Je suis vivement intéressé par la conférence dont j'aimerais avoir le texte. En effet, à ma connaissance, le rite de la messe de cette époque est assez différent de la messe de 1570 : pas de prières au bas de l'autel, pas de prières d'offertoire (celui-ci se fait en silence), pas de prières avant la communion pour le prêtre, pas de Dernier Evangile et, peut être, Consécration chantée dans le style de la Préface. En revanche, le Canon romain existe dans une forme quasi-identique à celle du missel de Pie V et, comme son nom l'indique, il est unique.
Alors, bien sûr, j'adhère à la thèse du Cardinal RATZINGER et j'estime que les développements ultérieurs que je viens de citer sont des éléments inspirés à l'Eglise par le Saint-Esprit pour donner au rite sa clareté, sa beauté, son expressivité.
Par ailleurs, je crois que la permanence, la fixité et le caractère exclusif du Canon sont des éléments extrêmement importants de la liturgie romaine qu'on a détruit inutilement et dangereusement.
Mais il n'en reste pas moins que la messe du 7ème siècle peut facilement passer aux yeux de certains pour proche, par certains aspects, du NOM
d'autant que la messe papale à SAINT-PIERRE était chantée sur un autel versus populum, ce qui n'était pas le cas dans les autres églises.
Pour défendre le rite traditionnel, nous devons donc insister sur l'intérêt des apports ultérieurs, dont certains ont d'ailleurs été conservés maladroitement dans le NOM : Confiteor, Présentation des Dons en guise d'Offertoire, prière de communion... Les BUGNINI et autres n'ont pas osé supprimer tout rite d'introduction, "restaurer" l'Offrande silencieuse, etc..., quoique l'avant-projet de 1967 allait dans ce sens !!! Il faut montrer que les prières et la gestuelle (signes de croix, inclination, baiser à l'autel) médiévales ont enrichi un rituel initial dont on doit retenir qu'il comportait déjà la prière essentielle, la Règle, le Canon romain ainsi que les pièces du Propre et du Kyriale, pièces en partie tombées en désuétude du fait de l'usage du vernaculaire dans le NOM.