Lisu sur le site de la Fraternié St-Pierre de Perpignan-Narbonne :
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Kephas: Une nouvelle revue ?
" Une de plus " ? Non. L’idée de " quelque chose d’autre " bourgeonnait depuis quelques mois. Elle a fait son chemin à travers dialogues et rencontres ; elle est devenue un projet précis, a pris une forme, un esprit qui se veut résolument différent, un nom enfin : Kephas.
L’Eglise et le monde sont à la croisée des chemins. L’inquiétude grandit dans nos sociétés déchristianisées. La " culture de mort ", propagée médiatiquement, engendre la violence et plonge les uns dans la frénésie hédoniste, les autres dans la détresse. Le syncrétisme religieux, le spiritualisme à bon marché, l’ésotérisme et les religions orientales sont les valeurs refuge. L’Eglise est elle-même sujette à une perte de la confiance, voire à un esprit partisan, où les structures, les casiers, les écoles prennent le pas sur les hommes… et éventuellement sur le Christ à l’œuvre dans son Corps mystique.
Les idéologies ont fait leur temps. De plus en plus nombreux sont ceux qui attendent de l’Epouse du Christ une parole forte et joyeuse, un visage lavé des étroitesses et des rancoeurs, et qui ont entendu l’injonction du pape Jean-Paul II : Duc in altum " Avance au large ! " Or, gagner le large, ce n’est pas rejeter le monde, ni s’enfermer dans un ghetto, c’est élargir ses idées, approfondir sa foi, sa culture. L’esprit d’Eglise permet seul ce que l’esprit de parti rend impossible. Loin des magistères médiatiques, il trouve sa liberté dans le rayonnement continu de la Chaire de Pierre, depuis les promesses du Christ jusqu’au pape actuel et au collège des évêques qui lui sont unis. Sa règle est ancienne : " In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas " ; l’unité en tout ce qui est nécessaire, la liberté en cas de doute, la charité toujours. Sa perspective universelle : " Toute vérité, dite par qui que ce soit, vient de l'Esprit Saint. " (saint Thomas d’Aquin). Sa conviction inébranlable : " la victoire sur le monde, c’est notre foi. " (1 Jn 5, 4) Tel est l’esprit qui préside à Kephas.
Ce n’est pas une revue spécialisée, de type universitaire, même si des universitaires y participent effectivement, ni une revue de vulgarisation, même si elle se veut accessible à tous. Menée par une équipe de prêtres et de laïcs d’horizons divers, Kephas est une œuvre d’amitié au service de l’Eglise et des âmes, des personnes et des communautés, pour tous ceux qui cherchent à approfondir leur foi, ou à la redécouvrir, vivante, exigeante, surprenante. La revue se veut surtout enthousiaste, il lui arrivera d’être impertinente… mais toujours avec le sourire de ceux qui croient au primat de la grâce, et à la promesse du Christ : " Votre joie, nul ne pourra vous la ravir. " (Jn 16, 22)
Dans Kephas :
-l’éclairage du Magistère sur les grandes questions actuelles (ministère de Pierre, oecuménisme, bioéthique, mondialisation, éthique et économie, doctrine sociale, éducation et formation, etc…)
- des articles d’approfondissement (spiritualité, théologie, liturgie, philosophie, histoire…)
- un exercice critique, avec large place à l’admiration… et à la satire. " Eprouvez tout, dit l’Apôtre, gardez ce qui est bon ! " En profondeur, le champ culturel aussi s’éclaire de la lumière évangélique.
- un regard sur notre temps, au travers de chro-niques régulières (Rome, Jéru-salem, " la télé sans écran" ), de rencontres avec des personnalités éminentes (scientifiques, écrivains, artistes) ou de simples amoureux de leur profession (artisanat, médecine, travaux de la terre, etc), et parfois la redécouverte de grands textes…
- un aspect pratique, qui tient compte de l’ignorance souvent constatée aujour-d’hui : abécédaire pour préci-ser le sens de quelques mots, renseignements concrets sur certains aspects de la vie chrétienne, recensions de livres ou de films, brèves, et une boîte aux lettres, sorte de lien entre ceux qui font Kephas, lecteurs et rédacteurs, où peuvent être déposés des avis ou des questions sur un point donné.