que l'Église romaine possède sur toutes les autres, par disposition du Seigneur, une primauté de pouvoir ordinaire, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, vraiment épiscopal, est immédiat. Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les moeurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier. Ainsi, en gardant l'unit de communion et de profession de foi avec le Pontife romain, l'Église est un seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s'écarter sans danger pour sa foi et son salut.?
La soumission est nécessaire pour le salut
Pie XII à l'archevêque de Boston: ?Ceux qui s'exposent au grave danger de s'opposer à l'Eglise doivent sérieusement réfléchir qu'une fois que "Rome a parlé", ils ne peuvent pas le négliger même pour des raisons de bonne foi. Leur lien avec l'église et leur devoir d'obéissance sont certainement plus stricts qu'ils le sont pour ceux qui adhèrent à l'Eglise "seulement par un desir inconscient". Ils devraient comprendre qu'ils sont des enfants de l'Eglise, affectueusement nourris par le lait de la doctrine et des sacrements, et par conséquent, ayant entendu la voix de leur Mère, ils ne peuvent être excusés d'ignorance coupable. Ils devraient donc comprendre que le principe suivant s'applique à eux sans restriction : "La soumission à l'Eglise catholique et au Souverain Pontife est nécessaire pour le salut.?
Communion avec Rome ? Schisme ? Déclaration injuste d'excommunication
Pie IX, ?Quartus supra? (6 janvier, 1873): ?L'Eglise catholique a toujours considéré comme schismatique ceux qui résistent obstinément à ses prélats légitimes, et particulièrement le Pasteur suprême, refusant d'observer leurs ordres et de reconnaître même leur autorité. Cela est aussi contraire à la constitution divine de l'Eglise qu'à la Tradition perpétuelle et constante, pour quiconque prouve la catholicité de sa foi et s'appelant vraiment catholique quand il faillit dans l'obéissance au Siège Apostolique... lui qui abandonne la Chaire de Pierre, sur laquelle l'Eglise est fondée, se persuadant faussement qu'il est dans l'Eglise, puisque celui qui érige une chaire contre la Chaire de Pierre est déjà un pécheur et un schismatique.
Toutes ces déclarations sont si importantes que la conclusion doit être que quiconque a été déclaré schismatique par le Pontife Romain doit complètement cesser d'usurper le nom du catholique aussi longtemps qu'il ne reconnaît pas et révère expressément sa pleine autorité.
Mais comme les néo-schismatiques n'en retirent aucun avantage... ils s'excusent en disant que la sentence du schisme et de l'excommunication contre eux... était injuste et, par conséquent, invalide. Ils sont même allés jusqu'à dire qu'ils ne pouvaient pas se soumettre à la sentence par crainte que les fidèles, privé de leur ministère, n'embrassent la cause des hérétiques. Mais ce sont des arguments d'un nouveau genre, totalement inédit et inconnu des Pères de l'église.?
Pie IX. ?Quae in Patriarchatu? (1 septembre 1876): ?Quel est l'intérêt de reconnaître avec insistance le dogme de la suprématie de Pierre et de ses successeurs ? Quel est l'intérêt des déclarations répétées de la foi catholique et de l'obéissance au Siège Apostolique, quand ces belles paroles correspondent aux actes ? La rébellion n'est-elle pas rendue plus inexcusable par le fait de reconnaître l'obéissance comme un devoir ? Est-ce qu'en outre, l'autorité du Saint-Siège ne s'étend-elle pas aux mesures qu'elle a dû prendre en les sanctionnant ? Ou est-ce suffisant d'être dans la communion de la foi avec ce Siège, sans soumission et obéissance - quelque chose qui ne peut pas être maintenu sans attaquer la foi catholique ?... Il est question de reconnaître l'autorité du Saint-Siège, non seulement en ce qui concerne la foi, mais même en ce qui concerne la discipline. Celui qui nie ceci est hérétique ; celui qui reconnait ceci et refuse obstinément d'obéir est digne de l'anathème. Laissez ceux, donc, qui se sont écartés de la voie droite, en envisageant les choses différemment, empressez-vous de retourner à la bonne voie. La foi sans la charité est inutile.?
La foi ne se sert de rien sans la charité
Léon XIII, Eximia nos Laetitia, à l'évêque de Poitiers, (July 19, 1893): ?Ces hommes... séparés de la communion la plus sainte du monde catholique. Laissez-les ne pas compter sur l'honnêteté de leurs moeurs, ni sur leur fidélité à discipliner, ni sur leur ardeur à maintenir la doctrine et la stabilité de la religion - saint Paul n'a-t-il pas dit que tout ceci compte pour rien sans la charité ?... Ne soyez pas trompé, mes frères ; si quelqu'un suit les auteurs du schisme, il n'est pas un héritier du royaume de Dieu.
Pour cette même raison, ils ne peuvent promettre aucune des grâces et des fruits du sacrifice perpétuel et des sacrements une fois administrés avec sacrilège, quoique valide et conservant d'une manière quelconque la forme et l'aspect de la piété, comme saint Paul indique (2 Tim 3:5) et desquels Saint Augustin parle longuement (Serm 71 sur Mat 32) : "Une branche peut avoir la forme extérieure du sarment sans appartenir réellement à la vigne; peut-elle puiser ailleurs que sur le cep la sève intérieure que communique la racine? Ainsi peut-on voir dans les Sacrements visibles qu'emportent avec soi et que célèbrent ceux mêmes qui sont séparés du corps de Jésus-Christ, le signe extérieur de la piété chrétienne; mais il est aussi impossible à ces hommes d'avoir en eux la vertu intérieure et spirituelle de la religion, qu'à un membre séparé du corps de demeurer sensible." Mais depuis qu'ils n'ont même plus un seul prêtre qui adhère à leurs (tenets), ils ne peuvent pas même se vanter de cet aspect de piété. Ils n'ont plus les sacrements, excepté le baptême, qu'ils confèrent, ainsi qu'il est dit, sans cérémonies sur des enfants ; un baptême fructueux pour ces derniers, à condition qu'une fois que l'âge de raison est atteint ils n'embrassent pas le schisme ; mais mortel pour ceux qui l'administrent, qui en le conférant agissent obstinément dans le schisme.
Légitimité de l'Episcopat
Leo XIII, Etsi multa: Les tous premiers éléments de la doctrine catholique enseignent que personne ne peut être considéré comme évêque légitime si il n'est pas uni par la communion de la foi et de la charité à la Pierre sur laquelle l'Eglise du Christ est construite, s'il n'adhère pas au Pasteur Suprême à qui sont confiés toutes le brebis... quiconque se sépare lui-même de ce Siège devient à un étranger à la religion chrétienne, puisqu'il cesse de faire partie de sa structure.
D'autres considérations sur l'autorité
St Léon le Grand (2ème sermon de l'anniversaire de son élection au souverain pontificat) : En mon humble personne, c'est Pierre qui est considéré, c'est Pierre qui est honoré, Pierre en qui continue la solicitude de tous les pasteurs, du soin de tous les agneaux qui leur sont confiés, et à qui la dignité ne manque pas, même dans le cas d'un successeur indigne.
Léon XIII, Est sane molestum: Si par hasard il y a dans les rangs de l'episcopat un évêque pas suffisamment conscient de sa dignité et apparament infidèle à un de ses engagements sacrés, malgré ceci il ne perdrait rien de sa puissance, et, à condition qu'il soit resté dans la communion avec le Pontife Romain, il ne serait certainement pas permis à quiconque de relacher en aucun détail le respect et l'obéissance qui sont dus à son autorité. D'autre part, contrôler les actions d'un évêque, pour les critiquer, n'appartient pas aux catholiques pris individuellement, mais concerne seulement ceux qui, dans la hiérarchie sacrée, ont une pouvoir supérieure ; par dessus tout, il concerne le Pontife Suprême, parce que c'est à lui que le Christ a confié le soin de paître non seulement tous les agneaux, mais même les brebis. Dans le même temps, quand les fidèles ont une cause grave à plaider, il leur est permis de confier le problème dans son ensemble au Pontief Romain, si en cela, restant sauve la prudence et la modération conseillée par souci pour le bien commun, elles ne donnent pas vent aux tollés et aux récriminations qui contribuent plutôt à l'apparition des divisions et du malaise, ou les augmentent certainement. |
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