Nemo qui a une vie professionnelle comme beaucoup est sur une gestion de crise donc peu disponible.
Je ne sais pas pourquoi je défendrais a priori un écrit qui s'oppose à tous les commentaires de liturgie connus sur ce point.
Déjà il y a une confusion entre calice, patène d'une part et ostensoir et ciboire d'autre part. Il est correctement indiqué que les premiers sont consacrés et les seconds bénis. L'interdiction faite aux non clercs de toucher les vases sacrés vides ne s'applique pas aux quatre mais seulement aux deux premiers.
En ce qui me concerne, j'ai reçu l'autorisation de toucher les vases sacrés de Monsieur Calle, cérémoniaire de l'archevêque de Paris, qui a participé du reste à la rédaction de l'ouvrage de Monsieur Lesage. Si on m'a donné avec une certaine solennité cette autorisation de les toucher, en tant que grand clerc, ça signifie d'une part que les petits clercs ne l'avaient pas et qu'elle n'était pas de facto pour les grands clercs.
Les livres sont tellement unanimes sur ce sujet qu'une opinion contraire à tous les écrits liturgiques et à l'usage des grandes églises devrait pour le moins être mieux référencée. Si c'était vrai, ça se saurait :-)
Le texte du site de Saint-Eugène est destiné sans doute à des débutants, obéit à une louable intention pédagogique, mais mériterait une relecture critique,et n'a bien entendu aucune valeur de référence et est discutable au sens positif du terme.
Enfin pour le rite de Paul VI, la consécration des vases sacrés n'étant même plus obligatoire, on ne comprend pas pourquoi cette règle subsisterait dans ce rite qui a fait disparaître, c'est flagrant et factuel dans ce cas comme dans tant d'autres, une grande partie du sacré. |